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Top 5 des buzz au Burkina : « Libérez le Moun qui dort en vous », la révélation

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • lundi 21 décembre 2020 à 10h30min
Top 5 des buzz au Burkina : « Libérez le Moun qui dort en vous », la révélation

L’année 2020 s’apprête à tirer sa révérence. En ce dernier mois de l’année, chacun devrait être entrain de faire sa rétrospection. Les entreprises se penchent sur les inventaires. Au Burkina, depuis un moment, les buzz ont pris de l’ampleur. Les citoyens ne s’en privent pas. A la moindre occasion, les réseaux sociaux s’enflamment. On peut dire donc qu’on a été bien servi. Sur les multiples frasques, nous avons retenus 5 faits majeurs.

Nouveaux temps, nouveaux mœurs ! Le buzz est maintenant dans les habitudes des Burkinabè. A la moindre occasion, vous devenez une star sans le savoir. Votre étoile peut se mettre à briller brusquement. Seulement, elle peut l’être dans le bon sens tout comme dans le mauvais sens. A priori, la seconde signification du buzz, c’est de créer une rumeur à propos de quelqu’un ou d’un événement. L’objectif ici est d’en faire parler au maximum pour faire de la publicité.

Quand on est puissant, on libère le « Moun » qui dort en soit

Au Burkina, il est plutôt utilisé pour l’hilarité, parfois pour la moquerie. Notre premier du top 5 revient au buzz de Mouni. Cet homme a fait les frais des smartphones. Il s’est filmé pour séduire sa maîtresse. Mais, en le faisant, il a oublié qu’à côté de la rose, il y a des épines. Le mari de son amante a découvert le pot de rose dans le téléphone de sa légitime épouse. Conséquence, les séquences érotiques se sont retrouvées sur la place publique. Là, on voit un homme à qui on attribue le prénom « Mouni ». Lui, il soulève ses épaules, montre sa virilité. Les amateurs du buzz ont conclu qu’il scandait : « Libérez le Moun qui dort en vous ». Vite, la comparaison est faite avec une boisson énergisante.

Il y a des oies à voir à la patte d’oie, même s’il y a couvre-feu

Au top 2, nous retrouvons l’expression « allons à la patte d’oie ». Pour ceux qui ne savent pas, Patte d’oie est un quartier de Ouagadougou. A cause du Covid-19, le couvre-feu limitait les déplacements des citoyens. Il fallait trouver un moyen pour se distraire. Cette histoire tomba à pic. Vous avez certainement pendant longtemps entendu des gens dire « allons à la Patte d’oie, je suis à la Patte d’oie ». L’on s’est rendu compte plus tard que c’est le fruit d’une fellation. Dans une vidéo amateur, on voit une femme entrain de faire une petite gâterie à un homme. Dans son action, elle décroche entre temps un appel et dit : « je suis à la Patte d’oie ». Elle répète l’action, souvent avec la bouche pleine. A cause de cela, beaucoup ont voulu déménager à la Patte d’oie.

Simon Compaoré et le swahili, c’est juste une histoire de dessin animé

Au top 3, nous partons en politique. Les élections présidentielle et législatives sont passées. Mais, les discours sont restés. Ici, la palme des mots revient à Simon Compaoré, président du MPP. Lors du meeting de lancement de la campagne à Bobo Dioulasso, il a rugi « Hakuna Matata ». Ceci, au regard de la forte mobilisation. Hakuna Matata veut dire en swahili, une langue kenyane, qu’il n’y a pas de problème. Cette phrase est prononcée dans le film d’animation « le roi lion ». A cause de cette simple phrase, Simon Compaoré est devenu une star des réseaux sociaux. Pas seulement, partout en famille, dans les maquis, dans les sièges de campagne de l’opposition, la parole a marquée. Un débit de boisson et des t-shirts sont à l’effigie de « Hakuna Matata ». Là, une fois de plus, les détracteurs de Simon Compaoré n’ont vu que du feu.

Quand une simple culotte met la police des frontières dans tous ses états

Au top 4, on retrouve « le caleçon » de Eunice Zunon. Cette femme est une web humouriste ivoirienne. Dans ce domaine, elle a du talent. L’artiste a été invitée au Burkina à l’occasion de l’anniversaire d’Imilo le Chanceux. Il est lui aussi un artiste musicien. Tout s’est bien passé sauf qu’au retour à l’aéroport, une histoire de caleçon a tout gâché.

Ayant un habillement qui n’est pas apte à prendre l’avion, la police des frontières a demandé à ce qu’elle se change. Là, rien ne filtre. Elle rentre en Côte d’Ivoire. Elle fait des vidéos où elle dénonce une agression, une humiliation. En réponse, les internautes burkinabè l’ont trimballée dans la boue. A un moment, c’était la guerre des mots et des images entre surfeurs ivoiriens et burkinabè. Finalement, Eunice Zunon a présenté ses excuses et tout rentra dans l’ordre.

Désormais, les frais de transport des filles sont fixés à 2000 FCFA

En fin au top 5, nous sommes en décembre et il faut bien qu’on parle du syndicat des hommes. Ceux-ci ont arrêté un montant maximum pour le transport des filles. Ainsi, quand votre copine vous rend visite, elle n’a droit qu’à 2000 FCFA. Bien évidemment, les filles ne sont pas d’accord. Elles sont entrain de se concerter pour apporter une réponse à ces "insolents". Nous sommes convaincus qu’elles contourneront les obstacles. Ce que femme veut, Dieu le désire. Cette campagne est menée un peu partout en Afrique de l’Ouest. C’est un instrument qui permet d’échanger en toute courtoise, de plaisanter.

Le buzz peut vous amener en prison

Les Buzz sont biens. Dans nos contrées, ils permettent de se détendre. Mais attention, les buzz dénigrent également des citoyens. Certainement que le nommé Mouni et la fille de la patte d’oie n’auraient jamais voulu avoir leurs images sur internet. Cela rappelle qu’on doit toujours être prudent dans l’utilisation des smartphones et de l’internet. Il faut signaler que le fait de mettre les images d’autrui sur internet est punissable par la loi. Donc buzz oui, mais respectons les droits des vivants et des morts.

Ce ne sont pas seulement cinq buzz qui ont marqué le Burkina Faso. Il y a eu d’autres situations. Partagez-les avec nous en commentaire. En attendant, mon collègue Cryspin Laoudinki Masnéang, partons apprendre à nager à Tanghin Barrage. Zéphirin Diabré nous amène la mer, par des tunnels.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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