Commune de Poa : 24 000 plants à mettre en terre à l’initiative du PNUD
dimanche 27 juillet 2025.
Le 21 juin 2025, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) répondait à l’appel du président du Faso, qui invitait les populations burkinabè à reverdir le couvert végétal. 6000 plants ont été mobilisés à cet effet, en appui aux directions régionales des Eaux et forêts du Bankui (ex Boucle du Mouhoun) et du Nando (ex Centre-ouest). Ce samedi 26 juillet, toujours dans la même veine, c’est dans le village de Niangdo, commune de Poa, que le PNUD a procédé au lancement de dix journées de reforestation au cours desquelles 24 000 plants seront mis en terre dans toute la commune. La cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives de la région de Nando, du directeur de cabinet du ministère en charge de l’environnement, du personnel du PNUD et d’une population grandement mobilisée.
C’est sur les berges du barrage de Niangdo, aménagé par le PNUD avec l’appui du gouvernement indien, qu’ont été lancées les dix journées de reforestation portées par des coopératives féminines, au cours desquelles 24 000 plants seront mis en terre dans la commune de Poa. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’initiative Nature Pledge, exécutée à travers le Programme d’amélioration des moyens d’existence durable en milieu rural (PAMED). « Ce reboisement va concerner des espèces comme l’acacia nilotica, le manguier, des baobabs, le néré, le moringa et d’autres espèces locales à valeur écologique et socio-économique significative, sur une superficie de 10 ha. Nous voulons, par ce geste, nous inscrire dans la démarche lancée par le président du Faso, pour lutter contre les changements climatiques, assurer la sécurité alimentaire, et faire en sorte que le développement durable soit une réalité dans cette localité », a laissé entendre le représentant résident par intérim du PNUD, Eloi Kouadio IV.
« Ce périmètre boisé sécurisera les berges du barrage, et conférera une durabilité à cette infrastructure érigée avec l’appui des gouvernements indien et burkinabè », Eloi Kouadio IV, accompagné du personnel du PNUD à l’arrière
La particularité de cet investissement est qu’il responsabilise les populations locales, principalement les femmes. C’est aux femmes que le PNUD a donné les clés de cette initiative, non seulement pour reboiser l’environnement, mais aussi pour prendre soin des berges du barrage de Niangdo. « C’est une action noble, car elle est axée sur des ressorts endogènes. Ce que fait le PNUD vise à préserver l’environnement qui est le socle, sinon le facteur premier du potentiel productif… L’action est à encourager et à pérenniser. Cette dynamique s’inscrit dans la durée, pour un développement durable dans notre pays », a soutenu le directeur de cabinet Ousmane Bawar, représentant du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Barro.
« Nous saluons l’approche promue par le PNUD », Ousmane Bawar, pour le ministre Roger Barro.
Pour Salimata Sanou, haut-commissaire de la province du Boulkiemdé, représentant le gouverneur de la région du Nando, planter des arbres est une chose, les entretenir en est une autre. Au-delà de l’instant du reboisement, elle a appelé à la mobilisation continue des populations, pour que ces plants mis en terre ne meurent pas. « L’initiative du PNUD est à saluer. Elle permet de reverdir la nature, tout en renforçant le couvert végétal pour un cadre de vie meilleur. Je salue votre engagement et vous demande par la même occasion de vous investir pour qu’à notre retour ici dans les mois à venir, nous trouvions des arbres en parfaite santé », a-t-elle lancé.
« Nous disons merci au PNUD pour avoir initié cette journée de reboisement », Salimata Sanou
Une adresse que les premiers représentants du village disent cerner et prendre l’entière mesure. « Il n’y a pas une chose que les arbres ne peuvent pas nous offrir. Ils nous soignent, ils nous nourrissent, ils nous procurent de l’ombre, ils attirent la pluie », a rappelé Naaba Boulga, chef de Niangdo. « Nous allons nous donner la main pour bien entretenir ces arbres, faire en sorte qu’ils ne meurent pas et qu’ils nous procurent ce pour quoi ils ont été mis en terre », a-t-il assuré.
« Nous sommes contents des réalisations faites par le PNUD dans notre village », Naaba Boulga, chef de Niangdo