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Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • mardi 3 novembre 2020 à 23h34min
Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

Alors qu’il était jusque-là connu comme une des personnes-ressources de l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS), parti qui soutient la candidature du président sortant, Mousbila Sankara a surpris nombre de ses connaissances par non seulement sa présence à la cérémonie d’investiture de Yacouba Isaac Zida, mais surtout son speech au parloir. C’était le 25 septembre 2020 à la Maison du peuple. Il voue un soutien à l’ancien président du Faso, ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, candidat du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS) à la présidentielle du 22 novembre 2020. Retour sur cette actualité avec l’ancien ambassadeur du Burkina en Libye avec qui, il a également été question de la vie nationale, notamment le dossier Sankara, le pouvoir Kaboré, etc.

Lefaso.net : Pourquoi avez-vous décidé de prendre fait et cause pour Yacouba Isaac Zida ?

Mousbila Sankara : Il a posé des actions, pas d’éclat certes, mais symboliques et déterminants. C’est pour cela qu’à la première conférence publique de l’ARCN (Association pour la renaissance d’une citoyenneté nouvelle), j’ai assimilé Zida à Thomas (Sankara), Maurice Yaméogo, Boukary Koutou (et d’autres que je n’ai pas pu citer parce que n’ayant pas pu apprécier la valeur de ce qu’ils ont pu faire).

Le deuxième élément, c’est l’hésitation du parti dans lequel je militais, l’UNIR/PS (j’avais constaté qu’il était dans une dynamique qui partait dans le MPP ou en tout cas, dans une impasse) et j’avais donc dit que dès que Zida rentrait, je déposerai ma démission pour me consacrer à lui. C’est vrai qu’il n’est pas venu, mais l’acte que nous avons posé, à savoir investiture à la présidentielle du 22 novembre 2020, est un engagement significatif. J’ai donc pensé qu’il était encore mieux que je m’y affirme, en participant à cet évènement.

Sans déposer ma démission à l’UNIR/PS, je suis exclu d’office, parce que ce sont les textes du parti qui le disent ainsi. Etant donc parti à l’investiture de quelqu’un qui ne porte pas les couleurs de mon parti ; mais c’est après avoir constaté que mon parti n’avait pas de candidat pour la présidentielle, j’assume la conséquence. Pour moi, comme ce n’est pas obligé qu’il soit présent pour l’investiture, et même pour la campagne, ça n’empêche pas.

Lefaso.net : Vous avez tenu à être à l’investiture, quels sont les faits qui vous ont marqué ?

Mousbila Sankara : Beaucoup de choses ! Mais je vais souligner une des très importantes, qui méritent qu’on en parle. Vous avez vu les chefs coutumiers, ils étaient cinq ou six ; non seulement ils sont venus, mais ils ont également pris la parole. Le fait, ce n’est pas seulement le fait d’être venus (parce qu’à l’investiture du parti au pouvoir, il y en avait plus), mais c’est le contexte dans lequel ils sont venus.

En effet, le même vendredi, une autorité coutumière avait convoqué tous les chefs coutumiers de la région du Centre au Palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre Guingané (il y a eu un communiqué radio sur l’activité), à la même heure que l’investiture. C’était, à mon avis, un acte de blocage et de sabotage ; parce que lorsqu’il a été annoncé que Zida a été empêché de venir, il s’est dit (l’initiateur de la rencontré) que nous allions reporter notre activité (investiture), donc il a reporté la rencontre en question. Ceux-ci (les coutumiers) ont déjoué la caporalisation et ont levé cette entrave en venant à l’investiture, et c’est la première fois, depuis que la Haute-Volta existe, et même au Burkina, qu’un chef coutumier avec son bonnet a pris la parole à une investiture ou à une activité politique du genre.

Nous avons vu des chefs coutumiers créer des partis, mais ils prenaient rarement la parole.
La position donc de ces chefs devrait retenir l’attention. C’est ce qu’on appelle la révolution, qui n’est pas seulement ce que nous avons fait. La révolution dans son essence, c’est un bond qualitatif dans une société. Les quelques chefs que vous avez vus constituent un symbole, un signe de l’évolution positive dans la mentalité au sein de notre population ; parce que les coutumiers, en plus de représenter une large partie de la population, sont la couche la plus arriérée.

Si à un moment donné, cette couche en a eu marre d’être bâillonnée, traînée, c’est important d’être relevé. Ce d’autant plus que dans la coutume, l’autorité qui les convoités n’est pas habilitée à convoquer certains qui ont été investis par des dignitaires au-dessus de lui. En venant, c’est comme pour dire : faites de nous ce que vous voulez. C’est bien que l’opinion publique soit fixée sur cet aspect. Ceux-ci là viennent de se libérer d’un poids de plusieurs années et ils ne sont certainement pas venus sans la caution de l’empereur, dont nous connaissons la réserve.

C’est pour dire que celui-ci reste lucide et que toute personne, quel que soit son rapport avec le pouvoir, ne peut pas faire ce qu’il veut dans ce secteur social. C’est un grand acte dont les sociologues devraient se saisir. Depuis les années 50, jusqu’à la moitié des années 70, la révolution chinoise de Mao Tsé Tung n’était autre que cela. La Chine était plusieurs dynasties et royaumes, on ne pouvait rien faire avec cette mosaïque. Il a fallu qu’il demande aux gens de se libérer et c’est le fruit de cette libération qui a donné la Chine d’aujourd’hui, qui est une puissance. Il a fallu donc que Mao Tsé Tung prône ce qu’il a appelé la révolution culturelle.

Donc, ce qui s’est passé chez nous n’est pas rien et ça mérite d’être encouragé. Je ne serais pas en train d’écrire mes mémoires, que j’aurais fait un écrit sur ça. J’avais même envisagé, avec un ami à la sortie de la cérémonie d’investiture, qu’on se rende chez le Mogho Naaba pour planter un arbre de la dignité (avec sa permission). Mais pour n’avoir pas eu au préalable cette autorisation, nous avons avisé.


Cliquez ici pour lire aussi Burkina : « Nous n’avons pas de problème de société, nous avons des problèmes d’individus », décèle l’ambassadeur Mousbila Sankara


Lefaso.net : Le MPS a, lors de cette investiture, traité le pouvoir Kaboré d’être ingrat envers Yacouba Isaac Zida. Ces propos ne confortent-ils pas ceux-là qui pensent qu’il y a simplement eu « transmission » du pouvoir entre la transition et le pouvoir actuel ?

Mousbila Sankara : Si la transition n’avait pas travaillé à écarter des candidats (CDP, ADF/RDA), ils allaient, peut-être, être élus, mais pas avec un score aussi confortable. Voici la réalité des faits qu’historiquement, on ne doit pas oublier. Aujourd’hui, ceux qui sont au pouvoir se rappellent-ils qu’ils doivent leur pouvoir à Zida ? Zida a été licencié de l’Armée. Mais, depuis quand Blaise Compaoré s’est présenté à un rassemblement ?

A-t-il déjà été passé devant un Conseil de discipline ? Non ! Mais je n’ai pas non plus appris qu’il a été depuis radié de l’Armée. Même Djibrill Bassolé, je ne sais pas s’il a été radié. Il y en a d’autres. Alors, il n’y a rien de plus révoltant pour un homme qu’une telle injustice. Si nous n’avions pas travaillé pour demander au général de laisser tomber sa volonté de venir coûte que coûte, on était dans des problèmes. Si vous poussez même les chefs coutumiers à sortir de leur réserve, comme pour dire : "foutez-nous la paix maintenant", ce n’est pas une bonne chose.
Regardez l’état du pays, des gens sont tués à longueur de journée, et on marche, comme si de rien n’était. Ce n’est pas bon. Il faut que les gens aient la suite dans les idées.

Là où il se situe la Maison du peuple là, il y a un Dima de Boussouma qui y est enterré. Ils ont été convoqués ici à Ouagadougou par le colon pour faire passer des messages. A la fin de la rencontre, le colon aurait demandé si quelqu’un avait quelque chose à dire. C’est là qu’il a levé la main, a pris la parole pour dire que cette façon de les convoquer doit être la dernière, que s’il veut que les chefs soient des auxiliaires, qu’il les respecte. Il a été tué sur place et il a été enterré là-bas, à côté d’une hutte qui servait de lieu de soins aux malades des endémies.

Bref, on ne peut pas tout raconter, mais c’est pour dire que les gens doivent faire attention, ils doivent regarder derrière eux quand ils posent des actes. Ici ou ailleurs, la chefferie coutumière a payé de sa vie pour la dignité et pour la reconstitution de notre pays dans son territoire actuel. C’est aussi pour préciser que les grands-parents de certains chefs aujourd’hui ont eu du mérite, en payant déjà, plusieurs années à l’avance, ce que nous avons aujourd’hui comme espace. La chefferie coutumière (de toutes les contrées) peut beaucoup contribuer aujourd’hui à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. Il faut simplement savoir la mettre à contribution.

Lefaso.net : Vous louez Zida, mais ceux d’en face également disent qu’il n’est qu’un accident de l’histoire, qu’il n’a aucun mérite ; il a hérité d’un pouvoir que le peuple a arraché !

Mousbila Sankara : C’est très bien. Le peuple a commencé la lutte quand ? C’est même pour ça qu’il faut le féliciter ! Depuis l’avènement de la démocratie, un parti comme l’UNIR/PS, les sankaristes en général, et autres ont demandé le départ de Blaise Compaoré. Personne ne demandait la dissolution du RSP. Le 31 octobre (2014), Blaise Compaoré est parti, mais le RSP est resté !

Zida a posé un acte au bon moment ; ce qui a permis d’atteindre l’objectif. Ce n’est pas sûr qu’avec le RSP, ceux qui sont au pouvoir allaient pouvoir gouverner. Nous n’avons pas dit que Zida a bataillé seul, il a posé un acte que nous apprécions. S’il y a eu quelqu’un qui a bataillé aussi, c’est bien le général Diendéré (Gilbert), mais est-ce que ça lui a rapporté ? Donc, ce n’est pas le volume du travail, c’est l’acte et l’opportunité. D’ailleurs, comme le dit cet auteur : un seul coup précis vaut mieux que mille coups donnés au hasard.

Les gens ont simplement eu les moyens pour attirer le peuple pour être au pouvoir, et ces moyens-là, ils ne sont ceux d’aucuns d’entre eux et ils le savent bien. Si les tout premiers avaient voulu faire comme eux, ça n’allait pas être bien pour le pays.

Lefaso.net : Et c’est tout cela qui a mérité votre adhésion à son parti, le MPS, au détriment du parti avec lequel on vous a jusque-là connu ?

Mousbila Sankara : C’est non seulement tout ce que j’ai évoqué, mais également le fait que Zida et son président, Michel Kafando, ont ouvert le dossier Sankara (Thomas) qui était jusque-là un tabou. Le dossier était déposé et il fallait qu’un ministre de la défense signe. Et comme Blaise Compaoré était presque toujours le ministère de la Défense, ça ne pouvait pas passer. Le président Kafando, par le fait du prince, a rouvert le dossier. Rien que cet acte me satisfait.


Lire aussi Situation nationale : « Ce peuple n’a pas envie de s’en sortir ; ce ne sont pas les solutions qui manquent », pose l’ambassadeur Mousbila Sankara


Depuis le 15 octobre (1987), le corps de Thomas Sankara n’a jamais été remis à la famille ; il est soit entre les mains de l’Armée soit entre les mains de la justice. On ne sait plus quelle hantise y-a-t-il à remettre le corps à la famille. Mais au moins, il faut remettre le corps à la famille ; parce qu’en Afrique, quand quelqu’un décède, il y a quand même des actes rituels que la famille observe ! Mais dans notre cas, ce n’est jamais le cas ; on s’arrange toujours à dire qu’un tel de la famille n’est pas d’accord ou ceci ou cela. On trouve toujours un prétexte, alors qu’en Afrique, quand il y a un décès, on sait aussi qu’il y a toujours une hiérarchie sociétale.

Lefaso.net : … pensez-vous que tout cela est savamment orchestré … ?

Mousbila Sankara : Bien-sûr que, c’est à mon avis, organisé. Moi qui suis assis, j’aurais bien voulu rencontrer Roch Kaboré, pour lui dire ce que je suis en train de vous dire. Permettez qu’on ait le corps, ne serait-ce qu’une semaine, pour pouvoir organiser des funérailles selon nos coutumes. Ça pouvait se faire ainsi, avant de le mettre dans un caveau ou le cimetière militaire.

Si vous dites aussi qu’on ne peut pas remettre le corps parce que c’est un militaire, alors qu’on l’enterre ! Surtout qu’il est dit qu’on a cherché l’ADN, mais on n’a pas trouvé. Pourtant, j’ai lu quelque part que même des pharaons morts, il y a trois mille ans, ont pu être identifiés par l’ADN ou au carbone 14 pour savoir de quoi ont-ils quitté ce monde.

Donc, ce ne sont pas ceux qui sont morts hier qu’on ne peut savoir. Bref… ! Interrogeons-nous sur ce que sont devenus la veuve et les orphelins de Thomas Sankara. Héritiers que nous sommes et Etat, qu’avons-nous fait pour eux, pour l’éducation des orphelins, leur avenir ? Nous préoccupons-nous assez de leur avenir ?

Pour preuve, mêmes les documents de voyage burkinabè ne leur ont pas été accordés (en tout cas, à ma connaissance). Mariam Sankara (elle est née à Mopti, Mali) et ses enfants voyagent avec des documents non-burkinabè. C’est cela la réalité. Pourtant, je pense que de façon exceptionnelle, on aurait pu leur donner ces papiers.

Lefaso.net : Ceux qui sont supposés être à la base de sa mort n’étant plus au pouvoir, pourquoi certains actes tardent donc ?

Mousbila Sankara : Tu es Burkinabè, je sais que tu comprends ce que je veux dire : ce peuple est malhonnête en sa partie intellectuelle. Quand je dis ce peuple, j’en fais partie. Blaise Compaoré, à la limite, a tué Thomas Sankara pour prendre le pouvoir, mais il y a eu des gens pour l’accompagner... C’est pour dire que Thomas (Sankara) est l’anti-thèse de ce peuple. Ce n’est pas avec cette génération que Thomas Sankara aura sa reconnaissance. Dr Ra-sablga Seydou Ouédraogo l’a si bien résumé : Thomas Sankara partout, Thomas Sankara nulle part.

Entretien réalisé par Oumar L. Ouédraogo

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Vos commentaires

  • Le 3 novembre à 21:39, par 𝐋𝐀𝐆𝐔𝐈 𝐀𝐃𝐀𝐌𝐀 En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    L’histoire est têtue et nul ne peut la recycler par n’importe quelle manœuvre que ce soit ni politique et encore moins intellectuelle car l’histoire se veut inamicale et insensible donc TÊTUE de ce fait voici que l’histoire retient de la date du 15/10/1987 fin d’une dictature et d’un dictateur sanguinaire que l’histoire du Faso ait jamais connue Vive la démocratie Vive la liberté Vive le 𝐂𝐃𝐏 Victoire au 𝐂𝐃𝐏 pour la paix la stabilité et la prospérité Qu’Allah bénisse son Excellence 𝐁𝐋𝐀𝐈𝐒𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐀𝐎𝐑𝐄 et sa 𝑵𝑶𝑩𝑳𝑬 𝑭𝑨𝑴𝑰𝑳𝑳𝑬

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    • Le 4 novembre à 11:55, par Amidou En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

      𝐋𝐀𝐆𝐔𝐈 𝐀𝐃𝐀𝐌𝐀, tu vas "gueuler fatiguer" car le vrai dictateur, l’unique dictateur que ce pays ait connu est bel et bien la personne que tu adores : Blaise Compaoré. Le Capitaine Thomas SANKARA a peut-être fait des choses qui n’ont pas plu à beaucoup en son temps. Mais, comme on le dit, "on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs" ! On ne peut construire un pays sans violer des droits humains. Citez-moi un pays sur cette Terre, développé, qui n’a pas violé un seul droit d’un seul de ses citoyens ! Il n’y en a pas !

      Un dictateur ne donne pas sa vie pour son peuple ! Mais tu peux continuer de gueuler seulement ! On te connait maintenant.

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  • Le 3 novembre à 22:39, par Diongwale En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    .
    Merci, ambassadeur Mousbila Sankara, vous avez parlé clair, et je suis ravi que vous l’ayez fait. Je souhaite que beaucoup de Burkinabè vous entende. Longue vie à vous.

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  • Le 3 novembre à 22:48, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Aya !!! Voici mon opinion sur cette affaire. Peut être que certaines informations données notamment les histoires de passeports des enfants de Sankara ne sont pas connues par RMCK. Donc je demande à Maître Sankara de voir cette affaire de prêt. Notamment permettre à la famille de disposer du corps du président Sankara pour les rites ancestrales et remettre des passeports dès demain aux enfants de Sankara. Moi je vote RMCK à la présidentielle et L’UNIR/PS aux législatives. En même temps, je suis un sympathisant de Yacouba Isaac Zida. Pour moi, il ne devrait pas y avoir trop d’antagonismes entre Isaac Zida et RMCK mais comme vous savez la politique a ses côtés insondables. Le problème, je crois est que le président RMCK et Isaac Zida ont pratiquement les mêmes électeurs, les mêmes grands soutiens et cela a fait peur au président RMCK qui s’est inutilement précipité pour vilipender Isaac Zida.. Voila la vérité tout crue.

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  • Le 4 novembre à 08:09, par Juste En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Si ce qui est dit par rapport au traitement subit par la famille de SANKARA est vrai, il y a un problème. Qu’est ce que la veuve et les enfants ont fait pour qu’on les renie la nationalité Burkinabè ? On fait frapper d’indignité des innocents et chaque jour on parle de réconciliation. Chaque jour qui passe, nos pratiques et comportements nous éloignent de la réconciliation ; pendant que dans d’autres pays on se bat pour rapatrier les dépouilles mortelles parce qu’il n’est pas question de laisser les morts à l’extérieur, chez nous ce sont les vivants mêmes qu’on ne veut pas sentir. Qu’on le veuille ou pas, toute la classe politique actuelle (surtout ceux qui sont au pouvoir et quelques opposants) a accompagné Blaise dans l’assassinat de SANKARA ; si pour cela on est gêné devant sa famille, il faut avoir le courage d’assumer. N’en rajoutez pas le mal au mal. La vérité, justice et réconciliation que vous chantez tant, doit aussi passer par là.

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  • Le 4 novembre à 09:18, par Lionceau En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    " : ce peuple est malhonnête en sa partie intellectuelle. Quand je dis ce peuple, j’en fais partie. Blaise Compaoré, à la limite, a tué Thomas Sankara pour prendre le pouvoir, mais il y a eu des gens pour l’accompagner... C’est pour dire que Thomas (Sankara) est l’anti-thèse de ce peuple. Ce n’est pas avec cette génération que Thomas Sankara aura sa reconnaissance. Dr Ra-sablga Seydou Ouédraogo l’a si bien résumé : Thomas Sankara partout, Thomas Sankara nulle part."

    Merci Tonton Mousbila. Je suis d’accord avec vous, on aura beau juger les assassins, beau condamné BC, ce serait juste pour assouvir le désire de vengeance des amis et parents du PF. On ne retrouvera encore " thomas sankara nulle part" comme ledit Kôra Ra-sablga"

    Et puis Tonton Mousbila, si vous avez compris ça vous devrez comprendre Maitre. Le PF n’existe plus que :
    - dans le discours ’Politiquement à la MODE (comme la sécurité, l’emploi des jeunes.. ;" et,
    - Dans la rancœur contre BC". C’est pourquoi je rigole souvent avec des amis en leur disant, mieux vaut que le procès de l’assassinat du PF tarde pour qu’on continue de parler de lui.

    Le vieux Ka ne sera pas d’accord avez moi, mais c’est la triste réalité. Le PF a surestimé l’engagement REVOLUTIONNAIRE de son peuple en acceptant sacrifier sa vie pour lui. Il n’y avait pas ou plus 8 millions de sankara le 16 octobre 87 ni encore aujourd’hui

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  • Le 4 novembre à 14:00, par ka En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Mon jeune Lionceau, ne t’approche pas de près à un vieux lion qui dort. Comme tu vois, je ne commente pas sur cette sortie de son honorable Mousbila Sankara malgré que je cautionne les actes forts d’I. Zida.

    Jeune lionceau, tu commences à devenir un vrai lion, mais sache qu’après la fuite de Blaise Compaoré, beaucoup de langues se déchainent pour parler de Thomas Sankara comme ma part de vérité, dont je dirai que tous ceux-ci, qui ne regarde que moi, ne sont que des nuages qui passeront, et laisseront apparaître un jour le ciel avec sa lumière.

    Personne, je dis personne ne peux parler de Thomas que par Trois personnes et un journaliste bien connu : malheureusement la troisième personne que Thomas a choisi comme son ange gardien n’est plus de ce monde. Mais les deux personnes vivantes qui sont Mariam Sankara et Blaise Compaoré rigoleront de certaines sorties des personnes qui se disent proches de Thomas Sankara, mais loin de l’homme.

    Mon jeune Lionceau, ce que tu viens de reprendre les dires de son honorable Mousbila Sankara est ton droit, comme l’auteur lui-même d’ailleurs. C’est pourquoi je ne te contrarierai pas, car nos différences dans ce forum font la richesse des débats.

    Oui la chute de Blaise Compaoré à redonner des ailes a plusieurs personnes dites connaître Thomas Sankara pour parler de lui. J’aurai bien voulu que Blaise Compaoré réponds a ces personnes, ou Mariam. Surtout j’aurai bien voulu, que l’homme que Thomas Sankara considérait comme son ange, celui qui avait son agenda, ses pensées soit là pour répondre à son honorable Mousbila Sankara, ou celui qui a écrit sa part de vérité. Cet homme à l’évidence hanté à jamais par la mort le 15 octobre 1987 de son mentor et ami, Thomas Sankara, était petit à petit sorti du silence qu’il s’imposait depuis des années. Il avait accepté de parler, en off d’abord, puis publiquement, et avait commencé à livrer des détails sur la fin tragique de celui qu’il était censé protéger.
    Il s’était même pris à rêver d’un retour définitif au pays et écrire sa part de vérité. Il n’en aura pas eu le temps : Je veux parler d’Etienne Zongo le fidèle aide de camp de Thomas Sankara, qui est mort dans son pays d’exil, le Ghana.

    Mon jeune Lionceau : Thomas SAnkara est toujours là : Car, son image est encore plus grande aujourd’hui dans le monde. Comme lui-même le disait : « On n’assassine pas les idées, on combat les idées ». Ainsi, ceux qui ont cru qu’ils pouvaient le classer dans les oubliettes en l’assassinant l’ont même grandi parce que ses idées sont devenues encore plus populaires. C’est le seul chef d’état du continent depuis nos indépendances qui a eu le courage politique de rompre franchement avec ce qui a fait son temps pour autoriser l’exploration d’autres voies susceptibles d’ouvrir un véritable dialogue entre les peuples qui était son grand objectif. C’est pourquoi mon jeune Lionceau devenu un vrai Lion, le monde a compris que Thomas Sankara se rangeait résolument aux cotés des peuples qui luttent pour la conquête de leurs droits naturels. Voilà pourquoi l’idéologue et visionnaire Thomas Sankara est porté dans l’histoire par les voies réservées aux chevaliers de la liberté et aux hommes de progrès. Merci d’avoir pensé a ton vieux Ka.

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  • Le 4 novembre à 14:50, par ollo En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Pour une vraie réconciliation au Burkina, il faut d’abord que la génération actuelle avoue publiquement qu’elle a échoué. Si les intellectuels d’après le 15 octobre 1987 ne font pas leur méa culpa comme ce cher SANKARA Mousbila, les générations qui viennent les citeront à leur grande honte. Sinon, comment comprendre qu’on ne s’offusque pas de 27 ans d’exil d’une veuve et de 2 orphelins burkinabè et que maintenant notre esprit s’ouvre soudainement pour reconnaitre qu’il y a des exilés qui doivent rentrer.

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  • Le 4 novembre à 15:56, par Peuple insurgé En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Si les problèmes de documents des héritiers de Sankara sont vrais, à quoi donc ont servi les actions de Me Sankara et la coalition de UNIR PS avec le MPP ? Sachant que dans les rectificateurs du 15 octobre 87 il y en a actuellement dans les cercles du pouvoir ?

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    • Le 4 novembre à 19:39, par Lionceau En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

      Je suis presque sûr qu’après le départ de BC, personne n’a mis un frein au retour de la famille du PF. A mon avis c’est un faux problème, même avec des document d’autres pays, et je suppose français puisque M S vit là-bas, ils peuvent rentrer et sortir comme ils veulent. Il y a plein de Burkinabè qui rentrent et ressortent au faso avec des passeports étrangers.

      En plus, en ma connaissance, depuis le départ de BC, M S ou ses enfants ne se sont jamais plein à ce sujet.

      Là là je pense qu’on exagère un peu.

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  • Le 5 novembre à 12:29, par EBENEZER En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Aucun doute que Thomas SANKARA fut un homme intègre et honnête.
    Son seul objectif était de parvenir au développement du Burkina Faso.
    Comme beaucoup d’autres révolutionnaires dans le monde, le jeune capitaine n’a pas pu concilier ses ambitions de développement de son pays avec le respect des droits humains entrainant ainsi certaines violations des droits humains. Les erreurs commises ne lui sont pas directement imputables mais plutôt aux comités de défense de la révolution et à son entourage.
    L’ex premier ministre Isaac Yacouba ZIDA s’est donné à fonds pour bien conduire la transition ( au péril même de sa vie) avec le président Michel KAFANDO.
    Ayant commis l’erreur de quitter son pays par crainte de risque pour sa propre sécurité, le dinosaure politique .Salif Diallo en profite pour le ’’ charger ’’ le traitant comme un diable ; cependant les plus avisés ont vite reconnu que c’est pour le noyer politiquement que ceci a été fait et à dessein.
    A mon avis la seule charge réelle qui pèse contre l’ ex premier ministre de la transition est la faute de désertion de l’armée en tant de paix.
    Le reste n’est que machination et politique politicienne.

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  • Le 5 novembre à 12:42, par SOME En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    ce peuple est malhonnête en sa partie intellectuelle. Quand je dis ce peuple, j’en fais partie. Blaise Compaoré, à la limite, a tué Thomas Sankara pour prendre le pouvoir, mais il y a eu des gens pour l’accompagner

    voila bien notre probleme au burkina mais aussi dans toute l’afrique. La fraction la plus pourrie de notre peuple c’est bel et bien ces gens là. lui meme qui vient parler de sankara, il etait ou depuis ? Meme en Lybie ou il etait cense etre les yeux et les oreilles de la revolution, comment peut-il dire avoir ete surpris par le 15 oct 87 quand tout est parti de Lybie ? Tous ces individus taupes autour de sankara et qui etaient fatigues de la revolution et voulaient l’arreter tout simplement. Blaise savait sur qui il pouvait compter pour faire son coup. Qui etaient au courant de tous les deplacements de sankara et meme des discours (secrets normalement) qu’il devait prononcer pour les diffuser en public ou donner des informations secretes dans les tracts, etc. ce sont des gens tres proches de sankara
    Oui je disais que certains vont commencer a parler. en voila un. Mais ca nous permet de voir qui etait vraiment qui et qui faisait quoi ? Venir nous dire et pour nous faire cautionner qu’on ne peut pas retrouver l’ADN !!! c’est quand meme fort et ca dit tout. Deja meme dire a la france de faire les tests, c’est vraiment le comble. Mais on sait pourquoi ces choix. On a deja entendu certains a demi mots : les guissou, les kientega, alouna, le lion, Valere, etc. On attend les autres.
    SOME

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  • Le 5 novembre à 13:34, par Marc TASSAMBEDO En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    chapeau bas à M. Mousbila SANKARA
    Vous avez dit haut ce que moi je pense bas sans oser en parler à quelqu’un : "j’ai assimilé Zida à Thomas (Sankara)".
    Je connais des gens qui vilipendaient Sankara "THOMAS" et qui curieusement aujourd’hui qu’il n’est plus sont devenus ses chantres.
    Comme quoi on ne reconnais la valeur de quelque chose ( quelqu’un) que lorsqu’on la perdue.
    Aujourd’hui Zida est incompris .......
    Je pense qu’on a intérêt à chercher à le comprendre.

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  • Le 5 novembre à 16:54, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Yacouba Isaac Zida, dossier Sankara, pouvoir Kaboré : Les confessions de l’ambassadeur Mousbila Sankara

    Un général qui déserte l’armée en temps de paix qu’on assimile à Thomas SANKARA ? Vieux père, si vous voulez , vous pouvez supporter votre idole ZIDA mais il faut oublier le nom de THOM à ce moment. Le parti de ZIDA c’est un parti confessionnel pour ceux qui veulent investiguer un peu.

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