Médias/Intelligence artificielle : Un outil pour le journalisme, mais pas un substitut, selon l’expert en cybersécurité Younoussa Sanfo
dimanche 16 février 2025.
« Intelligence artificielle et métiers du journalisme et de la communication », c’est la thématique qui a été développée par l’expert en cybersécurité et en investigation numérique, Younoussa Sanfo, au cours d’une masterclass le 13 février 2025. Organisée par l’Institut supérieur de communication et du multimédia (ISCOM), cette rencontre a réuni des professionnels de la presse, des étudiants en communication et des passionnés de nouvelles technologies.
La session a mis en lumière les opportunités qu’offre l’IA, tout en rappelant la nécessité d’un usage responsable. « Contrairement aux craintes souvent exprimées, le métier de journaliste et de communicant ne disparaîtra pas à cause de l’IA », c’est ce qu’a affirmé Younoussa Sanfo au cours de la masterclass.
Selon lui, au contraire, l’IA se présente comme un allié capable de traiter d’importants volumes de données, de proposer des angles originaux et de suggérer des pistes de recherche.
Le formateur a souligné l’importance de l’évolution technologique, dont l’intelligence artificielle est l’une des facettes les plus marquantes. L’IA se retrouve aujourd’hui au cœur de nombreux secteurs et suscite autant d’enthousiasme que de craintes.
La question des fake news et de la désinformation, notamment, a été largement abordée. « Grâce à des algorithmes de plus en plus performants, l’IA peut faciliter le fact-checking en analysant et en comparant rapidement de multiples sources. Cependant, les participants ont reconnu qu’elle peut également contribuer à la propagation de contenus trompeurs lorsqu’elle est mal utilisée », a-t-il indiqué.
Il a aussi insisté sur la complémentarité entre l’outil technologique et l’expertise humaine, rappelant que « l’IA ne remplace pas le journalisme, mais est un allié. L’IA est un outil pour le journalisme, mais pas un substitut. »
La masterclass a mis en lumière les opportunités qu’offre l’IA, tout en rappelant la nécessité d’un usage responsable. Elle a démontré aux participants que l’intelligence artificielle offre de nombreux atouts pour le journalisme et la communication, à condition de savoir l’utiliser. L’IA peut contribuer à débusquer les fausses informations, à générer des contenus pertinents et à affiner la compréhension des publics.
" Il vaut mieux se préparer et être formé sur la question de l’IA plutôt que de se laisser surprendre", Limaba Lompo, participant
Pour Limaba Lompo, président du conseil d’administration de l’association Wekre, la session a été très intéressante. « Nous avons beaucoup appris, surtout qu’il ne faut pas laisser l’IA faire notre travail à notre place, mais utiliser l’IA pour améliorer notre travail », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il vaut mieux se préparer et être formé sur la question plutôt que de se laisser surprendre.
Les participants qui ont suivi avec enthousiasme la masterclass ont eu l’occasion d’éclairer leur lanterne.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Vos réactions (3)
par Sabari, 14 février 10:58
Moi à la place de M Sanfo, je me ferai tout petit et je quitterai discrètement ce pays qui n’aime pas les intellectuels.
Salut mon frère. Heureusement qu’il n’est pas à votre place. Peux être qu’après explications entres les différentes parties, tout est rentrée dans l’ordre et il y a eu pardon (SABARI) mutuel.
Nous ne devons pas fuir devant les difficultés, mais les affrontées, même si je suis d’avis avec vous que souvent il faut reculer avant de revenir.
Monsieur Sabari,
De ce que je sais de ce Monsieur il n’est pas du genre à raser les murs. On voit que vous ne le connaissez pas. Pourquoi il se ferait tout petit ?
Des gens encagoulés viennent te prendre une nuit chez toi, te gardent pendant 1 an, te libèrent un jour en disant quils ont écouté de mauvaises personnes et c’est à toi de te faire petit ?
Le monsieur n’a pas changé. Il ne se mêlait jamais de politique ni de quoi que ce soit d’autre, il travaillait et tout le monde sait ce qu’il fait, il est très respecté dans le pays et à l’international. Aucune raison qu’il se fasse petit et surtout quitter un pays qu’il a rejoint par patriotisme après 20 ans en Europe.