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Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

Accueil > Actualités > Opinions • Par Dr Désiré Boniface SOME • vendredi 15 janvier 2021 à 10h12min
Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

Le Président Roch Marc Christian Kaboré et Zéphirin Diabré, ancien Chef de File de l’Opposition Politique au Burkina Faso (CFOP/BF) se sont retrouvés pour gouverner ensemble le pays à l’annonce du nouveau Gouvernement après l’élection du 22 novembre 2020. Le premier a fait appel au second avec lequel, il a collaboré dans l’Opposition en 2014 pour réaliser l’insurrection des 30 et 31 octobre et permettre l’alternance qui lui a souri en fin de compte comme Président du Faso.

Pour réaliser cette insurrection, les clochers idéologiques étaient inutiles, voire nuisibles, s’ils devaient être pris en compte. Cela participait du style managérial politique de Diabré, alors Chef de l’Opposition et des insurgés.

En rappel, certains partenaires potentiels qu’il avait approchés en son temps pour la lutte avaient récusé l’offre sur des présupposés idéologiques obsolètes. Ce n’est qu’au lendemain de la victoire du MPP à l’élection de novembre 2015 que son maître penseur du temps, Monsieur feu Salif Diallo a annoncé par les médias que son parti avait obtenu une majorité confortable de Gauche pour gouverner.

Alors, l’UPC et Diabré n’étant pas de Gauche, avaient compris. Ils ont aussi compris que la lutte a été commune mais que la victoire ne l’est pas. Dès lors, il ne restait plus que l’Opposition à Diabré et à son parti qui ont rempilé en dépit d’une minorité de cadres qui n’avaient d’yeux que la soupe du MPP. Ils ont d’ailleurs fini par y aller d’une manière ou d’une autre. A cette Opposition, cette fois-ci, le CDP y avait adhéré. Une Opposition que Zéphirin a encore assurée dans un esprit démocratique et républicain, toujours avec le savant management des organisations qu’on doit lui reconnaitre.

En 2020, après cinq ans d’opposition, Diabre et l’UPC qui s’attendaient à mieux à l’issue des élections couplées, glissent à la troisième position des forces politiques du pays. Zéphirin s’est battu pour ce peuple qui a préféré pour la seconde fois, le Président Roch à lui. Il en a tiré toutes les conséquences. Il s’est battu pour l’alternance, le peuple l’a suivi, il s’est battu depuis 10 ans pour le changement, sur ce point, le peuple ne l’a pas suivi ou du moins pas comme il l’aurait souhaité : faire de lui le président du Faso pour lui permettre d’expérimenter son projet alternatif de gestion du pays dont plusieurs analystes avisés estiment être le meilleur de tous.

Il faut le dire, le peuple burkinabè a préféré voter du côté de l’argent. Le vote s’est passé devant toute l’opinion nationale et internationale. Ce n’est pas seulement la qualité de la gouvernance de Roch qui l’a fait réélire, l’argent y a été surtout pour beaucoup. Les institutions qualifiées en la matière l’ont validé.

Par ce vote, le peuple a ramené les mêmes d’hier aux avant-postes de notre destinée politique nationale, le MPP et sa souche, le CDP. Diabré a assumé ce vote comme le peuple l’a voulu et s’est assumé. La patience est un chemin d’or dit-on mais la patience sans stratégie n’est même pas un chemin de charbon, surtout pas de charbon fin.

Le chantier politique de Zéphirin lui coûte des milliards. Il ne paie pas cela d’une cotisation ou d’une tontine du peuple. Dans son projet de société, la Réconciliation est un des points essentiels pour la relance de la nation ; et notre vivre-ensemble y passe avant tout. Le Président Roch connaissant l’homme et sachant de quoi il est capable, lui aussi qui compte réconcilier les Burkinabè sur son dernier mandat, lui a fait appel.

Diabré, sur la base de sa haute considération pour une nation burkinabè forte, a accepté. C’est l’une des missions les plus éminentes du projet de Président du Faso pour son dernier mandat. Aussi, veut-il donner une autre performance à sa gouvernance du pays pour, et, pourquoi pas, rentrer dans l’histoire.

Ce n’est pas avec des pieds cassés politiques qu’il le réussira, encore moins avec des critiques de quelques voyeurs décontenancés de l’espoir d’une opposition insurrectionniste dont le leader serait de type Zéph, qu’ils trahiront d’ailleurs encore le lendemain. Cela est peine perdu. Du Zéph pour des nostalgiques d’une imminente et permanente insurrection, c’est perdu.

Les critiques isolées de quelques larmoyants analystes ou internautes aux points de vue grincheux, malingres et voutés n’y pourront rien. Il n’y a rien à redire, les militants de l’UPC ont donné quitus à Diabré de lever le camp.

Il est illogique de vouloir d’une nation qui est sur des pans de déchirures historiques et actuelles, réconciliée, et ramener à ramer à contre-courant, à moins d’avoir son agenda funeste pour le pays.

En politique, il n’y a jamais d’ami éternel, il n’y a jamais d’adversaire éternel. C’est une grande leçon de Zéph.

Dr Désiré Boniface SOME
Enseignant-chercheur à l’Université Joseph KI-ZERBO
Département de Sociologie

Vos commentaires

  • Le 15 janvier à 10:50, par Beny En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Des cadres auraient été attirés par la "soupe après les élections de 2015" ? En 2020, le reste des cadres du même parti, ont rejoint la table sentant le fumet des plats fumants. Dits comme cela le raisonnement serait plus logique. A moins comme le dit Laurent Bado que l’école ne contribue qu’à abêtir, en fournissant à ceux qui l’ont beaucoup fréquentée les aptitudes à voir des brillances différentes pour une même couleur. Pour nous qui avons traversé la cour de l’école nous ne pouvons penser que ce type de raisonnement est totalement illogique lorsque qu’on estime que les uns ont rallié le pouvoir pour des raisons différentes alors que leurs analyses semblaient plus cohérentes.
    J’oubliais que dans le monde politique le même comportement est interprété à la tête du client. Tout est partisan, y compris les différents raisonnements, qu’ils soient produits par "Mr Lamda", ou par "Dr Capable". Tout semble guidé par monsieur "Intérêt".

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    • Le 15 janvier à 11:50, par Burkindbila En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

      Merci Mr Beny pour votre réponse combien Burkinabè que Dr.
      Le diplôme et/ou le titre n’exprime pas toujours la valeur de l’individu.
      N’oublions pas qu’on n’a pas été seul à l’école encore moins dans une Université et/ou profession.
      Heureusement qu’un grand nombre de Burkinabè, je dis bien Burkinabè savent lire entre les lignes et ne répondront pas aux riades d’un âne de peur d’être comparé à celui-ci
      Salutations

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  • Le 15 janvier à 12:10, par Jules Hyacinthe Somda En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Dr Somé, merci pour cette analyse qui heureusement ne souffre pas de perfection, ni de critique !
    Il suffit d’observer les facteurs socio-culturels et même l’évolution politique pour comprendre que le choix du Peuple Burkinabè en faveur de la continuité avec le President Rock n’est pas une question de choix pour l’argent. Quel argent et qui en a profité ?
    C’est dommage et même insultant de penser, pire d’écrire que “ le peuple Burkinabé a préféré voter du côté de l’argent”, notamment les électeurs qui ont voté pour l’argent du Président Rock Kabore et parce que Mr Diabre et les autres candidats n’en avait pas assez à donner. C’est se moquer de la République et des valeurs qui nous restent encore et mieux, c’est ignorer la dynamique sociale et politique au Burkina Faso.
    Nos peuples, même aspirant au changement se méfient de l’inconnu, des lendemains incertains et des essais politiques.

    Très peu d’électeurs et même intellectuels ont lu intégralement et compris les projets de société de tous les candidats, les ont comparé et ont cherché à comprendre comment tel projet sera financé avec tel budget, et comment ce budget sera acquis ? Ceux qui les ont lu avaient ( et je ne suis pas sûr qu’il y ait eu des centaines de milliers), avaient pour mission d’apporter des réponses idoines aux critiques éventuelles. Et la encore ! Certains ont écrit des centaines de pages comme le candidat Zephirin Diabre qui a défié quiconque de ses concurrents à l’avoir fait. Mais combien l’ont lu ?

    Au Burkina Faso comme partout ailleurs, il fallait voter et voter utile, élire un homme qui connaît déjà la situation politique, sociale et économique, un homme de consensus et un homme de bien. Celui qui répondait le plus à cela est le President Rock. Toute autre personne, nouveau venu allait trouver des excuses en disant qu’il n’avait pas pris le poids de la mesure pour les défis de tous ordres des cinq ans à venir, alors que tout est actuellement prioritaire et se tient.

    Le Président Rock n’aura plus cette excuse et c’est normal qu’il ait un nouveau bail pour relever les défis qu’il connaît déjà. Il regardera certainement dans les programmes de campagne de ses adversaires ce qui peut rehausser davantage son dernier mandat. Rock ne devrait plus porter des gangs pour gouverner. Il a les coudées franches et il veut se donner les moyens d’atteindre ses objectifs.

    L’UPC n’a pas besoin d’invoquer des raisons idéologiques pour se rapprocher de la soupe. C’est connu, les sages ne jamais “jamais” en politique. On est dans la dialectique, les choses peuvent changer et de nouveaux éléments s’analyse peuvent surgir ; la dialectique du maître et de l’esclave nous fait comprendre qu’on peut passer d’une classe sociale à une autre mais que pour conserver sa suprématie, il faut demeurer vigilant et ne jamais dormir sur des acquis.

    Sur la question de la réconciliation nationale, il est clair qu’il n’y a jamais de prix trop cher à payer pour réconcilier le peuple Burkinabé surtout après des fractures économiques voyant grandir les fossés entre les riches et les pauvres, les classes moyennes espérant prendre une relève qui tarde à venir et une classe basse qui cherche désespérément à assurer ses besoins élémentaires que sont, manger, se vêtir et se loger et surtout actuellement vivre dans la paix et la sécurité dans son terroir, et se soigner pour vivre simplement.
    Donc, choisir un ex opposant de droite qui rejoint un Parti de gauche dont la formation politique et idéologique est assurée par la Chine et prétendre déceler des rapprochements idéologiques qui ne devraient survenir normalement qu’à l’issue de congrès, ou en tout cas de raisons suffisantes, ne convainc personne. La vérité se trouve ailleurs.
    Rock et Zephirin l’ont compris et ont convenu.
    Le President Rock avec les partis de la mouvance présidentielle n’ont pas besoin de l’UPC pour gouverner pendant les cinq ans. Le Président Kabore a une majorité confortable avec le NTD et les autres partis de la mouvance présidentielle qui se préparent aussi pour 2025 puisque l’objectif premier d’un parti politique est la conquête du pouvoir d’Etat et son exercice. Seulement, face aux adversités de toute sorte et aux défis socioculturels et économiques, on a besoin d’un climat apaisé au Burkina et cela profitera à tout le monde.
    Mr Diabre l’a dit expressément, la réconciliation va au-delà du retour des exilés politiques que lui-même souhaite mais doit réconcilier tous les Burkinabè avec eux-mêmes d’abord, agriculteurs éleveurs, Communautés stigmatisées à cause de la traque aux terroristes au Nord, à l’Est et au Centre Nord, Forces de Défense et de Sécurité avec les populations civiles mais surtout dans les zones de conflits, etc..
    La formation et l’expérience de l’Homme Diabre sont un atout certain s’il se départit de certaines choses que les militants qui ont quitté son parti et qu’il vient de rejoindre dans la majorité lui reprochent. Je sais qu’il est suffisamment intelligent pour tirer les enseignements de ces défections mais surtout de son échec évident aux législatives où il cède logiquement le poste de chef de file de l’opposition au CDP.

    Bonne chance au Réconciliateur National. Le succès de cette mission que tout le monde appelle de tout son mieux dépendra de la volonté réelle, de l’implication de tous pour faire du Burkina un pays où le fossé se réduira progressivement entre les riches et les pauvres, entre les victimes et les bourreaux, entre les villes et les campagnes. Une définition en français facile de la réconciliation et le domaine de définition nous situerons.
    Le President Rock a promis qu’au cours du premier semestre 2021 il engagera la marche vers la réconciliation. Nous y sommes avec le premier jalon qui est jeté et il nous faudra tous accompagner Mr Diabre, abstraction faite de nos ressentiments et de nos préjugés, si nous désirons et croyons en la réconciliation de l’Homme Burkinabè tout court.

    Jules Hyacinthe Somda

    _

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    • Le 15 janvier à 17:53, par Amadoum En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

      Ma grand mere me disait tres souvent que l ecole ne donne pas forcement l intelligence.Aujourdhui j ai compris paix a son ame.Donc pour Mr le Dr des universités quand on rejoint le gvt c est pour boire la soupe....or Mr Zeph a rejoint le gvt mais pas pour lorgner la soupe.Allez y comprendre la logique.Bref comme l a dit qq1 mieux vaut etre seul que mal accompagné.Il ya Dr et dr.

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  • Le 15 janvier à 12:20, par Moro En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Comme vous parlez en tant que enseignant chercheur, On a pas grand chose à dire sinon que le ton n’est pas bien choisi.pour defense les choix d’un ministre de la réconcialiation national on on se doit de choisir bien les mots. Du reste je ne pense pas que DIABRE ait besoin que quelq’un pour expliquer ses choix.

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  • Le 15 janvier à 13:13, par BIYADI En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Félicitations Dr pour votre analyse malheureusement votre tenue estampillée UPC la rend partisane.
    Pourquoi n’avoir pas rejoint la majorité depuis 2015 ? Pourquoi maintenant ? Les faits semblent être plus concrets que votre analyse. Il a perdu le poste de chef de file, il faut éviter de se faire oublier. Où on en est avec l’APO ?
    Les intellos sont prêts à théoriser, à justifier, ... les incongruités des politiques.
    Merci pour l’exercice intellectuel.

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  • Le 15 janvier à 13:32, par GODOT En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Ecrit pas très bien pensé en termes de timing et de contenu.

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  • Le 15 janvier à 15:49, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Ah, docteur... Vous êtes sûr que Zéphirin Diabré va apprécier votre écrit pour le "défendre" ? Car finalement vous lui mettez la honte à plusieurs niveaux.

    1°) Vous attaquez le parti au pouvoir dont il vient de rejoindre le gouvernement. Pas sûr que les ministres et députés MPP apprécient que le parti du ministre d’état les attaque à peine on l’a nommé.

    Vous remettez en doute la sincérité du scrutin, parlant de vote acheté. Ceux qui ont pris vos "dédommagements" et votre "carburant" pendant la campagne apprécieront. Mais être ministre d’un président "illégitime", ça devrait poser problème à votre "prési", ne vaut-il pas mieux pour lui démissionner ?

    Vous attaquez le CDP, que vous avez cajolé pourtant pendant cinq ans en espérant que son ralliement au second tour ferait de Zéphirin le président du Faso. Est-ce malin au moment où Diabré devenu "réconciliateur national" a besoin d’eux pour réussir sa mission ? Vous lui savonnez la planche avant même qu’il ait commencé !

    2°) Vous traitez les électeurs Burkinabè de "vendus", de "traitres" et autres gentillesses. A moins d’avoir renoncé à faire de la politique, ce n’est pas très malin.

    Vous oubliez visiblement que vous allez encore solliciter les suffrages des mêmes personnes lors des municipales dans moins de trois mois, et je ne parle même pas de 2025. Ou bien vous espérez qu’on va "remplacer" tous les Burkinabè pour que ayez votre électorat ?

    C’est justement ce genre de comportement et d’expression qui explique vos résultats électoraux, bien plus que votre histoire "d’argent" Vous préparez une nouvelle dégringolade aux municipales.

    3°) "Le chantier politique de Zéphirin Diabré lui coûte des milliards". Teins donc, on croyait à vous lire qu’il n’y avait que le MPP qui faisait la politique avec l’argent ?

    Mais le chantier de Zéph, qui l’a envoyé pour le débuter et ça profite à qui ? Si vous mettez beaucoup d’argent dans le PMUB et que vous perdez, ce serait la faute des chevaux, des jockeys, de la LONAB mais pas la votre ? ET si vous aviez gagné qui en profitait ? Bizarre...

    Pour votre gouverne (mais vous le savez déjà), un parti qui a la majorité à l’assemblée et la présidence gère environs 300 milliards par an pendant cinq ans en salaires des membres du gouvernements, députés, ambassadeurs, directeurs généraux et fonds de souveraineté. Et cela, officiellement,sans magouilles, sans marchés et autres "à côtés". C’est pour cela que vous êtes prêts à "miser" des centaines de millions pour gagner, et non pour le "bonheur des populations". Alors respectez un peu les gens.

    Finalement, à vous lire, on pourrait penser que vous êtes mécontent de l’entrée de Zéphirin au gouvernement, et que vous sabotez ses débuts sous couvert de le "défendre". Si ce n’est pas le cas alors vous êtes bien maladroit...

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  • Le 15 janvier à 18:13, par Dedegueba SANON En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Moi, je vais finir par créer un parti. Avec un ami j’avais spéculé sur un éventuel rapprochement de Zeph et de Roch pour permettre à Zeph d’avoir une chance en 2025. Étant donné que je ne voyais pas dans l’écurie MPP, un successeur crédible à Roch. Apparemment c’est ce rapprochement qui s’est fait, et je dirai à Zeph...c’est bien joué. Cependant, un rapprochement Roch, Zeph signifie que le Faso est à jamais arrimé à la France, via Bollore et Areva. Adieu donc les rêves panafricanistes.
    En outre, je fais passablement confiance à Zeph pour réussir la réconciliation...il a "trop mangé avec le diable et avec des fourchettes pas longues". On avait même soupçonné son UPC, d’être un sous parti du CDP, pour embellir notre démocratie.

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  • Le 17 janvier à 00:00, par Veritas Nobila En réponse à : Burkina Faso : Roch et Zéph pour gouverner, pas de paradoxe politique

    Diabre ne m’ a jamais inspire confiance des le debut. Son parler est vivant, vivace meme, mais son discours a toujours manque l’ accent de sincerite. Quand quelqu’ un parle, faites- vous confiance. Si vous doutez de ses propos, alors, la faites- vous confiance. Il est tres plein de confiance, trop de confiance mais en matiere de sincerite, je n’ ai jamais cru en un homme qui n’ a jamais lutte de toute sa vie.

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