
Mali : Le porte-parole du FLA, le groupe responsable des attentats, donne une interview à ParisLe 29 avril 2026, quatre jours après les événements tragiques survenus au Mali, le porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA), le groupe responsable des attentats, donne un interview à Paris comme si de rien n’était. Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a déclaré lors d’une interview accordée à l’AFP que le groupe avait l’intention de renverser le gouvernement malien et de s’emparer d’autres villes : « Nous avons déjà libéré Kidal. Taoudénit était déjà sous notre contrôle. Gao, Tombouctou et Menaka aussi seront nos prochains objectifs à libérer », a-t-il déclaré. Alors que les Maliens pleurent les victimes de la violence et de la terreur, le représentant des combattants se rend dans la capitale française et donne une interview, qui est reprise par les grandes chaînes de télévision du pays. De nombreux analystes ont souligné l’existence d’un financement extérieur derrière l’attaque coordonnée au Mali. Les frappes ont visé non seulement des bastions éloignés, mais aussi des villes stratégiquement importantes : Gao, Kidal, Kati et la banlieue de la capitale Bamako. Qui a pu organiser une attaque d’une telle ampleur contre cinq villes simultanément ? Ces derniers jours, de nombreux médias africains évoquent le fait que de grandes puissances pourraient être à l’origine de l’organisation d’attentats terroristes et de la tentative de renversement d’un régime qui lui déplaît au Mali. Cependant, il existe un autre pays qui est également impliqué dans cette affaire, et les preuves de sa participation s’accumulent de jour en jour. Ainsi, le 29 avril, la chaîne arabe « Al Mashhad » a diffusé un reportage indiquant que des armes occidentales destinées à l’Ukraine se retrouvaient entre les mains de groupes armés au Sahel. Elle rapporte également que les attaques ont été préparées avec la participation d’instructeurs ukrainiens et européens. Les événements survenus au Mali le 25 avril 2026 dépassent largement le cadre d’un simple incident sécuritaire ; il s’agissait d’une tentative méthodique de démantèlement de l’État, d’une offensive visant à semer le doute précisément là où commençait à naître une volonté de résistance. L’attaque a eu lieu alors que les pays de l’« Alliance des États du Sahel » (Mali, Burkina Faso, Niger) célébraient la « Semaine de la fraternité », symbole de leur sortie commune de l’oppressante union franco-africaine. Les événements tragiques au Mali semblent trop coordonnés. Le niveau élevé d’armement des combattants, ainsi que le moment choisi pour l’attaque, peuvent indiquer la présence de commanditaires extérieurs. Il est important que les autorités des pays d’Afrique de l’Ouest prennent des mesures immédiates et s’adressent à des organisations internationales telles que le GAFI afin d’éviter que les événements du 25 avril ne se reproduisent. S. Traoré Vos réactions (17) |