🛑Burkina/AN II de la Transition : L’adresse du président du Faso aux Burkinabè
samedi 5 octobre 2024.
Vos réactions (2)
par Ollo, 5 octobre 2024 14:24
J’ai trouvé ce grand oral décomplexé et sans tabou. A travers les échanges et les différentes préoccupations des uns et des autres, je trouve que le plus grand défi pour le Faso, c’est de construire une nation où l’idéologie souverainiste est portée par une équipe soudée en lieux et place d’un solitaire comme au temps du Capitaine Thomas Sankara. Les ennemis de l’Afrique savent ça, c’est pourquoi ils mettent la tête du leader à prix. Il est donc attendu que les pays de l’AES travaillent à constituer rapidement une équipe forte de sorte que si un leader est indisposé, la vision et l’idéologie de la nation ne soient pas destabilisées. C’est la seule manière qui va calmer l’ardeur des ennemis de l’AES. C’est pourquoi aussi il faut construire rapidement un dispositif militaire et idéologique solide. La mise en place des Petits Chanteurs aux poings levés, des Colombes de la Révolution, la formation militaire obligatoire et l’installation des CDR participaient, à mon avis, à cette stratégie de sécurisation de la vision et de la souveraineté nationales. Aux gouvernant à adapter cette stratégie qui est toujours d’actualité vu les intentions non plus voilées des pays impérialistes !
Pour ce qui est de la réconciliation nationale, pour avoir la paix à mon avis, il faut demander aux intéressés de faire des propositions concrètes qui vont cependant faire abstraction d’une quelconque impunité. Quel sentiment auront ceux qui ont déjà payé pour leurs crimes en voyant d’autres blanchis et continuant de vivre du prix du crime ? Même ceux qui ont jugé les présidents Maurice Yaméogo, Sangoulé Lamizana, Saye Zerbo ne veulent pas entendre parler de justice comme si c’est fait pour les autres ; ils rêvent tout juste d’une amnistie à tous les niveaux. Ils ont exclu et ne supportent pas une minute d’exclusion. Ils ont pillé et ne veulent pas restituer. Ils ont détruit des familles et ne veulent pas demander pardon. Ils ont exercé leur autorité et n’entendent pas recevoir d’ordre. Ils ont bâillonné les autres et crient au manque de liberté d’expression. Ils ont gazé des manifestants, emprisonné, volé des élections ou corrompu des électeurs et crient au manque de démocratie. Ils ont dénoncé la bourgeoisie et ne veulent pas qu’on parle de leurs milliards. Ils ont vendu le pays et ne veulent pas le reconnaitre. La preuve est que depuis qu’on parle de réconciliation, avez-vous déjà vu quelqu’un se repentir publiquement et demander pardon ? Avez-vous déjà vu un ancien dignitaire dénoncer publiquement les torts causés par les pays occidentaux aux africains ?
Pour les différends intercommunautaires, les choses vont certainement rentrer dans l’ordre lorsque plusieurs vont se rendre compte des manipulations et de l’instrumentalisation à des fins qui leurs sont étrangères. La mise en contribution des chefferies coutumières va certainement accélérer ce type de réconciliation et faciliter le retour à la paix. SVP webmaster…
Whaoo ! Félicitation pour la réflexion que je partage entièrement. Effectivement, la question de la construction et de la pérennisation d’une vision et d’une idéologie souverainiste doit être au centre des préoccupations pour éviter l’éternel recommencement à chaque nouvelle génération.
À ce sujet, les leaders des trois pays de l’AES sont vivement onterpellés.