Burkina/Économie : Les états généraux du secteur privé recommandent l’apurement de la dette intérieure et la mise en place d’une économie de guerre
dimanche 8 septembre 2024.
Débutés le 5 septembre 2024, les états généraux du secteur privé burkinabè ont pris fin ce samedi 7 septembre 2024. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre d’État chargé de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Premier ministre, en présence du président du patronat burkinabè, Idrissa Nassa.
Durant ces trois jours, les acteurs du monde des affaires se sont penchés sur la contribution du secteur privé au développement économique et social du Burkina Faso. Diverses thématiques entrant dans le cadre de la promotion du secteur privé ont fait l’objet de panels et d’ateliers animés par d’éminentes personnalités du monde des affaires, de l’administration publique et des communautés économiques de la sous-région.
Plusieurs recommandations et résolutions ont été formulées à l’endroit de l’exécutif et des acteurs du monde des affaires, afin de permettre au secteur privé de faire face aux différents défis et contribuer efficacement au développement du pays à travers la création d’emplois et de richesses.
A gauche, Idrissa Nassa, président du patronat burkinabè et à droite, Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre d’Etat en charge de la communication, représentant le Premier ministre
Il s’agit entre autres de la confiance entre le gouvernement et le secteur privé à travers une rencontre de haut niveau, l’apurement de la dette intérieure, la nécessité de bâtir une économie de guerre, etc. Le président du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), Idrissa Nassa, a indiqué que ces recommandations permettront au CNPB d’avoir une feuille de route sur ce qui doit être fait pour l’avenir. « Nous souhaitons que ces recommandations soient vraiment prises en compte avec la plus grande attention par le gouvernement afin qu’ensemble, nous puissions construire un secteur privé prospère où les acteurs auront la latitude de mettre en œuvre leurs projets pour se développer au Burkina Faso, créer des emplois, de la richesse et aussi participer au développement économique et social de notre pays », a-t-il déclaré.
Idrissa Nassa, président du patronat burkinabè
Au terme de ces trois jours de travaux, Idrissa Nassa, président du Conseil national du patronat burkinabè, initiateur de cette rencontre d’échanges de haut niveau, dit être satisfait du travail réalisé. « Au terme de ces journées, je suis particulièrement très satisfait, très heureux de ce que nous avons pu faire ensemble. Je tiens à remercier le gouvernement burkinabè, les organisations patronales de la sous-région, la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire, au Togo et aux Etats-Unis et tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces états généraux du secteur privé burkinabè », a-t-il souligné.
Photo officielle des participants
Au nom du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo a dit espérer que « ces moments de réflexions ont permis d’aboutir à des conclusions pertinentes et inclusives qui seront le socle du lancement de perspectives nouvelles pour le secteur privé burkinabè et sous régional. »
Il a assuré que le gouvernement, étant partie prenante de l’organisation de ces états généraux, ne ménagera aucun effort pour accompagner le secteur privé dans la mise en œuvre des recommandations issues de ces travaux.
Vue des participants à cette cérémonie de clôture
« Le secteur privé est le moteur de la croissance économique, et mon Gouvernement veillera à créer un environnement des affaires attractif pour son épanouissement. Beaucoup de constats ont été évoqués et des enseignements notés par la jeune génération d’entrepreneurs. Les jalons du développement d’un secteur privé émergent et performant viennent ainsi d’être lancés. Aux acteurs économiques de s’impliquer sur cette autoroute de l’avenir afin que naissent et croissent plus de champions nationaux qui seront à la conquête d’opportunités pour notre pays », a déclaré, au nom du chef du gouvernement, le ministre d’Etat Jean Emmanuel Ouédraogo.
Vue des participants
En marge de cette cérémonie de clôture, des trophées de reconnaissance ont été décernés à certaines personnalités et aux organisations patronales sœurs de la sous-région pour leur contribution à la réussite de ces états généraux du secteur privé burkinabè.
La relance de l’économie à travers des actions fortes en faveur du secteur privé est vraiment d’actualité et mérite que le gouvernement s’y penche vraiment. En plus de l’apurement de la dette intérieure, il est souhaitable que l’Etat exonère ou assouplit les conditions d’importation de certains équipements comme le matériel roulant. En effet, les fréquentes pannes des camions et véhicules de transport, encombrant les voies, font pitié et les voitures de quarante ans d’âge des particuliers ne l’est pas moins. On pourrait appliquer le système de location-vente de véhicules pour les travailleurs du public et réduire ainsi les charges de l’Etat pour certains déplacements.
À fin mars 2024, la "dette intérieure" de l’administration centrale (les factures impayées par l’Etat) dépasse quatre mille milliards de FCFA.
Cinq moyens de rembourser ses dettes :
1. Établissez un budget et respectez-le. ... (Avec le FMI et la Banque Mondiale, premiers créanciers de l’Etat. Ah non, je rigole, ça c’est la dette extérieure, pas intérieure)
2. Commencez par les dettes ayant le taux d’intérêt le plus élevé. ... (Et quand on n’a pas d’argent, on emprunte pour rembourser, ça tourne en rond et la dette ne fait qu’augmenter)
3. Consolidez vos dettes. ... (Ca revient à faire un prêt "bancaire", à quel taux ?)
4. Trouvez un moyen de gagner un peu plus d’argent. (Ah. Voilà qui nous concerne, nous, pauvres Burkinabè à qui on va imposer une cure d’austérité, à moins qu’une gouvernance vertueuse fasse "enfin" rentrer du pognon de l’or qui sort du pays sans qu’on n’en sache rien ni n’en récoltons que des poussières.
5. Discutez avec vos créanciers (ou envoyez-les au front !)
Quatre mille milliards de francs CFA, c’est pas petit, dè !
Le problème ce n’est pas seulement l’apurement de la dette intérieure. Ces grands opérateurs économiques ne pensent pas au dessus de leurs intérêts de milliardaires et n’intégrèrent pas les moyennes et petites entreprises qui souffrent actuellement, parce que même pour des prestations que des entreprises ou particuliers burkinabè peuvent offrir, on préfère les confier à d’obscures sociétés étrangères, dont personne ne connait, ni la capacités et compétences ,ni la crédibilité ,ni le sérieux . Le comble, s’est que les prétendus dirigeants de ces sociétés étrangères viennent au BURKINA FASO où ils sont reçus dans les plus hautes sphères de l’Etat .Et même, que des hauts placés dans l’appareil d’Etat font pression sur des ministres, des DG et autres responsables de sociétés d’Etat pour qu’ils reçoivent ces étrangers ou même passent des commandes avec eux en violation des procédures minimales des marchés publics . Et avec ça on veut combattre la corruption ? C’est pas possible, car ce sont bien les entreprises étrangères qui sont les véritables acteurs et vecteurs de la corruption pour avoir des marchés ou des commandes publiques .
Par ailleurs, je relève qu’au cours leurs états généraux du secteur privé , je n’ai pas lu ou vu un seul mot sur l’attribution des marchés publics à des entreprises étrangères, même pour des prestations et services parfaitement réalisables par des entreprises nationales .
Voilà des vraies questions, que le patronat devait aborder avec le gouvernement et demander l’institutionnalisation d’ un quota national pour les marchés publics et assimilés, à l’image de la décision prise tout dernièrement en conseil des ministres au titre du ministère du Commerce pour fixer un quota pour l’importation de produits fabriqués ou disponibles au BURKINA FASO.
Il faut étendre cette bonne mesure à tous les domaines et toutes les prestations ou services, y compris intellectuels dont le financement est assuré par des fonds publics ( budget de l’Etat ,budget de tous les démembrements de l’Etat tels les communes, les projets sur emprunts de l’Etat ,les Etablissements publics de l’Etat ,les sociétés d’Etat etc )
Il n’est pas normal, que l’argent du contribuable burkinabè servent à développer ou enrichir des sociétés étrangères qui ne créent aucune richesse dans l’économie de notre pays .
Voilà des vraies préoccupations de nombre de moyennes et petites sociétés burkinabè qui sont brimées dans leur propre pays au profit des sociétés étrangères qui n’apportent rien à notre pays (pas de paiement d’impôts ,pas de création d’emplois etc) .
Monsieur le président du Patronat NASSA ,voilà du boulot pour vous et votre équipe pour les jours et mois à venir . J’espère que vous lirez ce message et que vous ferez quelque chose dans ce sens . Bon mandat à vous .
Il faut que les services compétents de l’Etat s’assurent de la bonne exécution des contrats avant de solder les contrats et d’apurer la dette intérieure.