Ouaga 2000 : Un « dépotoir de la honte » aux portes des résidences de premier planÀ Ouaga 2000, quartier emblématique de la capitale burkinabè, un terrain privé situé à proximité immédiate de la résidence d’une haute autorité régionale a été transformé en dépotoir sauvage. Pour ce « citoyen indigné », cette situation alarmante, fruit d’après lui de l’incivisme et du silence des services compétents, fait peser de graves risques sanitaires et environnementaux sur les riverains. Il interpelle sur l’urgence d’une réaction des autorités. C’est un spectacle désolant qui s’offre aux yeux des passants et des résidents du quartier huppé de Ouaga 2000. À quelques encablures seulement de la résidence de l’autorité de la région, un terrain privé appartenant à un tiers a été illégalement transformé en dépotoir public à ciel ouvert. L’image est saisissante. Là où devraient se dresser des architectures modernes ou des espaces verts soigneusement entretenus s’accumulent désormais des montagnes de déchets. Plastiques, résidus ménagers et même des déchets organiques jonchent le sol d’une parcelle privée, transformée par la force des choses, et l’incivisme, en une véritable décharge sauvage. Ce qui choque le plus, c’est la localisation de ce « sanctuaire de l’insalubrité ». Nous sommes au cœur de Ouaga 2000, vitrine de la capitale burkinabè, et surtout, à un jet de pierre de la résidence de l’une des plus hautes autorités de la région. Comment une telle agression environnementale a-t-elle pu s’installer sous les fenêtres de l’administration sans qu’aucune mesure de coercition ne soit prise ? Selon plusieurs témoignages, ce sont des charretiers, mais aussi des taxis-motos, qui viennent vider leurs cargaisons en plein jour. Aujourd’hui, c’est tous les quartiers environnants qui semblent s’être donné rendez-vous ici pour jeter leurs ordures. Une bombe sanitaire à retardement Au-delà de la pollution visuelle et de l’atteinte au prestige du quartier, c’est une véritable crise sanitaire qui menace les populations environnantes. Sans être un expert de santé publique, un tel dépotoir à ciel ouvert est une source directe de maladies. Ces amas de déchets sont les nids privilégiés pour la prolifération des moustiques (vecteurs du paludisme et de la dengue), des mouches et des rongeurs, porteurs de germes pathogènes. Les décompositions organiques dégagent des gaz malodorants et potentiellement toxiques. De plus, des brûlages éventuels de déchets libèreront sans nul doute des fumées chargées de dioxines nocives pour les poumons, particulièrement chez les enfants et les personnes âgées. L’urgence d’une réaction des autorités La question qui brûle toutes les lèvres est celle de la responsabilité. Si l’incivisme des citoyens est pointé du doigt, le silence des services municipaux et de la police interroge. La proximité de la résidence de l’autorité régionale devrait, en théorie, garantir une surveillance accrue et une hygiène irréprochable. La situation appelle aujourd’hui à une intervention immédiate, à travers le nettoyage intégral du site par les services compétents et la mise en demeure des auteurs de ces déversements sauvages. Un citoyen indigné Vos réactions (11) |