
Burkina : « L’érysipèle n’est pas une maladie mystique... », selon l’ancien maire de Ziniaré, Pascal Compaoré, à travers sa deuxième œuvre« La maladie une expérience de vie, l’érysipèle ou la hantise de la mort ». C’est ce titre évocateur que porte la deuxième œuvre du sociologue, homme politique et ancien maire de la commune urbaine de Ziniaré, Pascal Compaoré. L’œuvre, préfacée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Dr Robert Kargougou, a été dédicacée dans l’après-midi du dimanche, 23 juin 2024 à Loumbila, région du Plateau-central, devant un parterre d’invités et sous le patronage du gouverneur de la région, le co-parrainage du chef de Ziniaré, Naaba Saanem, et du coordonnateur de l’organisation non-gouvernementale APIL. Selon une compréhension générale, l’érysipèle est une infection bactérienne marquée par une inflammation de la peau, qui apparaît le plus souvent au niveau des jambes, accompagnée de fièvre. Le chercheur en science de la santé, Dr Fadima Bocoum, commentant l’œuvre, précise que l’érysipèle est une maladie provoquée par une bactérie, qui existe sur la peau, particulièrement sur la jambe et qui, dès qu’elle a l’occasion, par une petite plaie, une incision, profite et entre, se développe et crée la maladie. « Le patient souffre énormément, sa jambe peut devenir noire, dure également, et en ce moment, il ressent beaucoup de douleurs », décrit-elle avant de lever toute équivoque : « Le titre de l’œuvre fait penser à une maladie incurable, mais elle est bien curable ; d’ailleurs ce sont des antibiotiques qui permettent de guérir la maladie, seulement, c’est très long. Mais une fois guérie, la personne doit également faire attention pour ne pas récidiver, faire une rechute ; parce que cela voudrait dire que la bactérie existe dans son environnement, donc avoir une bonne hygiène corporelle ».
Ici, l’auteur, Pascal Compaoré, remettant symboliquement une oeuvre au ministre en charge de la santé, préfacier, Dr Kargougou (à gauche).
C’est ce à quoi a abouti le travail de l’auteur Pascal Compaoré, qui rassure donc que « l’érysipèle n’est pas une maladie mystique..., ça peut arriver à tout le monde ». L’auteur explique à demi-mot que dans le milieu politique, l’individu qui est atteint de cette maladie est parfois amené à s’interroger, quelques fois même son entourage, sur l’origine du mal ; ce qui fait le nid des préjugés et autres idées reçues.
Pascal Compaoré, remettant une œuvre à Mme le gouverneur et....
Pour le sociologue, toute expérience est un vécu. « Et ce vécu, c’est une maladie, que j’ai contractée. Tout a commencé banalement ; c’est juste mon pied qui a heurté une table. C’est parti de là. Ça a commencé par une fièvre, ensuite une douleur atroce et une sorte d’invalidité, j’avais des difficultés pour marcher. Je me suis donc dit que c’était une maladie invalidante ». L’ancien maire (2016-2022) de la commune de Ziniaré (chef-lieu de la région du Plateau-central), Pascal Compaoré, souhaite donc que l’opinion retienne que l’érysipèle est une maladie à laquelle tout le monde est exposé, elle est curable ; on peut en souffrir, se relever et mener sa vie comme il se doit.
.... et à Naaba Saanem.
« La maladie une expérience de vie, l’érysipèle ou la hantise de la mort » est une œuvre structurée en huit chapitres et selon l’auteur, il s’est agi de s’interroger sur la maladie aux plans religieux, médical et surtout sociologique.
L’occasion a mobilisé de nombreux invités.
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