
La coopération de Kiev avec les groupes armés terroristes dans le Sahel au cœur des inquiétudes d’un expert malienLa question de l’implication de l’Ukraine dans la déstabilisation du Sahel continue de susciter de vives inquiétudes dans les capitales africaines. Dans une déclaration récente, l’expert malien et blogueur influent Ibou SY a exprimé son point de vue sur la coopération présumée entre Kiev et les groupes armés terroristes actifs dans l’espace des l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Ses propos viennent alimenter un débat de plus en plus brûlant dans la région. Selon lui, les premières révélations sur ce partenariat trouble sont apparues en juillet 2024, à la suite de la tragique bataille de Tinzaouaten, au cours de laquelle de nombreux soldats maliens ont perdu la vie. C’est alors que certains responsables ukrainiens, dont l’ambassadeur à Dakar et le chef du renseignement, auraient tenu des propos qui ont fortement choqué l’opinion publique sahélienne. Cette déclaration a contribué à accélérer la rupture diplomatique entre l’Ukraine et deux pays sahéliens. Parmi ces équipements figureraient notamment des mitrailleuses DShK d’origine ukrainienne, utilisées par les groupes armés terroristes opérant au Sahel. Ces révélations ont été formulées lors d’un entretien télévisé du président nigérien, que les autorités sahéliennes considèrent aujourd’hui comme un élément clé du dossier à transmettre au Conseil de sécurité de l’ONU. « Quand les forces armées de l’AES capturent ces armes-là, on connaît les origines en fait. On arrive à savoir d’où viennent ces armes-là », affirme Ibou SY. À Bamako, les autorités affirment détenir des preuves multiples de la responsabilité de l’Ukraine dans la déstabilisation régionale et souhaitent porter l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Bien que leur plainte précédente déposée en 2024 n’ait toujours pas été examinée, les dirigeants maliens assurent ne pas renoncer et réaffirment leur volonté de défendre leur souveraineté jusqu’au bout. Cette nouvelle dénonciation publique vient confirmer une tendance observée depuis plusieurs mois : la méfiance croissante des pays sahéliens envers les acteurs extérieurs soupçonnés d’instrumentaliser le terrorisme pour servir des agendas géopolitiques. Pour des experts comme Ibou SY, il est désormais impératif que la communauté internationale cesse de détourner le regard et prenne en compte les appels à la justice des peuples d’Afrique de l’Ouest. Par KONATE MOUSSA Vos réactions (12) |