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Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET • mercredi 28 octobre 2020 à 19h50min
Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

La zone de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a entrepris de réformer son système monétaire, particulièrement sur ce qui la lie à la France dans ce système. Cette décision intervient à un moment où le sentiment antifrançais est exacerbé par la présence de l’Hexagone dans les affaires politico-économiques et militaires des pays africains. Le système monétaire de la zone franc CFA, d’une manière générale, est de plus en plus récusé, la France étant accusée d’entretenir toujours des relations néocoloniales avec les pays de l’UMOA. La commission des finances sur le franc CFA, commission française, après avoir écouté des structures et personnalités phares, a dressé un état des lieux et un bilan de la Zone franc. Ils sont revenus sur les critiques formulées à l’encontre de ce système monétaire et ont tenté de déconstruire le mythe qui prévaut.

Trop souvent délaissés ou sous-estimés, les accords monétaires internationaux (France – Zone franc) sont aussi caricaturés, servant de prétexte aux querelles politiciennes et alimentant en parallèle le populisme et le sentiment antifrançais.

La commission estime dans son rapport qu’il est vrai, et cela vient en grande partie du nom de la monnaie et de son histoire, et qu’il est difficile de dissocier le franc CFA de la France-Afrique. « Mais cette appréciation est à la fois trop restrictive et témoigne d’une trop grande inertie, sans considération pour les évolutions intervenues depuis les années 1960 et 1970 », rapportent Nathalie Goulet, rapporteur spécial, et Victorin Lurel, rapporteur.

« Au moment où l’information sur les réseaux sociaux tend à supplanter les travaux de fond, où l’émotion fait œuvre de raison, nous avons choisi, malgré les conditions de travail très particulières dues à la crise sanitaire, de dresser un rapport détaillé sur ce sujet, afin de nourrir de futurs travaux, et notamment ceux qui porteront sur les nouveaux accords de coopération monétaire avec les pays de la Zone franc », poursuivent-ils.

Une histoire qui a connu des évolutions

La Zone franc CFA compte quinze pays africains. Dans la réalité, il s’agit de la France et quinze Etats d’Afrique subsaharienne : les Comores, les huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et les six pays membres de Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Selon les rapporteurs de la commission, contrairement à une idée communément répandue, il n’existe donc pas un franc CFA mais deux francs CFA : celui de la Communauté financière africaine pour l’Afrique de l’Ouest (XOF) et celui de la Coopération financière pour l’Afrique centrale (XAF), ainsi que le franc comorien (KMF).

Le fonctionnement de la Zone franc repose sur quatre principes fondamentaux communs aux trois zones monétaires et trois monnaies qui composent cette zone franc CFA : parité fixe avec l’euro (1 euro vaut 655,957 francs CFA, XOF ou XAF ; et 491,968 francs comoriens, KMF) ; garantie de convertibilité illimitée et inconditionnelle des francs CFA et comorien en euros ; centralisation de la totalité de leurs réserves de change officielles auprès de leur banque centrale ; et la liberté des transactions et des mouvements de capitaux à l’intérieur de chacune des zones monétaires.

En tant que partie aux accords monétaires internationaux et garant, la France nomme des représentants dans les trois instances techniques de la BCEAO et de la BEAC : les Conseils d’administration des banques centrales, les Comités de politique monétaire et les Commissions bancaires des unions monétaires. Il n’y a pas de représentant dans les instances politiques. Dans la BCC, la France est présente au Conseil d’administration, qui assume les tâches dévolues dans l’UMOA et la CEMAC au comité de politique monétaire et au collège de supervision bancaire.

Pour les rapporteurs, le refus vis-à-vis de la monnaie de la Zone franc est aussi bien lié à son origine qu’à son histoire. Le franc CFA fut d’abord le franc des Colonies françaises d’Afrique depuis décembre 1945. Emise dans un premier temps par la Caisse centrale de la France d’Outre-mer, puis par la BEAC et la BCEAO, respectivement à partir de 1977 et 1978, elle reste toujours fabriquée en France. La dénomination a changé par la suite mais le sigle et sa charge symbolique demeurent. Cependant, relève les rapporteurs, le franc CFA a aussi servi de levier aux processus d’intégration monétaire et économique en Afrique.

Entre critiques et rejet de l’analyse critique

Dans leur rapport, les commissaires reviennent sur dix constats portés sur la Zone franc. Il s’agit des critiques reformulés à l’encontre de système monétaire de la Zone franc CFA, pour lesquelles ils veulent déconstruire le mythe. Entre autres, ils ont cité la possibilité de taxation des réserves déposées au Trésor français et leur probable contribution à financer la dette française, la stabilité monétaire et la maîtrise de l’inflation, les obstacles à la croissance et au développement des pays de la Zone franc, l’obstacle à la compétitivité des produits de la zone. Des théories battues en brèche par les rapporteurs de la commission qui estiment que les pays de l’UMOA ne sont pas significativement moins performants que leurs voisins ouest-africains, en suivant certains classements.

Par ailleurs, les rapporteurs estiment que la parité fixe avec l’euro serait plutôt un atout pour l’ensemble des entreprises étrangères, et non pour les entreprises françaises de façon particulière. Aussi, depuis quelques années, constatent-ils, il y a une diminution de la part de la France et de la zone euro dans les échanges avec l’UMOA et la CEMAC.

Enfin, la décision de faire fabriquer ses billets en France ne relève pas d’accords monétaires, mais d’accords commerciaux, et donc d’une libre décision des banques centrales de la Zone franc. Les rapporteurs font remarquer à ce sujet, qu’à ce jour, seuls neuf pays africains disposent d’infrastructures nécessaires à la fabrication sur place de leurs billets.

Les membres de la commission sont néanmoins unanimes, qu’au-delà de la modernisation nécessaire de l’accord de coopération monétaire entre la France et les pays de la zone franc, qui n’a pas été modifié depuis le début des années 1970, la réforme doit également répondre aux mouvements de contestation qui ont émergé à l’encontre du franc CFA. La réforme du franc CFA en Afrique de l’Ouest est un triple impératif pour la France, estime la commission.

Un impératif de communication, un impératif d’évaluation du risque financier et un impératif de clarification du rôle de l’Union européenne. Cependant, même si elle propose des changements symboliques et structurels à même d’apaiser certaines critiques, la commission pense que la réforme du franc CFA en Afrique de l’Ouest suscite encore des interrogations sur sa portée à court et à long termes.

Synthèse d’Etienne Lankoandé
Lefaso.net


L’évolution de la parité des francs CFA

1945 : 1 franc français = 0,588 franc CFA
1948 : un franc français = 0,5 franc CFA
1960 : introduction du nouveau franc français ; un franc français = 50 francs CFA
1994 : dévaluation du franc CFA ; un franc français = 100 francs CFA
1999 : arrimage du franc CFA à l’euro ; un euro vaut 655,957 francs CFA
Source : Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, « Histoire du franc CFA », https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa

Vos commentaires

  • Le 28 octobre à 22:25, par Cassez-Vous En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le rapporteur spécial de la mission « Engagements financiers de l’Etat »

    O
    n s’enfout du gros gros Francais on ne veut plus de cette monnauie de singe. Nous voulons une monnaie Africaines à taux flexible, non arimée à l’Euro constitué d’un panier de devises, Et entirement gerer par les Africains, Ca nest quand meme pas compliqué à comprendre.

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  • Le 28 octobre à 23:23, par Bao-yam En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime la commission des finances sur le franc CFA

    Ceci ressemble à une vraie comédie. Ceux-là même qu’accuse de profiter de la monnaie au détriment des Africains créent une commission pour dire que finalement les accusations ne sont pas fondées. Y a-t-il quelqu’un qui s’attendait à une autre conclusion ?

    Ça serait drôle s’il n’y avait l’avenir de l’Afrique en jeu. Quelle est la raison d’être de cette monnaie en 2020, à l’heure où la France/l’Europe n’est pas le principal partenaire économique de la zone franc ?

    La république très très très ... démocratique du FRANCwana devrait exaucer les vœux des peuples africains et simplement leur permettre de gérer leur propre monnaie. C’est ça la démocratie, non ? Est-ce que les décisions de Ouattara et Macron ont été débattues dans une seule assemblée nationale africaine ? Vous trouvez pas ça bizarre vous les très très démocrates français ?

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  • Le 29 octobre à 03:31, par ASSAN En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime la commission des finances sur le franc CFA

    1945 : 1 franc français = 0,588 franc CFA
    1948 : un franc français = 0,5 franc CFA
    1960 : introduction du nouveau franc français ; un franc français = 50 francs CFA
    1994 : dévaluation du franc CFA ; un franc français = 100 francs CFA
    1999 : arrimage du franc CFA à l’euro ; un euro vaut 655,957 francs CFA

    MEME UNE BETE SAUVAGE COMPREND QUE LE FCFA EST PUREMENT ET SIMPLEMENT UN VOL.

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  • Le 29 octobre à 09:18, par Akim En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime la commission des finances sur le franc CFA

    Mais en même temp cette dévaluation permet aux pays de la zone euro d’avoir des matières premières à coûts faibles.
    Je ne pense pas que l’on perdra à abolir cette parité. Les matières premières sont la base de tout produits.

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  • Le 29 octobre à 10:40, par Alexio En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime la commission des finances sur le franc CFA

    La plus grande arnaque de lhistoire de notre fausse independance donner par le General DeGaule aux pays dits francophones en 1960. Apres le NON de Conakry par le Panafricain SEKOU TOURE en 1958 en Guinee.

    La France pour masquer sa strategie de perrenniser son colonialisme en Afrique a d abord signer des contrats de cooperation avec ses anciennes colonies.

    L introduction du FRANC-CFA, un systeme monetaire Nazie dont elle meme fut victime sous l occupation nazi. L economie francaise etait sous controlle de l Hitler Nazi. Le Reischmark ou le Mark etait survaluer de 12 a 20 francs.

    La France etait sous pression economique.

    C est le meme syteme economique qu elle a introduit quand sa liberte etait recouvrer par l apport des soldats africains baptises pejorativement tirailleurs afriacain.

    Quel mepris rasiste ! Bref ! Apres la guerre la France etait faucher comme un rat d eglise.

    Elle reaplique ce systeme naziste sur les quinzes pays d afrique pour exploiter notre continent par le biais du Biais du FRANC-CFA, pour propulser son economie axee sur la mise de nos matieres sans contrepartie equitable ou existante.

    Les comptes d operations de montre cette anarque tabou dont la thematique n a jamis ete discuter ni au Senat ou a l Assemblee Nationale.

    Cet outil expropriation de nos richesses economique, monetaire, culturelle, sosial nous tenant hors des decisions et strategiques politiques a notre profit. mais a la construction de la France et sa geopolique jusqu a nos jours.

    Nous n avons pas notre independance monetaire qui lier anotre independance totale. De creer notre propre destin selon les aspirations de nos peuples africains.

    L Elysee est devenu le centre des decisions politiques dans tous ses pays sous cette imposture monetaire. Les coups d Etats mies a cela sont pertinents.

    La France a tuer nos presidents qui n estaient pas d accord avec ce systeme predateur. Parceque elle nous empeche de batrre notre propre monnaie, pour nous developper industriellement nos matieres premeires qui font vivrent ses industries.

    La monnaie est la quodition sine qua non d une economie dans le marche international, d ou les fluctuations sont dynamiques, regissant le l offre et la demande.

    Donc la maitrise des taux directeurs pour un pays qui a sa propre monaie. Les Pays dits Anglophones n ont pas cette main-mise de leur ancien colonisateur.

    L Afrique n a rien a nous demontrer. Nos voirs dans le tresor francais est inconnu par le peuple des pays respectifs.

    Notre depot d or guanrantissant toute cette anarque-la devoile aussi que la France ne guarantit rien d autres que son profit qu elle retire de ses placements de ses avoirs des exportations dans le marche des capitaux des bourses des valeurs internationaux.

    C est aussi a Chamaliere que le FRANC-CFA est produit en creant des emplois pour les francais depuis 1945. On nous bernent avec la politique et la maitrise de l inflation.

    Alors qu en economique du developpement etatique la grade l inflation ne veut pas dire qu on ne peut investir en infrastructure industrielle. Le NIgeria ou le Ghana sont des preuves patentes.

    Tant que vous avez votre propre monetaire politique sous la main c est possible de ljouer al baisse a la hausse pour contrer les contraintes du marche.

    En Afrique aujourdhui on a des experts qui n ont rien a envier les autres pays autonomes monetairement. C est qu une question politique et de souverainetete.

    Cessez de nous bluffer.

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  • Le 29 octobre à 12:02, par Obliviateur ! En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Le Franc CFA est bel et bien un problème pour le développement des pays africains concernés. Comment puis-je disposer de mon argent quand je veut et comme je veux si quelqu’un a mon porte-monnaie. Et pourquoi la France veut-elle maintenir des accords signés par des amateurs et quasi-illettrés aux temps des soi-disantes indépendance ? Si la France est sûre de sa compétitivité en Afrique elle doit accepter que les pays africains des zones CFA utilisent pour leur monnaie à un pannier de devises et, cette monnaie doit obligatoirement être imprimée en Afrique. Nous pourrons l’infrastructure en cette fin.

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  • Le 29 octobre à 12:13, par Fatogos En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Si ces gens là mangent avec la France nous non !! On notre propre monnaie avec la non ingérence de la France car aujourd’hui on a suffisamment d’experts.

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  • Le 29 octobre à 18:28, par Sidpassata Veritas En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    C’est très difficile de démontrer l’évidence et de comprendre ce qui est simple et claire comme l’eau de roche. Messieurs les français, vous êtes bons et gentils, mais nous voulons être libres tout simplement, même en ce qui concerne notre politique monétaire. Même si vous ne comprenez pas cette chose simple, admettez-la simplement comme notre droit. Dans tout ça, j’en veux énormément à nos chefs d’état, incapables qu’ils sont de s’affirmer devant la France. C’est ainsi que nos indépendances politiques ont été biaisées dans les années 1960. La leçon devrait porter aujourd’hui pour prendre sans faux fuyant, notre indépendance monétaire sans aucun compromis avec le France. Il faut se séparer et que chacun garde ce qui lui appartient et en fasse ce qu’il veut, que cela l’emporte au paradis ou en enfer.

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  • Le 29 octobre à 21:51, par baibyinde En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Pendant la deuxième guerre mondiale, les USA, l’Angleterre, le Canada, L’Australie, La Nouvelle ZELANDE et les pays africains ont tous sacrifié les vies de leurs citoyens pour libérer la France, du Nazisme. après cette libération, l’OTAN a été créé pour assurer à la France une protection des alliés en cas de nouvelle agression. Cependant, Charles DEGAULE ne s’est reposé sur ses lauriers en se disant que désormais, la France jouit d’une alliance solide qui la protègera désormais ; au contraire, DEGAULE a cherché à acquérir la Bombe Atomique ; pourquoi ????
    Pour assurer l’indépendance de la France vis à vis de ses alliés.
    Aujourd’hui, l’Afrique veut son indépendance monétaire vis à vis de la France, son alliée traditionnelle malgré les accords monétaires que vous chantez haut et fort qu’ils protègent l’afrique. ce n’est pas si compliqué que ça.

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  • Le 30 octobre à 08:14, par Dedegueba SANON En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Il y a là manifestement un " conflit d’intérêts ". Le sénat français, donc l’émanation de la crème politique française, qui doit produire un rapport sur le franc CFA ? Que voulez vous que cela donne ? Ils ( les français) nous ont appris l’art de la dialectique, alors si on voulait être juste, une commission neutre ( ni française ni zone UEMOA) devrait être à la manœuvre pour un tel rapport, ainsi la vérité serait dite.
    Maintenant, j’ai lu plus haut quelqu’un qui semble cautionner le rapport, en disant que notre monnaie unique sera difficile, du fait que nous-mêmes ne sommes pas unis... Nous devrions donc encore attendre et attendre ? Aucun français patriote ne produirait un rapport qui mettrait en péril les intérêts de son pays, et la France fera toujours du dilatoire pour retarder cette ECO. Macron et son valet ont bien réussi le premier report, ADO savait pertinemment que leur plagiat ne passerait pas, mais aurait le mérite de créer la confusion, toute chose qui va retarder cette union que la France voit d’un mauvais œil.
    La vérité est qu’il va nous falloir une " rupture violente " avec la France. Car " la liberté s’arrache, on ne la donne jamais . Quitte, pour chaque pays , à battre sa propre monnaie dans un premier temps, et l’union viendrait après. Nous avons déjà des pays qui fonctionnent avec leurs monnaies propres.Mais une telle rupture suppose des dirigeants courageux qui aiment leurs peuples. Or la plupart de nos hommes politiques ne défendent que leurs intérêts, et sont même souvent les relais de ces mêmes puissances occidentales, via des grands groupes d’intérêts économiques, si ce n’est cette nébuleuse de franc-maçonnerie.
    Que Dieu veille sur nous.

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  • Le 30 octobre à 08:27, par Habi En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Bla bla bla bla ....... on va bien se marrer quand vous n aurez plus rien qui vous rattachent à la france , décidément vous comprenez rien de rien , on a beau vous l expliquer depuis l indépendance !!
    Vu votre façon de concevoir la société, vous irez tout droit, dans l abime ,
    mis à part , quelques poignées de véreux politico-financiers , qui continueront à s enrichir , à milliards !!
    Pauvre de vous !! vous ne faites que de mauvais choix , professionnels du blabla , amateurs en tout
    Et puis , que les troupes françaises rentrent vite , débrouillez vous entre vous , charité bien ordonné , commence par soi même !!!!!! Tienlo ke !!

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  • Le 30 octobre à 18:01, par adakanla En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    la misere de l’afrique ce sont les africains
    Si nous ne sommes pas capable de decider de nous meme, cest comme ca les autres vont nous trainer la ou ils veulent. C’est incroyable de voir les africain du 21 e siecle incapable de s’affranchir de l’esclavage mental. Personne ne viendra nous sortir de cette souffrance.Nous avons la cle en mains et nous refusons d’ouvrir les porte de notre bien etre. Nous avons suffisamment d’intelligence et de bras pour changer notre destin.La vie chere decoule en parti de ce fichu monnaie de FCFA.

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  • Le 30 octobre à 20:02, par Tilai En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Le Fcfa est une pure anarque de la France Afrique.

    Répondre à ce message

  • Le 11 novembre à 16:43, par Jean-Pierre Desmoulins En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    Quelle tristesse de lire ces commentaires pour un citoyen français comme moi. D’abord le CFA n’a plus grand chose à voir avec la France, puisqu’il est arrimé sur l’Euro. Il reste comme lien entre le CFA et la France d’une part des représentants français au conseil d’administration du machin qui gère le CFA, et d’autre part le cautionnement de la France au système.

    Au lieu de vitupérer, les détracteurs du "CFA-Françafrique" sur ce forum feraient mieux de remercier les citoyens français, à travers leurs finances publiques, d’être prêts à payer pour les bêtises des gouvernants africains. Comme si nous n’avions pas assez de payer pour les nôtres ! En ce qui me concerne, et mon opinion est largement partagée dans l’hexagone, il est temps que soit l’Europe remplace la France pour assumer ce risque, ou bien qu’on laisse les pays concernés se débrouiller tous seuls : après tout, si c’est ce qu’ils veulent, ça nous arrange.

    Nous entendons souvent le même discours en France et, encore récemment, le Front National de Mme Le Pen préconisait la sortie de l’Euro et le retour à une monnaie nationale. Soit qu’un accord de second tour d’élection avec M. Dupont-Aignan l’ait soignée de cette pensée, soit qu’elle ait compris que les Français ne voulaient pas du retour à une monnaie de singe que l’état pouvait fabriquer à volonté, elle a retourné sa veste et abandonnée cette idée.

    Le fond du problème est que la bonne monnaie est celle que les états ne peuvent pas créer à leur guise. Il est tellement plus simple, plutôt que de faire rentrer les impôts et serrer la vis sur les dépenses publiques, d’imprimer des billets ou de laisser les banques faire du crédit à tout va. On connait la suite, l’inflation, les dévaluations. La situation au Venezuela, pourtant pays pétrolier, était devenue ridicule, la monnaie locale ne valant même pas le prix du papier pour l’imprimer.

    Donc avant de vouloir une monnaie africaine, ou de l’Afrique de l’Ouest, posez vous la question de savoir si l’organisme commun que vos gouvernements mettront en place pour gérer cette monnaie aura l’autorité pour les empêcher chacun d’eux de faire des bêtises. Vous y croyez vraiment ? Avez vous une idée du temps qu’il a fallu en Europe entre les premiers traités et le passage à une monnaie unique ? De la somme de contrainte imposée par les traités européens qui, en final, rendent l’Euro possible ? Oui, l’Euro, votre monnaie...

    Répondre à ce message

  • Le 14 novembre à 01:28, par jeunedame seret En réponse à : Monnaie : « L’appréciation du Franc CFA comme héritage de la Françafrique est trop restrictive », estime le sénat français

    La France a un seul talent : le VERBE comme manie de dépossession.
    Mais l’heure est venue de ne plus écouter et se faire séduire ; il faut arracher la liberté sans crainte ni nonchalance ni conditionnement. On ne fêtera plus tous les jours.

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