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Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

Accueil > Actualités > Opinions • • vendredi 19 février 2021 à 23h30min
Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

A l’occasion du 35e anniversaire de la disparition de Cheikh Anta DIOP, ce 7 février 2021, Mamadou Diallo, fonctionnaire en retraite, a voulu partager avec les lecteurs de Lefaso.net, une sorte d’Afrotopia (au sens de Felwine SARR) prospective, concrète et prescriptive qui aura pour ambition de conduire en l’espace de 2 à 3 générations et il espère, sans violence destructrice à une Renaissance africaine.

Cette utopie concrète fait écho aux propos mêmes de Cheikh Anta DIOP dans l’introduction de son œuvre éditée en 1981 à Présence Africaine « Civilisation ou Barbarie » : ‘’l’Africain qui nous aura compris est celui-là qui, après la lecture des nos ouvrages, aura senti naître en lui un autre homme, animé d’une conscience historique, un vrai créateur, un Prométhée porteur d’une nouvelle civilisation et parfaitement conscient de ce que la terre entière doit à son génie ancestral dans tous les domaines de la science, de la culture et de la religion.

Aujourd’hui, chaque peuple, armé de son identité culturelle retrouvée ou renforcée, arrive au seuil de l’ère post-industrielle. Un optimisme africain atavique, mais vigilant, nous incline à souhaiter que toutes nations se donnent la main pour bâtir la civilisation planétaire au lieu de sombrer dans la barbarie. ‘’

J’en ai personnellement fait l’expérience en une certaine manière !
Ainsi, en ce qui me concerne, la fin de l’insouciance de jeunesse est intervenue avec un engagement dans le mouvement étudiant et le mouvement communiste qui ont alimenté une expérience administrative palpitante que j’ai cependant dû interrompre en août 2000 à mon corps défendant ; ce qui m’a conduit à approfondir une certaine rupture idéologique amorcée plus tôt et à m’engager dans l’action citoyenne professionnelle à la base.

Tout ce processus de maturation intellectuelle et d’enracinement moins élitiste dans la société, m’a conduit à la porte d’une interrogation essentielle : la Renaissance africaine au regard de l’échec des indépendances, des révolutions messianiques, des luttes et insurrections populaires ; in fine de l’échec de l’État-Nation en Afrique.
La lecture de « Nations nègres et culture » de Cheikh Anta DIOP a fini d’organiser ma rupture idéologique d’avec le mouvement communiste marxiste : elle a fait naître en moi un autre homme sans prétention prométhéenne, et m’a permis d’accéder à la conscience qu’il ne faille plus déléguer aux élites africaines occidentalisées, la charge de mettre en chantier et en selle une « nation nègre » fière, puissante et souveraine comme c’est d’ordinaire la vision ; une telle tâche incombe avant tout à une jeunesse africaine nourrie aux humanités négro-africaines fondements de la nouvelle civilisation dont Cheikh Anta DIOP a posé le cadre, indiqué les jalons de développement pour peu nous soyons attentifs à ce que nous disent nos sociétés villageoises contemporaines et leurs prolongements dans nos agglomérations urbaines (les couches populaires urbaines) à travers leurs propres modèles culturels, politiques, sociaux et économiques.

Force est de reconnaître que depuis la disparition brutale le 7 février 1986 de l’IMMENSE Cheikh Anta Diop, à une époque charnière de notre histoire (Ajustement structurel et Démocratisation), l’Afrique intellectuelle, politique et culturelle est à la peine dans la construction d’un Etat Fédéral d’Afrique Noire dont il avait dessiné les fondements matériels, culturels et intellectuels déjà à l’orée du projet de sud-américanisation de l’Afrique par l’Occident- comme il disait et dont il prévenait l’élite africaine- alors qu’il était lui-même engagé de manière profonde dans le mouvement national de libération général de l’Afrique au travers du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

Aujourd’hui, que nos États dans leurs frontières sont de fait, que l’Union Africaine existe, que les Communautés économiques régionales se construisent, qu’une masse critique d’universitaires, d’intellectuels et d’érudits africains est constituée, on peut se poser la question de pourquoi l’œuvre de Cheikh Anta DIOP n’est-elle pas encore, en Afrique subsaharienne, à la base du projet d’autonomie intellectuelle et culturelle dans tous les domaines. Cela est d’autant plus problématique que le caractère scientifique opératoire de l’œuvre de Cheikh Anta DIOP est incontestable car étant, comme dirait Théophile OBENGA « au faîte des évènements où s’élaborent les connaissances dans l’exactitude des principes méthodologiques, la pertinence aiguë des analyses, et l’ampleur culturelle des interprétations ».

Je postule que, si cette œuvre a eu un tel effet sur moi quand j’avais la cinquantaine bien sonnée et sur bien qu’autres de ma génération, alors, pour la jeunesse, elle sera le ferment d’une véritable révolution culturelle qui articulera la Renaissance Africaine en une « nation nègre », fière, puissante et souveraine.

Je postule aussi que nos élites gouvernantes et nos élites intellectuelles, économiques, sociales et culturelles comportent bien-sûr des complices du projet d’occidentalisation de l’Afrique- ceux qui ont ostracisé l’œuvre de Cheikh Anta DIOP et ceux qui considèrent la civilisation occidentale comme la Fin de l’Histoire - et c’est sans doute les plus nombreux, mais que parmi elles, il n’y a en aussi certainement, qui sont animées d’une volonté panafricaine sincère.

Mon utopie concrète pourrait s’articuler dans le portage africain du projet d’enseignement de l’œuvre de Cheikh Anta DIOP à l’école primaire, au secondaire, à l’université et du projet de transformation de l’Institut des Peuples Noirs (IPN) crée 1990 au Burkina Faso sous l’impulsion de Thomas Sankara avant son assassinat, en un véritable Institut des Humanités Négro-africaines.

Ces projets n’ont besoin de l’autorisation de personne ; ces projets n’attendent pas de financement de l’extérieur. Ils sont seulement tributaires du courage de celles de nos élites gouvernantes, intellectuelles, économiques, culturels et sociales acquises à la cause de la Renaissance Africaine.

Quelles pourraient en être les modalités ?

Le projet d’enseignement de l’œuvre de Cheikh Anta DIOP.
Une première initiative a été engagée en 2014 par deux jeunes sénégalais Khadim Ndiaye et Lamine Niang ; ils ont pour ce faire, lancé une pétition en ligne pour l’introduction de la pensée de Cheikh Anta DIOP dans les programmes scolaires qui sera au final adressée au ministère de l’éducation de leur pays. Cette initiative a été accompagnée par différentes activités dont la mise en œuvre par un collectif, à l’occasion du 29è anniversaire de la disparition de Cheikh Anta DIOP, d’une caravane de plaidoyer qui a sillonné une partie du Sénégal. Ce collectif était composé d’un groupe d’expatriés (vivant principalement au Canada), d’enseignants, de chercheurs et de professionnels (Soleil du 09/02/2015).

En écho sans doute à un tel plaidoyer, le ministère de l’Education nationale du Sénégal, selon l’Agence de Presse Sénégalaise (10/08/2016), a pris en charge une telle problématique afin de « travailler sur une méthodologie d’insertion de la pensée et l’œuvre de Cheikh Anta Diop dans le curricula unifié ».

Cette dynamique pourrait ainsi fédérer d’autres États et diverses élites volontaires : ce qui ne manquera pas, sur la base de l’état des lieux de la mise en œuvre de telles initiatives, d’approfondir la démarche et les modalités de son extension. On pourrait imaginer que l’Université Cheikh Anta DIOP (pour bien porter son non) et/ou quelques autres universités, imminents intellectuels, universitaires et mécènes africains en prennent l’initiative.

L’Institut des Humanités Négro-africaines
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Sans nul doute, le processus de création de l’IPN (Institut des Peuples noirs), son rendu institutionnel et organisationnel, ses modalités effectives d’animation et de financement, et enfin sa situation actuelle de non fonctionnalité, traduisent in fine l’ambivalence de l’élite africaine dont j’ai déjà fait état.

Il n’est pas sûr que le nouvel élan que le gouvernement du Burkina Faso, à travers la décision du conseil des ministres du 6 août 2020 de mettre en place un secrétariat technique pour la relance de l’IPN, ne conduise en l’état actuel du concept et de sa stratégie opérationnelle au même résultat.

Le panafricanisme ne doit pas être un slogan destiné à flatter la psyché de l’homme noir afin d’apaiser son existence dans un monde qui l’a tant chosifié, animalisé, infantilisé, et qui travaille à la marginalisation de l’Afrique dans la politique mondiale chaque jour que bon Dieu fait, de manière ouverte, continue et soutenue.

Il nous faut résolument tourner le dos à cette perspective et embrasser, sans complexe et sans délai, la mise en chantier d’une « nation nègre » fière, puissante et souveraine ; la focalisation sur la dynamique de reconstruction et de développement des humanités négro-africaines en est une des conditions en interaction forte avec le projet d’enseignement de la pensée de Cheikh Anta DIOP.

Dans cette optique, le projet de transformation de l’IPN doit avoir un caractère scientifique opératoire en prenant en charge les perspectives tracées par Cheikh Anta DIOP notamment quand il indique : « Aujourd’hui encore, de tous les peuples de la terre, le Nègre d’Afrique noire, seul, peut démontrer de façon exhaustive, l’identité d’essence de sa culture avec celle de l’Égypte pharaonique, a telle enseigne que les deux cultures peuvent servir de systèmes de références réciproques. Il est le seul, à pouvoir se reconnaître encore de façon indubitable dans l’univers culturel égyptien ; il s’y sent chez lui ; il n’y est point dépaysé comme le serait tout autre homme, qu’il soit indo-européen ou sémite…

Les études africaines ne sortiront du cercle vicieux où elles se meuvent, pour retrouver tout leur sens et toute leur fécondité, qu’en s’orientant vers le Nil.

Réciproquement, l’égyptologie ne sortira de sa sclérose séculaire, de l’hermétisme des textes, que du jour où elle aura le courage de faire exploser la vanne qui l’isole ; doctrinalement, de la source vivifiante que constitue pour elle, le monde nègre ».
On pourrait imaginer que le processus de transformation l’IPN dans cette perspective soit porté par un consortium d’universités associant la revue ANKH et/ou quelques imminents intellectuels, universitaires et mécènes africains qui en prendraient l’initiative.

En imaginant qu’une partie de l’Afrique aura porté sur les fonds baptismaux ces deux projets qui auront produit de manière significative les effets attendus, on peut esquisser le visage de la « nation nègre » fière, puissante et souveraine à l’horizon 2050.
Elle sera à l’image de Cheikh Anta DIOP : une Afrique solidement ancrée sur son unité culturelle dans la diversité de ses expressions, un Prométhée armé de science jusqu’aux dents, une force lucide et tranquille, un État Fédéral en devenir qui assure de manière indépendante les besoins essentiels y compris de sécurité et de défense de son peuple, qui participe de manière active à la politique mondiale en ayant un leadership incontesté dans l’édification d’une nouvelle civilisation planétaire qui détournera l’humanité de la barbarie de la globalisation et des luttes hégémoniques qu’elle alimente.

Comment cela adviendra-t-il ? Autrement dit quel en sera le chemin ?
Ceux qui ont regardé le Film Black Panther de Ryan Coogler pourrait reconnaître ‘’le WAKANDA’’ dans le visage ainsi esquissé.

Cette œuvre fictionnelle d’une « nation nègre » debout comme dit Achille Mbembé, a été imaginée par Ryan Coogler ; un jeune Afro-américain ayant certainement étudié l’histoire des afro-descendants aux États-Unis d’Amérique, qui a sans doute été nourri de la pensée de Cheikh Anta DIOP et de panafricanisme et qui vit encore ce qui se passe tous les jours aux USA à l’égard des noirs.

L’acteur principal, Chadwick Boseman lui aussi jeune afro-américain éduqué et nourri sans doute aux mêmes sources, a lui consenti tant de sacrifices pour être à la hauteur de son rôle et tout particulièrement celui d’endurer en silence un cancer pendant tout le tournage du film sans qu’aucun des membres de l’équipe ne le sache. Il en est décédé le 28 août 2020 à l’âge de 43 ans. Un témoignage puissant d’espoir pour l’Afrique qu’il laisse à la postérité.

Alors, je postule qu’une bonne centaine de million de jeunes d’Afrique Noire, répartis dans une dizaine d’États, nourris de la pensée de Cheikh Anta DIOP et des Humanités Négro-africaines fruits des études africaines rénovées dont il a fait état, sont à même d’articuler et de mettre en chantier un modèle politique, économique, social d’une « nation nègre » fière, puissante et souveraine d’ici 2050.

Les jeunes nourris à cette paradigmatique, seront doute humbles mais fiers, armés de la conscience historique africaine, armés de science dans tous les domaines, attachés à vivre et à lutter sur place en Afrique et d’y concrétiser notre rêve à tous d’un Etat Fédéral d’Afrique Noire, puissant et souverain.

Le chemin suivi sera à cet horizon, que les gouvernants, les adultes, les personnes du 3ème âge, dans toutes les sphères de la vie auront été nourris à la paradigmatique de l’Égypte Nègre en tant que concept scientifique opératoire et aux humanités négro-africaines reconstruites et développées.

Cela aura été possible car la génération d’avant les y aura préparés d’autant qu’elle aussi, a pu se nourrir des efforts et sacrifices consentis au cours de la décennie à venir, par des élites gouvernantes, intellectuelles, économiques, culturels et sociales acquises à la cause de la Renaissance Africaine afin de bâtir une telle paradigmatique.
Telle se présente l’urgence à prendre en charge.

J’imagine bien que tout cela est ‘’vite dit, mais pas vite fait’’ ; loin s’en faut ! C’est en cela qu’il s’agit d’une Utopie.

En concluant ainsi mon propos, je voudrais signifier que les obstacles et menaces seront sans doute conséquents au cours d’un tel cheminement ; je garde cependant l’espoir que quelques-uns des acteurs auxquels j’ai lancé cet appel donneront enfin une chance à l’Afrique.

DIALLO Mamadou
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Vos commentaires

  • Le 19 février à 16:33, par Lam En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Très belle idée, je vais vous contacter pour des échanges.

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  • Le 19 février à 19:21, par Sacksida En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Si depuis 30 ans l’Union Africaine avait eu le courage et surtout l’audace de mettre en pratique les idees de Kwame Nkruma, Cheik Anta Diop, Thomas Sankara, Theophile Obenga, Joseph Ki Zerbo et bien d’autres panafricanistes, l’Afrique serait tres loin en matiere de Developpement economique, social et culturel. Mais nos dirigeants ont prefere etre des relais locaux de l’imperialisme et du neocolonialisme en jouant les salamalecs avec nos oppresseurs et beneficiants des subsides au detriment des peuples africains. Seule la lutte organisee continue et farouche pourrait un jour renverser la tendance au benefice et dans l’interet de nos peuples. Salut.

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  • Le 19 février à 19:48, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Cela fait plaisir de voir que l’âge n’a pas altéré votre capacité à être émerveillé et à rêver.

    Merci pour cette utopie que nous appelons de nos vœux. Les institutions, que ce soit l’institut des peuples noirs ou un autre, ne valent que ce que les hommes lui insufflent comme foi et comme impulsion. Prions que votre appel suscite l’émulation de plusieurs.hommes de bonne volonté.

    Un bémol toutefois, ou plutôt une précision : Si Ryan Coogler, jeune réalisateur Afro-américain a bien réalisé le film "Black Panther" en 2018, le personnage original de la "Panthère Noire" et son pays, le "Wakanda", datent d’une bande dessinée américaine débutée en 1966 !

    Et paradoxalement, ils sont tous deux nés de l’imagination d’un scénariste et d’un dessinateurs blancs, Stan Lee et Jack Kirby ! Dans l’Amérique raciste et ségrégationniste de ces années là, c’est assez remarquable pour être noté.

    Mais bien évidement, Ryan Coogler a apporté sa touche pour donner vie et identité à ce pays qui a donné envie aux petits noirs Américains d’être Africains.

    Cordialement... ou plutôt "Wakanda Pour Toujours !"

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  • Le 20 février à 10:16, par SOME En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Voila un ecrit par ce qu’on appelle un intellectuel : M Diallo est le prototype du vrai intellectuel, n’en deplaise a tous ces ronflonflon de Docteur, Doctor, PhD et tout ce qu’on veut qui sont le malheur de l’afrique. Ceux là souffrent de la diplomite comme on les appelait au temps de la revolution. La diplomite est la maladie des diplomes creux qui ne servent a rien sinon a exploiter leur peuple. Voyons saujourd’hui dans notre burkia...

    Et cela ne surprendra point du tout qu’il y a bien peu de gens qui vont se precipiter pour faire un commentaire ! Si ce forum atteit les 25 interventions ce sera dejaun succes. C’est dire ! Ainsi est fait l’africain : il rejette ce qui est l’essence essentielle pour se divertir dans les leurres.

    Cheikh anta diop, voila le seul vrai intellectuel digne de l’afrique. Tous ces Senghor, Ki zerbo (oui ki zerbo ! je choquerai certains) etc ne sont que des marionnettes fabriqués pour tuer l’afrique. Je suis particulierement remonté contre Ki zerbo qui n’a pas eu le courage de prendre position mais a choisi de se mettre au service de l’europeen contre l’afrique, malgré son semblant.

    « …l’Africain qui nous aura compris est celui-là qui, après la lecture des nos ouvrages, aura senti naître en lui un autre homme, animé d’une conscience historique, un vrai créateur, un Prométhée porteur d’une nouvelle civilisation et parfaitement conscient de ce que la terre entière doit à son génie ancestral dans tous les domaines de la science, de la culture et de la religion. »
    Ki zerbo pouvait-il pretendre ne pas connaitre C A Diop ? Qu’a-t-il fait ? On sait pourquoi.

    Oui on a fait la promotion d’un Senghor qui a pourtant volé les idees de Cesaire et Gontran Damas pour s’en prevaloir.
    Pourquoi Diop était inconnu dans les universites africaines ? Qui connaissait Diop dans le milieu universitaire a Ouaga avant les annees 80 ? Pourquoi faille-t-il introduire ces idees de Diop a la suite de petitions ? Aux intellectuels africains (les vrais) d’IMPOSER cela, a eux d’imposer la nourriture intellectuelle aux tetes africaines. Je suis le premier a ne pas le faire ! c’est dire la tache !

    Les solutions que tu preconises sont tres pertinentes. Ne comptons surtout pas sur les politiques, (sans les eliminer totalement). A l’exception d’un Thomas sankara qu’ont-ils fait ? mais on a vu ce qui est advenu de l’institut des peuples noirs. Oui pour moi seule une coalition de vrais intellectuels et mecenes africains pourront faire faire la difference. Le politique se ralliera quand il verra que ca marche. Emparons nous de l’IPN et rendons le fonctionnel, et efficace et reel. Je conclus avec toi que la balle est definitivement dans notre camp, nous les africains intellectuels vrais : a nous d’agir.
    SOME

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    • Le 20 février à 13:07, par Amoless black power En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Mon cher ami ce rêve de la reviviscence de l’âme noire est plombé parce que les Européens qui se sont partagés l’Afrique en 1885 à Berlin ont pris le soin de fabriquer des états hybrides au plan culturel avec des frontières artificielles et de mettre à la tête de ces états des gens qui avaient la peau noire mais les masques blancs (Fanon ) en ce qu’ils étaient emasculés au plan culturel à travers la langue et la religion. Anta Diop lui-même a perçu le mal en disant qu’en échouant à gagner le combat de la langue unique africaine nos politiques posaient les bases de la fossilisation du continent. En créant donc des élites désincarnées et en leur inculquant le goût démesuré du pouvoir et de l’argent l’impérialisme a réussi son coup de façon irréversible car aucun dirigeant n’est prêt à lâcher son petit fauteuil. Pire les "peuples" se comparent entre eux ,et il s’en trouvent qui disent que les autres sont des gueux. Arrêtons donc de rêver car les idées de Diop ne peuvent prospérer dans cette occurrence. Seul le métissage permettra aux africains de s’en sortir et les occidentaux qui ont perçus le danger parlent de réduction du taux de natalité si tant est que les populations du monde prennent de plus en plus un teint foncé. Mais là aussi c’est un processus irréversible. Ob1ma au USA Sibeth Ndiaye en France etc sont des signes précurseurs

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  • Le 20 février à 14:04, par Sacksida En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    En outre, mon frere Some, vos critiques et votre colere contre le Professeur Joseph Ki Zerbo me rend bien sur dubitatif ; car dans sa vie intellectuelle et politique il a contribue a faire connaitre l’histoire de l’Afrique. Peut etre dans son cheminement a t il commis des erreurs ; mais sa position et son engagement pour les peuples d’afrique ne souffrent d’aucune confusion..Si vous ne l’avez pas encore fait a cause de votre colere, lisez plutot son dernier livre : A Quand l’Afrique ? Salut.

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  • Le 20 février à 16:40, par Bila Zong-Naba En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Permettez-moi, Monsieur Mamadou Diallo, de vous exprimer toute ma reconnaissance pour avoir poser le fond du problème africain, son retard dans tous les domaines, je dirai même, son retard civilisationnel. Comment peut-on se développer avec les bribes caricaturales de civilisations en décadences, qui n’ont aucune profondeur, aucune racine pour puiser les substances vitales dont l’humanité a besoin pour se refaire dans un monde qui se cherche, sans repaire. C’est de l’Afrique, et de sa diaspora de plus en plus consciente par sa créativité multiforme, que le monde peut tirer les ressources nécessaires pour sa stable et son équilibre.
    Comment comprendre que ceux qui ont été la vie, ceux qui ont donné la vie végètent désespérément, se murent dans un tel silence ?
    Comment continuent-ils à se terrer dans des complexes d’infériorité qui enferment le monde dans un désespoir abyssales ?
    comment refusent-ils d’assumer leurs responsabilités devant l’histoire, en se ferrant dans des paradigmes culturel, social et économique aussi dangereux que nous offrent ces civilisations occidentales, orientales ?
    Ceux-là qui ont osé parlé, sont, avec la complicité de ces africains désafricanisés, réduits à perpétuité en silence.
    Bientôt cette œuvre de désafricanisation atteindra son point paradoxique si ceux-là parmi l’élite culturelle et intellectuelle qui continuent de se vautrer dans attitude d’insensible-sourd-muet-aveugle, dans une attitude végétative n’en prennent pas conscience de leur lourde responsabilité historique.
    Nous n’avons pas évoluer dans la direction d’une souveraineté assumée depuis les indépendances politiques où plus tôt formelles. Nous ne gouvernons en aucun cas notre avenir à travers une éducation centrée et pensée sur la base de nos valeurs intrinsèques qui offriraient à l’humanité une perspective sûre.
    Nul ne peut penser l’Afrique d’une manière adéquate que nous-mêmes, pour nous-mêmes.
    L’avenir de l’Afrique ne se pensent pas en anglais ou en français, ou en arabe en portugais, etc.. C’est une abomination.
    Ces civilisations pensent la barbarie pour nous et nous, tels des perroquets nous les répétons. Entre autres : Pays sous développés, pays en en voie de développent, pays émergeants etc.. Aucun concept social ou économique n’est pensé par nous et pour nous.
    Nos intellectuels sont pour la plupart de libéraux ou des marxistes, personne n’a essayé d’imaginer quoique ce soit au regards des réalités spécifiques de l’Afrique que vit l’Afrique. Ceux qui essayent d’y penser sont dissuadés par une dictature féroce innommable.

    Merci et bravo ! Monsieur Diallo ne laisser personne dormir sur ses lauriers telle la patience d’une goutte d’eau sur le rocher.
    Notre problème est un manque de courage et de responsabilité lesquels sont nourris par une éducation authentiquement pensée et voulue par nous
    Approfondissez le débat. Merci.

    Le Pasteur Bila Zong-naba

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  • Le 20 février à 16:50, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Mon cher SOME : Que vous mettiez Senghor et Ki-Zerbo dans le même panier me choque effectivement beaucoup, et que vous accabliez le chantre du "développement endogène" me porte à croire que vous ne connaissez pas le parcours de l’homme. J’en profite donc pour répondre à certaines de vos questions légitimes.

    Si les écrits de Cheick Anta Diop n’ont pas été suffisamment diffusés et connus à l’époque, c’est en partie parce que les "pairs historiens" de ce grand homme, quasi-exclusivement occidentaux rejetaient et contredisaient ses thèses quand à la nature nègre de l’Égypte antique.

    Mais c’est aussi et surtout parce que le président de son pays, un certain Léopold Sédar Senghor, le combattait aussi avec acharnement. Opposé à ses idées de panafricanisme et de développement endogène, il le voyait aussi comme un concurrent intellectuel et un opposant politique. Malgré ses doctorats en physique et en archéologie, il n’a jamais pu enseigner au Sénégal, relégué dans un laboratoire, et ses journaux furent tous interdits.
    Ce n’est donc pas sous Senghor, ou sous son dauphin Abdou Diouf, que sa promotion pouvait se faire.

    La propagation de ses idées est surtout passé par ses livres, qui ont fait leur difficile chemin jusqu’à rencontrer des gens capables de les porter, et qui ne soient pas muselés, comme un certain Joseph Ki-Zerbo.

    Joseph Ki-Zerbo, professeur agrégé d’histoire des universités, ayant enseigné dans plusieurs grandes universités françaises, a soutenu dans plusieurs de ses écrits, notamment la fameuse "Histoire générale de l’Afrique" commandée par l’UNESCO les thèses de Cheickh Anta Diop sur l’Égypte en le citant nommément, ce qui a permis de sortir de l’ornière ce savant "controversé". Leur seule divergence était que Anta Diop pensait que tous les Africains venaient de l’Égypte ancienne et Ki-Zerbo que certains venaient d’ailleurs.

    Opposer donc Cheikh Anta Diop à Joseph Ki-Zerbo est difficile à comprendre. Assimiler ce dernier à "l’ennemi intime" de Anta Diop, Senghor, qui l’a harcelé toute sa vie, l’est encore plus.
    Malgré ses succès, on peut affirmer sans peur de se tromper que Senghor avait une extraversion vers l’occident qu’il admirait sans réserve. Contrairement au ton de ses écrits, il a combattu farouchement tous ses compatriotes qui soutenait le "produisons et consommons local" et l’ancrage dans la culture africaine comme Cheikh Anta Diop ou Mamadou Dia. Il a épousé une occidentale et fini sa vie en Bretagne, membre de l’académie Française, malgré ses affirmations de "négritude".

    C’est d’ailleurs remarquable de noter que tous nos dirigeants qui ont prôné dans leurs discours la "négritude", l’ancrage traditionnel, "l’authenticité" et autres thèses du même genre (Senghor, Houphoët-Boigny, Eyadema, Moboutou) sont ceux là aussi qui ont extraverti à souhait leur pays vers l’occident en général et l’ancien colonisateur en particulier.

    Or, Joseph Ki-Zerbo, en plus de ses accomplissements personnels dans son domaine et de son activité politique, a été un champion de la promotion du développement endogène par les Africains, fiers d’eux et de leurs origines et centrés sur eux mêmes, ce qui a été formalisé par son ONG "ENDA".

    L’éducation en Afrique, notamment en Guinée et au Burkina lui doit beaucoup à lui et à son épouse, on lui doit en grande partie le CAMES. En dehors du conflit qui l’a opposé au CNR et qui l’a obligé à s’exiler au Sénégal pendant la révolution, il a fait et fini sa vie dans son pays, en se battant pour la démocratie. On ne comprend d’ailleurs pas l’animosité du régime Sankara à son égard tant leurs idées étaient proches. Il a donné à ce pays des héritiers biologiques et héritiers intellectuels, hommes et femmes de qualité qui font la fierté du Burkina.

    A mon humble avis, c’est son parcours "d’éternel opposant" qui l’a empêché d’avoir la reconnaissance qu’il mérite, bien au delà du baptême d’une université.

    Tôle c’est pas tôle ! Alors, de grâce, renseignez-vous mieux sur la vie et l’œuvre de Joseph Ki-Zerbo. Cordialement...

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    • Le 21 février à 09:40, par Amoless black power En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Cher ami le camarade Some est un inconditionnel du cnr et de son président Thomas Sankara. En bonne conséquence il ne peut appréhender l’oeuvre de Ki Zerbo qu’a travers des oeillères car,ce sont eux qui en 1971 ont créé l’ocv (l’organisation communiste voltaique ) sous prétexte que le PAI de l’intègre Amirou Thiombiano et le MLN du professeur étaient réformistes. Some ne peut donc pas se renier au soir de sa vie car cela entraînerait un fletrissement de son âme

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    • Le 21 février à 18:55, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Ah je vois... L’époque de la "démarcation physique" où un mot en "iste" accolé à votre nom pouvait vous valoir la condamnation à mort...

      Dommage...

      Nous avons perdu beaucoup d’opportunités et de temps en divisions idéologiques souvent importées et vides de sens dans notre contexte national. Car enfin, qu’est-ce que la révolution sinon une réforme globale et brutale ?

      Et si, pour la Renaissance Africaine, nous options pour un développement endogène basé sur une histoire endogène et des idéologies endogènes ?

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    • Le 22 février à 00:03, par SOME En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Sidpawalemde , merci pour ton commentaire . Je ne pretendrai pas connaitre le parcours de ki zerbo (tout son parcours). L’ennemi premier fut senghor, le pls visible. Ki zerbo a travaillé dans l’ombre, pourtant il savait le fond de la verité sur la vraie histoire de l’afrique, mais il ne l’a jamais defendue. Quand l’UNESCO a confie la partie prehistorique de l’afrique a Diop, Diop a levé tout équivoque de contestation des trouvailles a venir en exigeant le colloque du caire en 1972. Ki zerbo ne s’est pas activé et n’a pas pris part. Tout comme il n’a pas soutenu diop alors qu’il le pouvait. Pourquoi ?
      Oui Ki zerbo comme bien d’autres a l’époque du non de seku ture en 1958 a participé a soutenir la guinée, mais qu’en est il de son parcours apres ? D’ailleurs quel conflit l’a opposé au CNR et l’a OBLIGE (comme tu l’ecris) a fuir le burkina ? Quelle animosité entre le cnr et ki zerbo ? Pourquoi le senegal ? etc. En quoi ki zerbo est un eternel opposant et opposant a quoi ? ceci expliquerait cela : pour moi son evolution politique et le devenir de son parti ne sont que les consequences produits par l’homme lui-même.
      SOME

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  • Le 21 février à 19:19, par nnloko En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Félicitations cher ami pour ce brillant plaidoyer qui interpelle et participe à l’éveil des consciences !

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  • Le 22 février à 14:12, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Mon ami SOME : Je ne voulais pas intervenir sur l’analyse de DIALLO Mamadou pour la renaissance africaine : « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP. Car, pour une renaissance de l’Afrique, il ne faut pas seulement s’arrêter aux idées de nos historiens poètes contemporains. Pour faire renaitre le vieux continent, il faut se nourrir des écris d’Helene de France Duchesse d’Aoste dans son livre ’’Voyage en Afrique 1913,’’ le livre de chevet de nos hommes de lettre à ne citer que Léopold S. Senghor, Ki Zerbo, et de Cheik Anta Diop. Quand on lit les écris de ces éminents hommes de lettres et leurs idées, on rencontre les écris du Duchesse D’Aoste avec sa franchise que l’Afrique ne devait pas s’oublié, qu’elle est le vieux continent du monde avec les premières inventions et le bon vivre ensemble.

    Refaire renaitre l’Afrique, les idées de Cheik Anta Diop et autres nous inspire, mais il faut aussi descendre dans les racines profondes comme se plonger dans les écris du Duchesse D’Aoste, ’’dans le Voyage en Afrique, ou L’Afrique aux trois visages de Jean Gabus’’ des livres de chevet de nos historiens poètes ou de Sékou Touré en passant. Des éminents historiens idéologues qui se haïssaient, mais étaient dans le même bain quand ils écrivent leur continent.

    Ce qui m’interpelle mon ami SOME, c’est en te voyant se battre contre un internaute manipulateur aux multiples pseudos, surtout qui reprenait nos pseudos, SOME, Ka, Nabiiga, même en les trafiquant Kaka, Aka et autres, je dis de ne pas te fatiguer avec Amoless black power, yelmingaan blaan saa hien, allias Sapience, Vision, Visionnaire et autres dont les internautes de bonne foi ne font plus attention : Garde ton énergie et répond sans arrière-pensée comme tu le fais depuis plusieurs années à notre ami internaute de bonne foi Sidpawalemde Sebgo, un intellectuel qui pose des bonnes questions.
    Et pour te rejoindre en ce qui concerne les opposants du CNR, je confirme ce que tu avances en disant : ’’’’’’D’ailleurs quel conflit l’a opposé au CNR et l’a OBLIGE (comme tu l’écris) à fuir le Burkina ? Quelle animosité entre le CNR et ki zerbo ? Pourquoi le Sénégal ? etc. En quoi ki zerbo est un éternel opposant et opposant a quoi ? Ceci expliquerait cela : pour moi son évolution politique et le devenir de son parti ne sont que les conséquences produites par l’homme lui-même.’’’’’

    Oui, l’honorable Ki zerbo n’était pas opposé au CNR, simplement que ceux qui ne savait pas ce que ça veut dire Gauche et Droite se taisent : Car la distinction entre gauche et droite politique est née de la révolution Française de 1789 quand les députés le 28 septembre 1789 se séparèrent en deux groupes pendant l’assemblée constituante pour faciliter le décompte des voix entre ultra-révolutionnaire et révolutionnaire modéré (appelé à l’époque des tièdes. Les éminents intellectuels du continent colonisés comme les Senghor, Houphouët et les suivants comme Ki Zerbo, Cheik Anta Diop et autres, ont pris le copier-coller en considération. C’est compte tenu de ses objectifs opposés que l’homme de gauche et l’homme de droite se livrent une bataille politique, et chaque camp fut amener à s’organiser d’où la naissance des partis politiques pour avoir le maximum de gens avec soi. C’est ce qui s’est passé en Haute Volta. Il y a eu des partis de droite et des partis de gauche le RDA, l’UNDD, l’UNI, la GAP Le MLN de Ki Zerbo avec tous les instituteurs du pays comme membres à l’époque, le FPV, tous des partis de droite. Le PAI LIPAD, l’ULC et le PCRV des partis de gauche. Et le 4 Aout 83 la gauche globalement parlant, a reversé la droite. Surtout un ministre de la justice qui a liquidé les deux grand officiers de l’époque a ne citer que Y. Somé, pour mettre celui qu’il manipulera pour être après a la tête de pays. Ki Zerbo voyant s’effondre son parti surtout avec la réforme agraire dont les instituteurs ses membres étaient très touchés, n’avait pas le choix que d’aller réfléchir ailleurs.

    Mais la réforme agraire était dans le but de mettre la jeunesse en scelle. Dans d’autres cieux comme de nos jours, avec la pandémie Covid-19, les hôpitaux sélectionnent qui est âgé et est à la porte de la mort, en laissant qui pourra vivre longtemps et travailler en payant la retraite des autres.

    Non ! Dire que Ki Zerbo était opposant du CNR c’est de ne pas connaitre qu’est-ce que c’est la gauche et la droite. Et ce que j’avance, il y a des vivants du CNR qui peuvent le confirmer, a ne citer que Blaise Compaoré, ou le père de la réforme agraire Toé ministre du travail du CNR S.Kaboré Joséphine Ouédraogo, Basile Laêtar Guissou …. Heureux de te lire mon ami SOME : Et Bravo a DIALLO Mamadou pour cette analyse pertinente.

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    • Le 23 février à 12:50, par SOME En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Bonjour mon ami ka et tres heureux de lire et encore lus heureux de lire ton excellente contribution que j’attendais avec impatience car je savais en tant que vrai intellectuel une intervention de ta part ne pourrait que rehausser le debat. Et ca n’a pas manqué. Je le dis sans crainte et je ne dirai point cela pour quelques tartarins qui veulent peter plus haut que leurs derriere comme diraient nos amis ivoiriens).

      Le vrai revolutionnaire que nous sommes n’a jamais redoute la confrontation avec qui que ce soit car il sait qu’il ne recherche que la Verité, celle là seule qui le rendra libre et digne. Cela c’est bien eloigné de certains individus qui viennent ecumer le forum et sont surtout allergiques a tout ce qui touche a la revolution. Alors on leur portera la contradiction concession aucune

      c’est aujourd’hui que l’on essaie d’oublier certaines positions de ki zerbo qui, en cameleon equilibriste, de toujours a su retourner sa veste quand il a vu qu’il n’avait plus rien a gagner sur la scene politique du burkina, afin de positionner en vrai faux patriote panafricaniste car cete ideologie il l’avait abandonnée depuis un certain temps.

      Oui jeune eleve nous fumes seduits par le MLN de l’epoque, incitant les paysans a le soutenir dans une region ou le PRA regnait. Mais c’etait pour etre vite decus.

      merci de ce rappel que tu fais et qui remet les choses au point quant a l’histoire des idees, un minimum dont certains ne disposent meme pas.
      merci pour les references bibliographiques dont je ne savais rien. Je profiterai pour me mettre a jour
      Quant a un certain ministre de la justice sous le CNR, on aimerait bien voir venir aux jugements pour savoir qui a tué qui.
      Dommage d’avoir gagné mon pari de 25 interventions sur cet article !
      SOME

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  • Le 23 février à 20:05, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Mon ami SOME : Nous sommes de la vieille école. L’internet n’était pas là, et les livres ainsi que les dictionnaires étaient nos puissants réseaux d’internet. Jusqu’à nos jours, les règles de Pythagore et autres sont toujours encore stocké dans nos cerveaux. De Larousse, personnellement "j’ai même dépassé les mots du joli bijou de Maximilien (sic) Émile Littré pour construire mes propres définitions compréhensives a tous les niveaux intellectuels. Je ne m’appuie pas sur un lexicologue (rédacteur de dictionnaire) pour qu’on comprenne les mots que j’utilise." D’autres intellectuels de pacotille comme notre internaute aux multiples pseudos qui te nargue sans fondement, Kaka, Aka Amoless black power, yelmingaan blaan saa hien, Sapience, Vision, et autres pseudos, utilise souvent le Larousse en l’occurrence avec une malhonnête ’’rédactionnel’’ en bottant des touches pour berner le monde. C’est pourquoi les interventions de quelques internautes montrent qu’ils ne connaissent pas les idées de Cheikh Anta Diop, mais des réponses de déni, puisqu’ils n’ont pas lu les livres de ce dernier. Pour moi, qui ne sont que des sinistres démarches de l’intellectuel de pacotille qui sévit ici. C’est pourquoi je ne cesse de dire que Le web est un immense défouloir. Entre les fausses nouvelles et les insultes, en passant par la propagande la plus nauséabonde, on trouve de tout. Et quand je lis les salades de notre internaute aux multiples pseudos pour berner les autres internautes, un partisan sous-marin qui insulte les autres, ça me fait vomir.

    Oui mon ami SOME, l’article est bien pensé, et bien écrit, une réflexion simple et limpide de Diallo Mamadou. Malheureusement il n’y a "presque" plus des internautes de bonne foi pour accompagner avec des commentaires constructifs cet article, que la chasse aux dénigrements de ceux qui en savent plus. Car, leur intelligence de poulet ne leur permet pas de donner des commentaires qui peuvent enrichir cet article, qui peut reconstruire notre continent.

    Diallo Mamadou a fait une excellente synthèse sur la renaissance du continent qui a de potentiel. Mais on notera que l’histoire se répète sans que personne n’y trouve la leçon pourtant évidente, puisque « l’Afrique avance à reculons a causes de nos dirigeants sans cervelle, et qui fait du mal aux populations ». Et Notre problème en Afrique est la conception que nos dirigeants ont le pouvoir politique, ‘’’’on veut garder le pouvoir aussi longtemps que possible et même a vie, aussi l’EXECUTIF en place va utiliser tous les moyens légaux et illégaux pour contrôler tous les autres acteurs de la vie politique et sociale y compris les OSC, rendant leur autonomie caduque.

    Revenant à nos historiens, en particulier J. Ki Zerbo, nous connaissons qu’a une époque, le plagia est toléré, et écrire une histoire d’un continent en n’ayant pas voyagé du Nord au Sud, de l’ouest à l’Est, il faut lire des autres qui l’ont fait, et qui connaissent tous les recoins de ce continent avec sa culture. Et quand on lit ‘’’ Trois voyages en Afrique de 369 pages écrite par Helene de France Duchesse d’Aoste en 1913, avec la culture de tous les pays du continent Africain, surtout suivis des gravures montrant nos ancêtres en action,’’’ on trouve presque les mêmes textes dans les écrits de l’histoire d’Afrique de J. Ki zerbo. Dans les années 1960 les trois voyages en Afrique nous revenaient a 100franc français, aujourd’hui il faut plus de 300 euro pour l’avoir. Sans oublier les écris de Cheickh Anta Diop dont on peut voir quelques Phrases du livre de Jean Gabus, ‘’’l’Afrique aux trois visages de 1944.’’’

    Quand a notre révolution inachevée, ayant participé à ses pages idéologiques, je confirme ce que tu avances. Les hiboux et les charognards peuvent danser : La révolution du 4 Aout 1983 était une révolution qui présentait un double caractère, elle était une révolution démocratique et populaire. Elle avait pour tâche primordiale de liquider de la domination et de l’exploitation impérialistes, l’épuration de la campagne de toutes les entraves sociales, économiques et culturelles qui la maintiennent dans un état d’arriération. C’est pourquoi les masses populaires de la population primaire Burkinabé était partie prenante à part entière dans cette révolution, et se mobilisaient conséquemment autour de mots d’ordre démocratique et révolutionnaire qui traduisaient dans les faits leurs intérêts propres. La population Burkinabé des années 1983 avait compris que les révolutions qui surviennent de par le monde ne se ressemblent point. Chaque révolution apporte son originalité qui la distingue des autres. Et la nôtre n’échappait pas à cette constatation. Elle a pris a tenu compte à l’époque des particularités de notre pays de son degré de développement.

    Quant au Capitaine Blaise Compaoré, ministre d’Etat délégué a la présidence et chargé de la justice, qui avait la liberté de de décider qui devait vivre ou qui devait mourir, s’il nous lit, il est le seul qui peut aussi dire qui a tué qui. Car, pendant que lui avait sport de juger qui doit vivre ou qui doit mourir, le PF Thomas Sankara s’occupait ‘’’Le sport qui doit s’engager dans le combat Uni facteur et libérateur de l’Afrique.’’’ Porte-toi bien mon ami SOME.

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    • Le 24 février à 13:22, par Amoless black power En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Tellement le vieux est obsédé par le fait que je l’ai démasqué dans ses thèses libres qu’il me voit sous des pseudos divers. Le vieux vous vous trompez lourdement car je n’ai que ce pseudo. Quant au révisionnisme de Ki Zerbo j’en conviens même si je ne franchi pas le Rubicon de l’indecence comme vous et votre alter ego Some car j’ai fini par comprendre que c’est la même personne qui utilise ce pseudo. Cessez de martyriser votre mentor Blaise Compaore car cous futes parmi ceux qui l’ont accompagné dans ses travers. Je m’arrête là pour aujourd’hui. Web master laisse passer stp car le vieux Père m’a trop attaqué ce coup ci

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      • Le 24 février à 16:54, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

        Mon ami SOME : Je réponds a monsieur ou madame ‘’’Amoless black power’’’ avant toi. Maintenant montrons a ces internautes malsains que Yemdaogo et SOME sont loin d’être la même personne, mais de la même trempe d’éducation et de connaissance. Dagara avec ses continuités de coutume, mossi conservatif, nous étions là dès le début de l’arrivé des réseaux sociaux d’information de notre pays avec nos propres noms jusqu’à les internautes manipulateurs nous obligent à raccourcir nos noms. Qu’un individu nous prenne pour la même personne, je suis très honoré, Simplement que cette personne sache que nos différences font la richesse du forum, surtout font avancés le pays que nous aimons toutes et tous. Ce que je peux confirmer, ce sont des internautes manipulateurs qui ont fait fuir les internautes de talent sur le forum.
        Blaise Compaoré le fouteur de merde était le mentor de tout le peuple Burkinabé avec ses fillettes du RSP qui tiraient sur tout ce qui bouge. D’ailleurs ce n’est pas les seules familles des victimes Burkinabé qui le harcèlent, et je demande à madame ou monsieur Amoless black power de lire ceux-ci qui a été publié par Jack Paramanga avant les élections Ivoiriennes : ’’’’’’Urgent ! L’histoire s’accélère sur les traces de Blaise COMPAORE. Un syndicat international des victimes de la guerre au Libéria, en Sierra-Léone, en Angola, en Côte d’Ivoire et au Mali serait en formation entre les victimes des différents pays endeuillés par l’ex-dictateur burkinabè. La plupart de ces victimes, qui jouiraient de la nationalité de pays occidentaux sont des veuves, des veufs, des orphelins, des blessés, et tiendraient à demander des comptes à celui dont le nom a été plusieurs fois cité dans les procès contre Charles Taylor, Prince Johnson et autres célèbres criminels de guerre (son nom figure aussi dans les rapports de l’ONU sur des trafics de drogue et de diamants). Certaines sphères du renseignement international le considéraient même comme le véritable cerveau d’une mafia sub-saharienne qui semait la terreur dans la sous-région et qui aurait donné naissance aujourd’hui aux différents groupes terroristes qui sévissent au nord et à l’est du Burkina. Ce syndicat international des victimes dont la création est en discussion dans un pays européen compte obtenir l’extradition de ce Chef de gang où qu’il soit pour répondre devant la justice internationale. Le projet serait même très avancé. Ils auraient déjà saisi un célèbre cabinet d’avocats pour les accompagner dans les procédures et tout au long de leur combat pour la justice et la vérité. La visite au Burkina du Président du Liberia aurait même été précipité au regard des attentes de ce syndicat international de victimes en gestation.. On comprend Par ailleurs, certains notent que la situation en Côte d’Ivoire ne le rassurerait plus. Avec ADO énerverait de plus en plus une majorité d’ivoiriens, alors que le président ivoirien voudrait séduire davantage l’électorat du FPI Autant de soucis et de peurs qui ont fait maigrir l’homme dont le clan a pillé le Burkina pendant 27 ans. Une fin à la Mobutu se profile-t-il pour celui qui a pris le pouvoir en massacrant son frère et ami, Thomas Sankara ? #Jack_Paramanga Activiste d’investigation indépendant (AII).’’’’

        Alors monsieur ou madame Amoless black power, personne n’harcelle ton mentor, simplement on dit la vérité qui rougit les yeux, mais ne les casse pas. Si vraiment tu veux trouver SOME ou Ka, cherche et tu sauras ou nous trouvé, car tu ne débusque personne que dans tes imaginations. Sans rancune.

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      • Le 26 février à 11:08, par SOME En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

        Amoless black power, moi j’aurai la decence de franchir aisement le nazinon pour te dire clairement que quand on n’a pas les moyens de sa politique, on la ferme et on apprend. Si c’est au bout de plus de 10 ans que tu finis par « demasquer » que SOME et Ka ce sont les memes personnes, alors là, je comprends que ton cas est desesperé : tu ne comprends rien a internet et tu ne sais meme pas lire.

        De plus tu n’as meme pas la decence de reconnaitre que c’est toi qui passes ton temps a nous attaquer. Je dis bien « Nous » car Ka et SOME sont bel et bien deux personnes physiques differentes, distinctes, puisque tu ne veux pas le voir. Tu pretends que le vieux se trompe lourdement car tu n’as que ce pseudo. Oui peut-etre ! Mais ce qui est sur et certain, c’est que tu es totalement dans l’erreur quand tu affirmes sans fremir que SOME et Ka c’est la meme personne. Mais c’est normal, car tu ne lis pas nos arguments, tu te precipites pour attaquer. Et maintenant tu viens crier etre celui qui est attaqué !!!

        Si tu avais suivi ce forum tu aurais su que SOME et Ka ne sont point la meme personne, encore moins avoir Blaise compaore comme leur mentor. Je t’avais déjà repondu a ce propos le 21 février à 23:25 et je le confirme encore aujourd’hui. Certains avaient voulu faire de moi la signature de Valere Somé et j’avais récusé cette idée. Je n’ai pas la valeur d’un Valere ! Valere est mort depuis longtemps, il ne peut continuer a ecrire (à moins que son fantome continue de hanter certains).
        Non ! Ka n’est pas SOME et SOME n’est pas Ka : ils sont bel et bien 2 (1+1=2) entites, personnes physiques bien differentes. Tu te trompes entierement.
        SOME

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        • Le 26 février à 14:19, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

          Mon ami SOME : Ne perdons pas des précieux moments avec des internautes manipulateurs aux multiples pseudos. Consacrons notre temps précieux pour apporter nos modestes contributions à la jeunesse assoiffée de nos vécus pour mieux faire l’avenir. Si tu te rappelles, ce sont les internautes JOJO, DJEDJE, Karim, sur d’autres sites comme B24 au moment où nous nous battons pour le respect de l’article 37 et son esprit, les mêmes internautes qui nous menaçaient de mort, et on les disait, ’’’si vous ne respectez l’article 37’’’ un soulèvement populaire vous chassera du pouvoir. Ce sont les mêmes internautes qui reviennent avec des multiples pseudos pour berner le monde. Mais si le Dieu tout puissant qui m’a donner la vie sans condition continuera à me donner le souffle, je continuerai à apporter ma vérité qui rougit les yeux mais ne les casse pas à notre jeunesse, pour qu’elle construise un Burkina sain sans des crimes gratuits pour le pouvoir : Un Burkina de leur siècle,

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  • Le 25 février à 09:31, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Je vais conclure mon idée de Renaissance africaine : une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP, en prenant des extraits cités par DIALLO Mamadou qui dit qu’aujourd’hui, chaque peuple, armé de son identité culturelle retrouvée ou renforcée, arrive au seuil de l’ère post-industrielle. Un optimisme africain atavique, mais vigilant, nous incline à souhaiter que toutes nations se donnent la main pour bâtir la civilisation planétaire au lieu de sombrer dans la barbarie.

    Et puis plus loin, ’’’Force est de reconnaître que depuis la disparition brutale le 7 février 1986 de l’IMMENSE Cheikh Anta Diop, à une époque charnière de notre histoire (Ajustement structurel et Démocratisation), l’Afrique intellectuelle, politique et culturelle est à la peine dans la construction d’un Etat Fédéral d’Afrique Noire dont il avait dessiné les fondements matériels, culturels et intellectuels déjà à l’orée du projet de sud-américanisation de l’Afrique par l’Occident- comme il disait et dont il prévenait l’élite africaine- alors qu’il était lui-même engagé de manière profonde dans le mouvement national de libération général de l’Afrique au travers du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

    Je cautionne que l’historien révolutionnaire Cheikh Anta Diop avec ses écris sur la négritude, le combat pour mieux vivre indépendamment par ses propres moyens, sont des idées qui peuvent nous servir a faire renaitre une Afrique assassinée par les impérialités, et demande de se renaitre avec son peuple, comme l’Europe assassiné par les nazis et a pu se renaitre par son peuple courageux en idées, et par la force de leurs bras. Cheikh Anta Diop par ses écris, dont j’ai lu dans certains de ses livres, montre sa révolution contre les prétendus partenaires qui assassine plus le contenant.

    Oui ses idées qui n’étaient pas un combat pour l’indépendance du continent qui a déjà sa liberté, mais contre les partenaires du continent qui l’assassine. Et pour faire renaître notre continent assassiné, il faut comme voulait l’historien révolutionnaire que la nouvelle génération du continent, intellectuel au chef coutumier, président aux hommes politiques, redescendent sur leurs pieds, pour combattre nos partenaires venus d’ailleurs uniquement que pour piller les richesses du continent en nous promettant des aides qui nous attire comme des mouches. Oui nous voulons des aides, mais des aides qui permettent de passer de l’aide.

    En 1986 tout juste à la disparition de l’honorable Cheikh Anta DIOP, un historien révolutionnaire, le représentant du CNR Burkinabé parlait déjà de la renaissance du continent que ça soit dans les rencontres de l’UA, ou de l’ONU. Et tous les acteurs de cette révolution démocratique étaient d’accords que la renaissance du continent doit passer par la meilleure façon de distribuer ses richesses, qui veut simplement dire de permettre aux populations de cogérer leurs terres avec ceux qui ont la capacité de les mettre en valeur. Au lieu de cela, les pouvoirs de pacotille de chaque état du continent les menacent d’immatriculer toutes les terres sous peine de les retirer à leurs propriétaires. Cela s’appelle la spoliation. La terre du continent Africain devrait être un patrimoine d’enrichissement pour ses détenteurs et non un objet les réduisant à la pauvreté comme la chine l’avait bien comprise dans les années 1970. Il y a tout un système de prédation mis en place par ceux qui retardent l’avancé du continent dans les pouvoirs de états du continent qui menacent les propriétaires terriens de vendre leurs propres terrains. Il y a un grand réseau de corruption et de mafia au sein des ministères que Cheikh Anta Diop qualifie des gens civilisés ou des barbares. Et pour une renaissance du continent, Thomas Sankara voulait que le pouvoir revienne aux peuples et non à des individus malsains qui veulent que le continent reste tel qu’il est dans les mains des prédateurs valets des impérialistes.

    Si l’historien révolutionnaire qui était Cheikh Anta Diop avait des idées pour la renaissance de L’Afrique, c’est que Dieu dans sa bonté infinie a doté l’Afrique de toutes les richesses, un sous-sol scandaleusement riche, un sol vaste et fertile et bien arrosé, un climat superbe d’été permanent, un soleil généreux, et enfin un peuple jeune et travailleur. Le seul problème, ce sont des hommes politiques, cupides et d’une pauvreté et misère d’esprit à nul autre comparable. Voici où se trouve le vrai problème de l’Afrique qui veut renaitre de ses cendres laissés par les impérialistes.

    Depuis des siècles, toutes découvertes et changement global sont en faveur de l’Afrique. Mais le mal qui nous ronge avec nos hommes politiques, empêchent l’Afrique de tirer les meilleurs opportunités de ces changements. Lorsqu’on parlait de biocarburants, l’Afrique était la mieux placée. De même en matière d’énergie solaire, l’Afrique est encore mieux placée. Avec la ruée vers les terres, l’Afrique présente encore les meilleurs atouts. Si nous avions des Gouvernants soucieux du devenir de leurs peuples, de la renaissance du continent dont les impérialistes ont assassiné, il y a ici matière à développement avec les terres. Ainsi, au lieu de faire des baux emphytéotiques de misère, juste pour quelques commissions versées à titre de corruption à nos dirigeants, on aurait pu imposer de formules obligatoires de joint-venture avec les firmes étrangères à la recherche de terres. Les propriétaires terriens disposeraient alors de participations dans ces investissements étrangers. Les petits paysans regroupés participeraient à ces entreprises, devenant plutôt riches que le système actuel qui les appauvrit. Il en est de même dans le secteur minier, du café, cacao, au lieu des travaux d’utilité publique ou des dons faits aux collectivités, la participation des propriétaires terriens devraient leur assurer d’intéressantes retombées économiques à travers les joint-ventures du secteur minier comme agricole. Mais, tout ça c’est trop compliqué pour nos dirigeants criminels, cupides et égoïstes, qui préfèrent voir les peuples croupir dans la misère, afin de les asservir en bétail électoral. Ainsi, cela aurait pu devenir une nouvelle opportunité de la renaissance de l’Afrique.

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    • Le 26 février à 10:03, par SOME En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

      Mon cher ami Ka, j’en ai presque les armes aux yeux a te lire ! Que Dieu te benisse et benisse tes vieux jours et les tiens ! Oui tu vois bien que SOME n’a pas l’habitude d’adopter ce langage mais j’y souscris maintenant pour te remercier pour ton ecrit. Certains etoufferont de jalousie : ce ne sera que bon debarras ! c’est pas beau mais c’est bien ! Le sort reservé a l’humaniste thomas sankara doit nous forcer a faire un saut qualitatif

      Oui, nous pouvons pourfendre les imperialités d’où qu’elles viennent, mais reconnaissons que celles ci agissent parce qu’il y a des cancrelats en notre sein. Comme le dit un proverbe dagara, il faut que le mur eclate pour que le cafard entre dans la maison. Nos dirigeants africains ne sont que des egoistes dirigés : « Le seul problème, ce sont des hommes politiques, cupides et d’une pauvreté et misère d’esprit à nul autre comparable. Voici où se trouve le vrai problème de l’Afrique qui veut renaitre de ses cendres laissés par les impérialistes. »

      Alors tu comprends que thomas sankara l’homme interge ne pouvait survivre longtemps. Ce sont ses propres pairs africains qui ont exigé sa mise a mort et sankara le savait. Ces dirigeants africains se sont partagés ses depouilles : qui la bague, qui la tete, qui les vetements, etc. tel un jesus christ, chacun a la hauteur de son investissement dans ce forfait. Ces memes pairs qui portent cachés sous leurs vestes leurs coutelas, dagues, poignards, poisons fulgurants, gris-gris fabriqués sur sacrifices humains, etc, prompts a l’eliminer dès qu’il tourne le dos. Mais tous finiront poussiere, vanite des vanites… L’heure des soldes a sonné.

      Ces dirigeants ne seront jamais du cote du peuple : seule la conscience politique des populations les chasseront et instaurera la volonté populaire, seule condition pour que l’afrique avance un peu. Cette heure ouverte par l’ideologue sankara a definitivement sonné car les populations ont compris, surtout dans sa frange jeune. C’est pourquoi nous ne devons laisser aucune concession a ces mercenaires aux multiples pseudos qui viennent sur le forum tenter de braconner cette jeunesse.

      Ces pays etrangers recherchent les terres africaines pour nourrir leurs peuples pourquoi pas les africains eux-mêmes ne le font pour leurs peuples ? L’autosuffisance alimentaire etait un mot d’ordre de premier importance pour la revolution... Et voyons aujourd’hui... Tout est dans l’inversion des valeurs : l’aide au lieu d’aider a se passer de l’aide, doit maintenant servir a faire venir encore de l’aide.

      Ce que l’on dit a l’echelle continentale est valable l’échelon national et regional. Quand tu vois la catastrophe que les fonctionnaires fils et files lobi-dagara ont créée dans la region du sud ouest, on ne s’etonne pas. J’espere que la fameuse commission parlementaire sur les lotissements ne sera pas lettre morte, un stratageme de plus juste pour noyer le poisson. Pourquoi faire de lotissements quand le paysan n’a meme pas de terres pour se nourrir ?
      Voici pourquoi Madame, votre afrique est morte !
      SOME

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  • Le 26 février à 15:08, par Ka En réponse à : Renaissance africaine : Un citoyen plaide pour « une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP »

    Mon ami SOME : Avant de parler la renaissance de notre continent : Posons-nous cette question ; Quel Bilan faire, 60 ans d’indépendance avec tous les valets des impérialistes après ? Surtout que 70% ne sont pas prêts a quitté leur tablier. C’est la question qu’il faut se poser avant le projet de faire renaître l’Afrique. Comment un continent qui possède des richesses potentielles aussi colossales peut-il être tombé si bas ? La colonisation était une malédiction mais l’indépendance... c’est encore pire.

    Et ce qui ne regarde que Ka, j’en appelle à un sursaut internationale afin que tous les peuple primaires du continent, avec une volonté commune, se soulève contre nos valets des impérialistes qui freinent l’avancer du continent. Une Afrique de demain nourrie à la pensée de Cheikh Anta DIOP, doit être animé par chacun. Si la nouvelle génération n’est pas coupable du désastre du continent, elle est pour le moins responsables des choix des personnes responsables à vendre le continent le plus offrant pour en faire ce qu’il veut. C’est pourquoi je conclu sur cette analyse pertinente de Diallo mamadou en disant a la jeunesse Africaine, surtout à des internautes manipulateurs partisans des criminels en puissance, de se départir de leurs ignorances et de savoir qu’il est plus facile de détruire que de construire. La jeunesse Africaine est la racine du vieux continent, dont Cheick Anta Diop a pensée.

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