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Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site d’or de Djikando

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 1er février 2021 à 23h53min
Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site  d’or de Djikando

Un drame est survenu le dimanche 31 janvier 2021 sur le site d’or de Djikando, un village situé à une dizaine de kilomètres de Gaoua, dans la région du Sud-Ouest. L’incident a provoqué des pertes en vies humaines, d’importants dégâts matériels et l’incendie partiel du site d’or.

Tout serait parti du braquage qui visait un acheteur d’or. Sansan Kambou touché par les balles des braqueurs raconte : « Nous étions de retour de la gare de Gaoua, chemin faisant nous avions entendu du bruit et notre chien s’est dirigé vers le lieu où on entendait le bruit. Mon frère est allé pour faire revenir le chien. Et quelques instants après on a entendu des coups de fusils et ça courrait de partout, donc je ne sais pas au juste combien ils étaient les braqueurs ».

Hospitalisé au service de la chirurgie du CHR de Gaoua, Yacouba Ouédraogo donne sa version des faits. « Des braqueurs ont braqué un acheteur d’or sur le site. Un jeune du village a voulu s’opposer aux braqueurs en jetant une pierre avec son lance-pierre. C’est suite à cela que les braqueurs l’ont abattu. Les parents de la victime ont été informés et sans comprendre, ils se sont organisés pour venir nous attaquer et brûler nos biens et matériels ».

Huit morts dont un calciné et de nombreux blessés. C’est le bilan du braquage suivi de l’incendie d’une grande partie du site d’orpaillage de Djikando. L’on dénombre également d’importants dégâts matériels dont des boutiques, des engins et divers biens partis en fumée.

Le procureur du Tribunal de grande instance de Gaoua, accompagné de ses plus proches collaborateurs, est allé faire le constat avant l’enlèvement des corps dont celui d’un élève du village de Djikando. Cheik Alfa Aboubakar Compaoré, procureur du TGI de Gaoua, déplore cette situation et dresse le bilan de l’incident.« Certains ont été tués par balles et des machettes. Les gens doivent comprendre que la colère ne résout rien. Je pense que c’est une situation qui doit amener les gens à comprendre que les actes de vengeance, de vandalisme ne sont pas bien. Tout le matériel a été détruit. Les boutiques, les motocyclettes, les tricycles, tout a été brulé » a-t-il déploré.

Dr Florent Roch Banazaro, médecin chirurgien, directeur des services médico techniques du CHR de Gaoua

29 blessés au CHR de Gaoua

L’incident a occasionné plusieurs blessés dont certains sont hospitalisés au centre hospitalier régional de Gaoua. Florent Roch Banazaro, médecin chirurgien, directeur des services médico techniques du CHR de Gaoua, dresse le bilan des blessés admis au CHR. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Boubacar TARNAGUIDA
Correspondant à Gaoua / Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 2 février à 09:10, par Salton En réponse à : Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site d’or de Djikando

    Justice du Burkina Faso quand tu nous tiens ,si il y avait la justice dans ce pays les gens n’allaient pas s’affronter , c’est cette manque de justece qui fait que chacun est prompe a se venger.

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  • Le 2 février à 10:14, par Sidpassata Veritas En réponse à : Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site d’or de Djikando

    Dans ce Burkina, on ne veut pas regarder les choses en face et prendre les solutions idoines. Nous avons ici un exemple des conséquences de la mal-gouvernance qui mine notre pays depuis le régime Comparé à nos jours.
    - Comment peut-on croire (à moins d’être extrêmement naïf) qu’on peut autoriser ouverture dans des zones rurales de sites non-sécurisés d’orpaillage artisanal d’où des fortunes valant des millions de FCFA sont tirées du sol et du sous-sol et espérer en même temps qu’en ces endroits-là (où il n’y a ni militaire ni para-militaire) il puisse régner l’ordre, la paix et la sécurité ! Ces sites d’orpaillages creusent l’appétit des bandes de terroristes, braqueurs et autres bandits de grand-chemin.
    - D’une manière général, si nous voulons vivre en paix dans notre pays où l’on fait la propagande politique du "Boum minier", l’activité de l’orpaillage artisanal doit être mieux organisée économiquement, encadrée juridiquement et sécurisée par la présence policière et militaire. Il faudra alors imposer l’autorité de l’état sur les conditions sécuritaires indispensables pour l’ouverture d’un site, pour la commercialisation (achat, vente et transformation sous contrôle ) de l’or la concession, la délimitation des sites et le contrôle des activités annexes. Toutes choses qui créent des emplois et génèrent des ressources financières pour le trésors public.
    - Si les autorités étatiques ne contrôlent pas les activités humaines pour éviter les troubles à l’ordre public, l’exploitation abusives des plus pauvres, la déperditions des ressources nationales et le manque à gagner pour le trésor public, si cette tâche n’est pas accomplie de manière volontaristes par ceux qui nous gouvernent, qui d’autres aurait le droit et le devoir de le faire ?
    - Le procureur du tribunal de Gaoua a déclaré : « Je pense que c’est une situation qui doit amener les gens à comprendre que les actes de vengeance, de vandalisme ne sont pas bien. Tout le matériel a été détruit. » C’est cela la réalité d’un pays non gouverné, il faut attendre qu’advienne des situation malheureuses et ensuite espérer que cela serve de leçon pour les populations. Dans un pays bien gouverné, on aurait une société bien policée dans laquelle l’efficacité de l’appareil étatique (police, armée, Justice, services administratifs, mairie...) capable de limiter les dégâts en dissuadant ou réprimant (traque, arrestation et sanction) sévèrement les fauteurs de troubles et en rassurant et encourageant le citoyen honnête. Mais en lieu et place de la police pour protéger, l’armer pour défendre, la justice pour le droit du citoyen il n’y avait que le lance-pierre et la témérité d’un jeune du village pour faire face aux braqueurs. Les résultats de l’enchainement des faits, on le connait.
    - Le procureur espère que la leçon permettra à chacun de savoir raison garder à l’avenir. Mais maintenant, la faute est à qui ? Aux braqueurs que l’on sait sans foi ni loi, à ceux qui ont tenté le tout pour le tout pour se défendre avec des moyen dérisoires, aux parents de victimes réagissant à chaud, à ceux qui ont peut-être riposté pour se défendre contre une violence absurde ? En tout cas, les structures étatiques étaient absentes, mais à qui la faute et comment éviter que cela se reproduise là-bas ou ailleurs ?

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  • Le 2 février à 11:15, par Pathe Diallo En réponse à : Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site d’or de Djikando

    Notre Faso est devenu un pays de non droit et le Gouvernement avec à sa tête le PF sont l ;es seuls responsables. Les mines d’or artisanales des qu’elles sont tolérées, l’Etat doit y déployer dans chaque mine une unité des FDS bien armés et bien visibles ! Ce sont des endroits avec des gens qui brassent des millions ce qui attire toute sorte de delinquants ! l’Etat doit s’assumer.

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  • Le 2 février à 13:03, par A qui la faute ? En réponse à : Gaoua : Un braquage fait 8 morts et 29 blessés sur le site d’or de Djikando

    J’ai bien peur que l’or nous fasse plus de mal que de bien, avec la pollution de la nature, le banditisme, l’inflation du coût de la vie dans certaines zones rurales, etc

    Répondre à ce message

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