105 ans du Parti communiste chinois : La Chine met en avant son modèle de gouvernance et sa coopération avec le Burkina Faso
mardi 7 juillet 2026.
À l’occasion du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), célébré le 1ᵉʳ juillet 2026, l’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso a organisé, ce mardi 7 juillet, un colloque placé sous le signe de la gouvernance, du développement et de la coopération bilatérale. Marquée par des expositions et des échanges, la rencontre a permis de retracer le parcours du PCC, de mettre en lumière son rôle dans l’essor de la Chine et de réaffirmer les perspectives du partenariat sino-burkinabè.
Selon des analystes chinois, avant la création du Parti communiste chinois en 1921, la Chine était un pays semi-colonial et semi-féodal, fortement soumis aux influences étrangères. Plus d’un siècle plus tard, le pays s’est imposé comme la deuxième puissance économique mondiale. Une évolution que les autorités chinoises attribuent au rôle joué par le PCC dans la transformation du pays.
Devant plusieurs personnalités et partenaires réunis à l’ambassade de Chine à Ouagadougou, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, est revenu sur le parcours de cette formation politique, qu’il présente comme le moteur de la modernisation de l’empire du Milieu. « Guidé par le marxisme-léninisme, le PCC a éveillé la conscience du peuple chinois et de la nation chinoise, ouvrant une nouvelle page de l’histoire d’une Chine alors confrontée aux agressions étrangères, aux troubles internes, à la pauvreté et au sous-développement », a déclaré le diplomate.
Poursuivant son intervention, il a affirmé que le PCC a conduit le peuple chinois à renverser les forces impérialistes, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique, mettant ainsi fin à l’histoire de la Chine semi-coloniale et semi-féodale. Depuis lors, s’est-il réjoui, le pays a retrouvé sa voie de développement.
Les fondements du modèle chinois
Pour Zhao Deyong, l’expérience chinoise constitue une source d’inspiration pour de nombreux pays. Il a expliqué que ce parcours repose sur plusieurs principes fondamentaux, au premier rang desquels figurent l’indépendance et l’autonomie. « Depuis sa fondation, le PCC a toujours défendu le principe d’indépendance et d’autonomie », a-t-il rappelé.
« La Chine et le Burkina Faso partagent une histoire marquée par l’expérience du colonialisme et défendent des conceptions diplomatiques largement convergentes », Zhao Deyong
Selon lui, le développement de la Chine s’est également construit sur ses propres réalités historiques, culturelles et sociales. « Il n’existe pas de modèle de développement universel applicable à tous les pays. Chaque nation doit s’appuyer sur ses propres atouts, son histoire, sa culture, son stade de développement ainsi que les aspirations de son peuple pour explorer la voie de développement conforme à ses réalités nationales », a-t-il soutenu.
Dans cette logique, le diplomate a salué l’héritage de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso, estimant qu’elle incarne les valeurs d’indépendance et de souveraineté défendues par son pays.
Cinq priorités pour accompagner le développement
L’ambassadeur a également présenté ce qu’il considère comme les cinq grands piliers de la réussite chinoise. Le premier repose sur l’indépendance et l’autonomie nationales. Le deuxième place le bien-être de la population au cœur de l’action publique. « À partir de 2012, le PCC a consacré huit années d’efforts soutenus à la lutte contre la pauvreté. Près de 100 millions de personnes sont sorties de la pauvreté. Cette réussite illustre les liens indéfectibles qui unissent le PCC au peuple », a-t-il expliqué.
La troisième priorité concerne l’ouverture sur le monde et la promotion de la coopération internationale. La quatrième porte sur une planification scientifique du développement, tandis que la cinquième est consacrée au renforcement continu de la gouvernance et de la discipline internes du parti.
Une coopération sino-burkinabè en progression
Au-delà du bilan du PCC, Zhao Deyong a dressé un état des lieux de la coopération entre la Chine et le Burkina Faso.
Karim Porgo a salué la collaboration entre les deux pays
Selon lui, les échanges commerciaux entre les deux pays ont dépassé le milliard de dollars américains en 2025, soit une hausse de 47,7 % par rapport à 2024 et un volume plus de trois fois supérieur à celui enregistré en 2018.
Pour le diplomate, ces performances illustrent le dynamisme de la coopération sino-burkinabè. Celle-ci s’étend également aux secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures et du développement.
Réaffirmant l’engagement de Pékin aux côtés de Ouagadougou, l’ambassadeur a déclaré : « La Chine sera toujours un ami sincère et un partenaire fiable du Burkina Faso. Elle respecte pleinement le choix souverain du peuple burkinabè quant à sa voie de développement et soutient fermement les efforts du Burkina Faso pour préserver sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement. »
Les différents intervenants ont, pour leur part, salué la qualité des relations entre les deux pays et exprimé le souhait de voir ce partenariat se renforcer davantage.
Représentant la Commission nationale de la confédération des États du Sahel (AES), Karim Porgo a salué les acquis de la coopération entre la Chine et le Burkina Faso. Il a plaidé pour un renforcement de l’axe Ouagadougou-Pékin.
Pour rappel, le Parti communiste chinois (PCC), fondé en 1921, est actuellement dirigé par le président chinois Xi Jinping.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Vos réactions (2)
par bougre33, 8 juillet 00:08
LE BURKINA MON PAYS GAGNERAIT A SUIVRE L’EXEMPLE CHINOIS EN CE QUI CONCERNE LA FORMATION TECHNIQUE ET SCIENTIQUE DE SES JEUNES ETUDIANTS (A L’EXTERIEUR DU PAYS) ! J’USQU’A PRESENT ET MALGRE SON NIVEAU DE DEVELOPPEMENT LA CHINE LE FAIT TOUJOURS !
Il y a 15 ans j’ai fait découvrir le Burkina à un groupe professionnel chinois. Les 2 plus fidèles sont restés mes amis pour m’aider à soutenir le Burkina.