Burkina : Une société d’État, Faso Yaar pour une accessibilité des produits de grande consommation
mercredi 9 avril 2025.
Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté quatre rapports. Le premier est relatif à l’adoption d’un décret portant création d’une société d’État d’approvisionnement et de distribution de produits de grande consommation dénommée Faso Yaar.
Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serges Gnaniodem PODA, il s’agit d’une structure qui pourra contribuer à disponibiliser les produits de grande consommation aux populations en respectant la règlementation de distribution en la matière. « Cette société est dotée d’un capital de 2 milliards FCFA entièrement détenu par l’État et ses démembrements et viendra contribuer à assainir les circuits de distribution du marché intérieur en matière de disponibilisation de produits de grande consommation », indique le ministre PODA.
Vos réactions (13)
par S. DIALLO, 10 avril 2025 07:37
On reprend ce que les anciens ont déjà expérimenté ( culture du blé au Sourou, CNDI pour dépôt et consignation, ONBA pour les barrages, SOVOLCOM avec les boutiques) et on dit qu’il n’ont rien fait comme si c’est maintenant que le Patriotisme a commencé dans ce pays. Soyons humble et par gratitude remercions les anciens pour leur idées lumineuses.
@S Diallo, absolument, ce esprit vient de cette fameuse révolution du 4 août 83, ils ont prétendu que le monde débutait avec eux, que tout le reste avant eux ne valait rien, voilà où le pays est aujourd’hui, ...
Belle initiative du Gouvernement. Cette idée a été expérimentée sous la dénomination de Faso Yaar pendant la révolution de Tom Sank et sans risque de me tromper, les consommateurs ont regretté sa fermeture. La création d’une telle société pourrait contribuer à réguler le marché, d’une manière ou d’une autre. Après les spéculations foncières, nous assistons maintenant à une spéculation des prix des motos. Vivement que l’Etat priorise la commercialisation des engins à deux pour le bonheur des Burkina qui ne peuvent pas s’en passés.
Merci et félicitation au gouvernement !
Ce n’est pas la révolution Sankariste qui a expérimenté cette idée. C’est le gouvernement du Président Lamzzana, et plus particulièrement son célèbre ministre des finances nommé Tiémoko Marc Garango. La structure créée s’appelait SOVOLCOM ( société voltaïque de commercialisation) C’est quand le nom du pays est devenu Burkina Faso en 1984 , que le gouvernement a changé le nom de la Sovolcom en Faso Yaar. Sinon, au début de la révolution, on parlait toujours de Sovolcom.
Ceux qui sont de l’église de Karambiri peuvent lui demander car il connait bien l’histoire de Faso Yaar. Qand il est rentré de ses études, c’est à la Sovolcom qu’il a été embauché comme cadre .Ensuite, si je ne m’abuse, it est devenu Directeur commercial avant de devenir DG sous la révolution. Le DG qui a embauché Karambirin se nommait Modibo Boly (Paix à son âme).Il a été dégagé par la révolution sankariste parce qu’on le considérait comme un réactionaire.
Une très bonne chose si elle est bien gérée. Nos commerçants au Faso sont devenus quelque chose depuis quelques années et surtout que tout le monde devient commerçant, boutiquier... et veut se faire de l’argent sur le dos des pauvres citoyens qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.
Que Dieu bénisse notre Cher Faso
Les experts et les analystes certifiés vont encore tomber à bras raccourcis sur ce gouvernement qui ose encore mettre le pieds dans l’assiette de riz gras des "commerçants" demi-seigneurs de nos pays. On dirait que sur la carte d’identité de certains on avait ajouté ceci : " c’est lui qui a le monopole du riz, le monopole du sucre, le monopole de...." ! Ils en étaient si fiers et le faisaient savoir. Après les entreprises des routes et des bâtiments, le gouvernement veut monter au Privé qu’il n’a pas le monopole de tout sur ce territoire ! Sinon, comment comprendre que le sucre par exemple soit produit au Burkina, qu’on nous parle souvent de grands stocks invendus et ce produit manque sur les marchés nationaux ? Y-a-t-il une volonté des commerçants à créer des crises inutiles ? En tout cas, voilà l’une des réponses du Gouvernement en ressuscitant Faso Yaar (ex-SOVOLCOM) et on espère que le consommateur saura désormais où aller s’approvisionner. Il serait même bien que cette nouvelle Société commercialisé tout de suite les motos qui font actuellement l’objet de surenchère sur le marché sans qu’on ne sache pourquoi. Donald Trump n’est pas le seul à déclencher une guerre commerciale, ici au Burkina certains commerçants semblent avoir déclenché cette même guerre au Gouvernement actuel et on verra qui a plus de droit que l’autre en matière de commerce. La vérité des prix se constatera bientôt sur le terrain !
Bonjour,
Bravo à vous et merci beaucoup pour votre réaction rapide.
Beaucoup de courage car la victoire est proche. Les valets locaux qui veulent saboter nos produits locaux seront mécontents et démasqués maintenant.
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !!!!!!!!!
Quand le burkinabè commence a avoir les arguments comme "l’idée vient de un tel ", "il faut remercier un tel" , "c’est tel personne qui a commencé le projet", cela veut dire qu’il sait que le travail est bon mais il déteste la personne qui fait le travail.
Pourtant avant de réclamer au régime en place de remercier tel ou tel personne, il faut soi-même donner l’exemple en étant honnête et en reconnaissant ce qui est bien. On ne peut pas vouloir par mauvaise foi notoire diminuer le travail de quelqu’un et parler dans la même foulée d’honnêteté.
La reconnaissance envers la révolution du président Sankara, c’est le fait de garder exactement les mêmes dénominations. Une façon de montrer le désir de continuer ce qu’il a commencé. Il faut vraiment être de très mauvaise fois pour ne pas voir cela.
Bien dit Yol Ce n est pas seulement de la malhonnêteté mais de la jalousie maladive empreinte de volonté de nuisance. Qui n a jamais pris une idée chez autrui ? On ne demande pas à la personne sensée d reinnventer la roue mais de l utiliser à bon escient.. quand on est incapable d accompagner dans le bien s on se la ferme
N’est-ce pas une généralisation du fameux "économat militaire" des années 80 ?
C’était une attraction du Ouagaland. Dès qu’un coopérant français de Ouaga recevait un coopérant d’un autre pays en mission ou débutant un long séjour, on emmenait forcément le visiteur tester l’économat. En particulier, les coopérants préféraient y acheter de l’électroménager, ventilateur et autres et des produits de base, riz, sucre, macaronis, conserves. Comme attraction supplémentaire, il y avait la possibilité d’y rencontrer un dignitaire de haut rang, de très très haut rang, même ; avec la réflexion "tu verras, il est très sympa, très cool", vous voyez à qui je fais allusion ? En pratique, il y avait des contraintes de sécurité, donc, au mieux, on croisait des officiers moins en avant politiquement.
Il y a quelque chose dont peu d’Africains se rendent compte, c’est l’image plutôt positive qu’avait "le C’pitaine" chez les coopérants, dont beaucoup inclinaient nettement à gauche, une gauche parfois un peu naïve d’avant la chute de l’URSS.
Il faut parler de l’acte "réactionnaire" qui a été à la base du dégagement de M. BOLY Modibo. Au début, SOVOLCOM était présente seulement dans les grandes villes du pays. Le président SANKARA décide que la société doit ouvrir des agences dans tous les chefs lieu de province. Le DG, M. Boly émet la réserve suivante : les finances de la ne pourront pas supporter cette expansion. M. Boly dégagé, les vœux du président sont exhaussés, mais Faso Yaar fait faillite quelques années plus tard.
si c’est ca, Mr. BOLLY était plutôt clairvoyant, puisque ce qu’il refusait a été à la base de faillite de faso yaar !
a moins qu’on nous sorte une version......