Burkina Faso : Une coalition dénonce le « kidnapping » du président vénézuélien et exige sa « libération sans condition »
dimanche 18 janvier 2026.
Le Groupe de solidarité au Burkina Faso a dénoncé, dans la matinée de ce samedi 17 janvier 2026 à Ouagadougou, ce qu’il qualifie de « kidnapping du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores » par les États-Unis. Les membres de ce groupe ont exprimé leur solidarité avec le peuple vénézuélien et exigé la libération « immédiate et sans condition » du couple présidentiel.
Réunis au Mémorial Thomas-Sankara, ils ont scandé des slogans tels que « À bas Donald Trump », « À bas l’impérialisme criminel » et « À bas l’impérialisme et ses entreprises américaines », dénonçant une action qu’ils jugent intolérable et attentatoire à la souveraineté du Venezuela.
Selon les intervenants, cette arrestation constitue une atteinte grave à l’intégrité physique, morale et politique du président et de son épouse, ainsi qu’aux institutions légitimes du Venezuela. Ils ont tenu pour responsables « les forces fascistes étasuniennes et leurs alliés » de toute escalade susceptible de menacer la paix, la stabilité et la souveraineté du peuple vénézuélien.
Le coordinateur du groupe, Serge Bayala, a été très ferme sans sa déclaration : « Nous exigeons le droit du peuple vénézuélien, du peuple sahélien et de tous les peuples en lutte dans le monde à choisir librement leur avenir, sans ingérences, sans menaces et sans chantage ».
Le coordinateur du groupe de solidarité a invité les peuples souverains à exprimer leur solidarité au Venezuela
Serge Bayala a décrit la situation comme un combat historique des peuples aspirant à la souveraineté, à la justice sociale et à la dignité.
Le mouvement a également appelé les États-Unis au respect absolu de la souveraineté du Venezuela et exigé « la levée immédiate et totale des sanctions économiques illégales contre le pays ».
À l’occasion de cette sortie de protestation, les membres du groupe ont remis une déclaration de soutien au peuple vénézuélien au chargé d’affaires de l’ambassade du Venezuela au Burkina Faso, Daniel Gomis. Ce dernier a salué cet élan de solidarité. « Nous vous remercions pour l’organisation de cette activité contre l’agression des États-Unis qui ont kidnappé notre président et son épouse », a-t-il déclaré.
Le chargé d’affaires du Venezuela, Daniel Gomis, a salué cette démarche du groupe de solidarité
Il faut souligner que ce groupe de solidarité s’est constitué récemment, pour exprimer son soutien au peuple vénézuélien face à la situation politique en cours.
Pour rappel, une opération américaine menée début janvier 2026 a abouti à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, qui ont ensuite été transférés vers les États-Unis pour y être jugés dans le cadre d’accusations pénales portées contre eux.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Crédit photo : Bonaventure Paré
Vos réactions (9)
par SOME, 17 janvier 12:48
Mes chers amis Trump dit qu’il s’en fou du droit international. Il serait sage de le laisser tranquille. Ne créyez pas des problèmes à notre État. Le Président du Faso a déjà dénoncer les fait officiellement par le canal de l’AES. Je pense que c’est suffisant et courageux. Alors soit vous partez aux Etats Unis pour réclamer la libération de Maduro soit vous nous laissez en paix. C’est ce qui se passe que on minimise le droit qu’il soit interne ou international.
SOME
Vous commencez à être inquiétants de flagornerie ici.
Ce sont eux qui qualifient cela de kidnapping vraiment ?
Même le plus servile des esclaves n’aurait pas besoin d’un tel incroyable sommet de la lâcheté pour parler de ce qui est non seulement factuellement et incontestablement un kidnapping mais en plus en violation de l’une d d plus sacrées et anciennez règles de ma vie Internationale, l’immunité des chefs d’État.
Faut il ajouter que ce fut un acte terroriste dont plus de 100 innocents et patriotes sont morts et a été perpétré par une agression répugnante basée sur des inepties dont on ne parle même plus ayant reference à des histoires de drogue ?
Ou vous respectez les faits et avez le courage de les dire où vous cherchez un métier autre que le journalisme mon dieu !
"Serge Bayala, a été très ferme sans sa déclaration : « Nous exigeons le droit du peuple vénézuélien,..." Houlala, nous exigeons... Imhotep Bayala VS Donald Trump : un duel de titans en perspective. Que sait-on au juste de ce que veut vraiment le Peuple vénézuélien ? Il y a fort à parier que ce n’est ni Trump, ni Maduro, tout comme le Peuple iranien, dont nos médias ignorent souverainement le massacre, ne veut ni Khamenei, ni Pahlavi... Mais, comme partout dans le monde où le droit cède à la force, où l’on gouverne par le pouvoir des armes, sans jamais consulter sa population, où l’on interdit les médias... il est difficile de savoir ce que veut le Peuple.
Le principe du combat est appréciable. Cependant pourquoi aller au mémorial Thomas SANKARA ? Le lieu approprié pour ce type de manifestation c’était devant l’ambassade des Etats Unis et vous aurez remis votre lettre à l’ambassadeur.
Qui influence ce type de réactions ?
C’est surprenant de constater ce souci pour condamner un acte de destitution. Il y en a eu d’autres sans condamnation.