Burkina/Production de farine de blé : Le président Ibrahim Traoré inaugure l’usine Moulin Double Star (M2S)
jeudi 20 février 2025.
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a inauguré l’usine Moulin Double Star (M2S), spécialisée dans la production de farine de blé, ce jeudi 20 février 2025 à Gampéla, dans la commune de Saaba.
De la farine de blé 100% made in Burkina, c’est désormais possible. Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré la première industrie spécialisée dans la production de farine de blé au Burkina.
D’un coût total de 15 milliards de francs CFA, cette unité est dotée d’équipements multifonctionnels à la pointe de la technologie avec une capacité de production journalière de 220 tonnes de farine et 80 tonnes de son, a indiqué le promoteur, El hadj Souleymane Zidnaba.
M2S s’étale sur une superficie de 5 hectares. L’usine est composée d’un bâtiment R+5, d’équipements industriels, de magasins et d’un bâtiment administratif. La minoterie va contribuer à créer au moins 300 emplois directs, 10 000 emplois saisonniers et des milliers d’emplois indirects.
Le Président Ibrahim Traoré en visite guidée à l’intérieur de l’usine
« C’est dans la volonté de répondre à l’appel du gouvernement pour une transformation locale plus ancrée de nos matières premières réduisant ainsi notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur que notre société a lancé la réalisation d’un complexe industriel spécialisé dans la production et la commercialisation de la farine de blé et des produits dérivés », a justifié le promoteur de M2S.
« L’implantation d’une nouvelle minoterie dans la ville de Bobo-Dioulasso »
M2S va mettre sur le marché quatre gammes de farine boulangère et pâtissière pour la production du pain, de pâtisseries et de biscuits. « Chaque produit que nous proposons est soumis à des contrôles tout au long de la production afin de garantir la conformité aux normes de qualité pour satisfaire les exigences de nos clients », a rassuré El hadj Souleymane Zidnaba.
« Nous comptons assurer notre approvisionnement à travers la culture du blé à Bagré, Samandeni et Bama », a indiqué El hadj Souleymane Zidnaba
Au cours de cette cérémonie, le patron de l’usine M2S a dévoilé les perspectives de sa structure. « Nous avons pour ambition, entre autres, l’extension de l’actuelle minoterie par l’installation d’une chaîne de production de la farine de maïs. La contribution d’une usine de fabrication de pâtes alimentaires et de biscuits à base de blé sur ce site. L’implantation d’une nouvelle minoterie dans la ville de Bobo-Dioulasso afin de permettre aux unités de transformation, de blé et de maïs de tourner à plein temps », a annoncé El hadj Souleymane Zidnaba.
Vers un Burkina Faso souverain et prospère
Le ministre en charge du commerce, Serge Poda, a prononcé le discours d’ouverture du président Ibrahim Traoré. « Ce moment est une véritable célébration de notre ferme détermination à transformer notre pays et à bâtir un avenir meilleur pour le bonheur des Burkinabè en comptant d’abord sur les Burkinabè eux-mêmes », a-t-il indiqué.
« L’usine de la société Moulin Double Star contribuera réduire le chômage, stimuler la croissance et la création des revenus directs et indirects », a annoncé Serge Poda
Pour le gouvernement, l’opérationnalisation de cette industrie moderne symbolise bien plus qu’un projet économique. « En effet, elle représente une démarche de plus vers l’affirmation de notre développement industriel, un des piliers essentiels de notre vision pour un Burkina Faso souverain et prospère », a affirmé le ministre Serge Poda.
A travers sa présence à cette cérémonie d’inauguration, le chef de l’État a marqué son soutien à l’initiative privée et au secteur de la transformation dans notre pays. Il a invité les opérateurs à s’inscrire dans la dynamique de El hadj Souleymane Zidnaba. « Le gouvernement, pour sa part, continuera à jouer son rôle d’accompagnement à travers les divers instruments incitatifs à l’investissement dans le secteur industriel », a-t-il rassuré.
Cryspin Laoundiki
Lefaso.net
Vos réactions (8)
par Juste, 20 février 2025 18:49
Je pense que le pouvoir doit mettre l’accent sur la promotion de nos opérateurs économiques locaux ; eux au moins auront pitié de leurs parents qu’ils ne vont pas laisser mourir à petit feu après leur retraite. Vous voyez ce qui se passe avec les retraités ONATEL ? Quelqu’un qui passe plus de 30 ans à servir une boite pour se retrouver sans pension et avec ça, on se dit entreprise citoyenne. Tant que ces formes d’injustice ne vont pas prendre fin, on vivra toujours des moments difficiles dans le pays. Notre culuture ne tolère pas qu’on fasse gratuitement mal à quelqu’un. Le malheur est que certains cadres nationaux, à cause de leur petits interêts aident l’arabe à torpiller leurs propres frères. Ce que ces arabes font ici, est ce qu’il peut même en rêve traverser la tête d’un subsaharien de le pratiquer au Maroc. La souveraineté tant criéé reste toujours à venir. Les gens meurent en silence dans leur maison parce que d’autres Burkinabê protègent leur position et leurs interêts de ce bas monde. Le Président du Faso qui dit se battre pour la dignité du Burkinabê doit écouter le cri de ces retraités. Quand une personne de plus de 60 ans arrive à un certain niveau d’indigence, avouons que c’est insoutenable.
@Juste, vous revenez sur une des grosses problématiques qu’est le processus de privatisation des entreprises nationales sous le régime du très démocratique Blaise COMPAORE ! Pourquoi avoir décidé de privatiser des entreprises qui n’avaient aucun problème financier ? Des gens qui voulaient s’y opposer ont été menacés et réduits au silence ! Alors, voyons venir l’avenir et demandons aux juristes s’il est interdit à l’Etat Burkinabè de récupérer ses entreprises comme l’ONATEL. Pour revenir au cas de cette nouvelle minoterie, on espère qu’elle permettra de calmer les ardeurs de certains boulangers prompts à augmenter le prix du pain tout en trichant sur le poids de la baguette de pain. Bravo à l’Opérateur Économique ZIDNAABA ! Nous souhaitons que les autres adoptent la même vision pour une maîtrise de notre économie nationale !
Courage mon Président Capitaine. Nous sommes sur le bon chemin et en train de sortir du tunnel. Persévérant, travaillons, aimons nous et donnons nous la main d’association.
NOUS SOMMES UN PEUPLE BÉNI DE DIEU
Bonjour la farine de blé c’est bien, en tant que Africaine ayant des gènes africaine je préfère la farine de petits mil, sorgho, farine de manioc, patates, il faut penser à tout cela quoi.
Un investissement de plus au profit du Burkina Faso et des Burkinabè, c’est à saluer. Il faut juste espérer que cet investissement a été fait après une bonne étude de marché, et que nous n’allons pas nous retrouver dans le cas de cette unité de fabrication (ou d’assemblage) de panneaux solaires qui vend plus cher que le marché au point de solliciter des mesures protectionnistes de la part du gouvernement, ou encore de cette unité de production de pâte de tomate dont les prix annoncés des premiers produits sont nettement plus élevés que ceux des produits concurrents déjà présents sur le marché ! Ils ne tarderont pas eux aussi à réclamer des mesures protectionnistes, surtout qu’ils auraient bénéficié d’un appui de l’APEC. C’est bien de produire local, mais si la production locale est systématiquement plus chère que la production importée (je ne dis pas que ce sera le cas des produits de cette nouvelle unité), cela veut dire qu’il y a du travail à faire, notamment en terme d’amélioration des facteurs de production. Par ailleurs, quel blé cette nouvelle unité va t’elle moudre ? Si c’est pour moudre du blé importé, je ne vois pas tellement l’intérêt. Notre blé produit sur place est-il si compétitif ? Les quantités produites justifient-elles cette nouvelle minoterie ? Ou bien cette nouvelle unité prévoit de moudre du blé importé ? Si c’est le cas, j’ai mal à mon "consommez ce que vous produisez et produisez ce que vous consommez" et comme dit l’internaute "moi moi", je ne verrait aucun mal à ce que nos minoteries s’intéressent au sorgho, au maïs, au manioc ou à l’igname. C’est peut-être pour demain, soyons patients.
Je reviens dans ce forum pour répondre aux internautes Yom et Yol Yolé. Il faut éviter de mélanger les problèmes. Les burkinabè doivent s’approprier le Burkina Faso, par leur travail, et en créant entre autres des unités de production, comme c’est le cas pour la présente minoterie. Mais il ne faut pas mélanger les problèmes. certains de l’ONATEL ont des problèmes de retraite après trente ans de service, cela peut ne pas être du fait du repreneur car la privatisation a moins de trente ans. Dans tous les cas des voies de recours existent et les travailleurs concernés devraient les explorer avec l’assistance des syndicats de l’ONATEL si nécessaire. Ajoutons pour être juste que l’on peut tout aussi bien avoir des problèmes de retraite avec un employeur burkinabè.
Il est vrai que le processus de privatisation de l’ONATEL n’a pas été très efficient. A l’époque, cela se faisait à l’instigation des institutions de Bretton Woods. Et cela n’aurait posé aucun problème si la privatisation avait été bien menée dans l’intérêt des burkinabè, et cela n’a rien à voir avec Blaise COMPAORE, car ce n’est pas sûr que certains des contrats que nous signons aujourd’hui soient à notre avantage. Nous devons surtout avoir de la vision et avoir la volonté de travailler dans l’intérêt des populations, et surtout nous armer techniquement et juridiquement.