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Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

LEFASO.NET
jeudi 9 mai 2024.

 

L’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) a récemment accueilli une communication sur les "Wayignan", le vendredi 3 mai 2024, à Ouagadougou. Une enquête exploratoire concernant les sentinelles de la transition politique au Burkina Faso, de l’anthropologue Dr George Rouamba. C’était lors de la Journée scientifique du Laboratoire genre et développement (LGD) sous le thème « Genre, jeunesse et crises ».

Dr Georges Rouamba introduit en informant l’auditoire que les résultats de recherche présentés sont le fruit d’un effort collectif auquel il participe. Il précise que cette étude exploratoire est toujours en cours. Ainsi, Dr Georges Rouamba évoque d’emblée le contexte bien connu qui a conduit à l’émergence des « Wayignan ». Il rappelle qu’après un règne de 27 ans de l’ancien président Blaise Compaoré, suivi par une insurrection populaire et une transition civile, aboutissant à une élection, le pays a été confronté à deux coups d’État au cours des sept dernières années.

Cependant, le Dr Rouamba souligne une particularité remarquable après le récent coup d’État : le regroupement, aux ronds-points de la capitale burkinabè, de jeunes de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles, avec une forte présence du secteur informel. Les ronds-points, autrefois négligés, sont aujourd’hui des lieux d’attraction, observe l’anthropologue. « Ces ronds-points sont devenus des espaces sociaux et politiques. Cela nous amène à nous questionner sur la manière dont ces jeunes qui y convergent expérimentent ces espaces qui étaient autrefois insignifiants », explique-t-il.

“Les Irissi’’

Pour le Dr George Rouamba, mener une enquête au sein de ces jeunes nécessite une approche méthodologique particulière. Il souligne que la collecte d’informations a été ardue, expliquant qu’une certaine opinion a une perception négative des intellectuels ces derniers temps, les accusant d’être des agents locaux de l’impérialisme. Il ajoute : « C’était d’autant plus difficile, car nous ne savions pas à qui adresser notre demande d’enquête. La plupart de ces structures fonctionnent de manière informelle, ce qui rend leur organisation opaque. Tout le monde sait qu’elles existent, mais personne ne sait vraiment qui elles sont ».

Face à cette réalité, le Dr Rouamba explique que son équipe et lui ont été contraints de solliciter leur réseau informel pour surmonter ces obstacles. Cette démarche leur a permis de mener quelques entretiens exploratoires. Toutefois, il souligne que ces entretiens ont surtout suscité des interrogations plutôt que des résultats d’étude.

Ainsi, la première interrogation soulevée par le conférencier concerne le sens que revêtent ces ronds-points dans la lutte pour la décolonisation. « Parmi ces jeunes, le terme le plus souvent évoqué est “Les Irissi’’, une revendication claire d’une identité aspirant au départ total de la France du Burkina Faso. Il existe même un rond-point nommé “La France doit partir’’. Les luttes menées par ce groupe sont perçues comme une nouvelle tentative de se libérer de l’influence de la France. C’est sur ce point qu’ils s’appuient pour justifier leurs actions au sein de la ville », montre Dr Rouamba.

Une vision révolutionnaire

Une autre interrogation émanant des recherches du Dr George Rouamba concerne l’éventuelle aversion de ces groupes pour la démocratie libérale. « Pour eux, l’organisation d’élections n’est plus envisageable. L’un de leurs slogans est "IB à vie" », a confié l’anthropologue.

Il note également que des termes autrefois courants pendant la révolution, comme « camarade », sont utilisés dans ces espaces dédiés à la veille citoyenne. Le Dr Rouamba déduit que les occupants des ronds-points revendiquent une vision révolutionnaire pure et s’opposent aux élections libérales. Il ajoute : « On pourrait également soutenir qu’ils ont en quelque sorte raison si l’on considère certains travaux des politistes qui laissent à désirer ». Il étaye cette affirmation en citant Achille Mbembe : « Les élites ont fait de la politique, un moyen d’enrichissement et de sécurisation de biens personnels ».

D’après l’analyse du Dr Rouamba, il est compréhensible que les jeunes constituant la frange la plus nombreuse, croient que les élites perçues comme les représentantes de la France, soient la cause de leur malheur. Et ce, dans un contexte d’une jeunesse marquée par une vie précarisée et une incertitude quant à l’avenir. « C’est pourquoi ces jeunes estiment que la démocratie libérale n’est pas bénéfique », explique-t-il.

Dr Rouamba observe toutefois une nuance. Celle que cette vision de la jeunesse, est parfois une méconnaissance de l’Afrique traditionnelle, qui n’était pas une société despotique ou autocratique. « Il y avait des formes de démocratie qui permettaient aussi bien aux jeunes qu’aux femmes de participer à la vie de la nation », a-t-il indiqué.

Les sentinelles du pouvoir

Une autre question qui émerge dans la réflexion du Dr Rouamba est de savoir si les "Wayignan" sont des sentinelles du pouvoir. Dans cette phase de l’étude, l’anthropologue révèle que ces derniers affirment clairement être des protecteurs du pouvoir : « Leur mission est d’empêcher tout coup d’État », a-t-il affirmé.

La présentation du Dr Georges Rouamba a mis en lumière le rôle crucial des "Wayignan" en tant que gardiens du pouvoir de la transition politique dans le pays. Elle met en évidence les mesures prises par ces sentinelles pour assurer la sécurité de l’État. « Ils ont entrepris des actions de contrôle individuel, telles que la fouille de véhicule. Ils ont même affirmé avoir contribué à l’arrestation de personnes suspectes. Certains ronds-points ont été désignés comme des points d’observation et de surveillance stratégiques », a-t-il révélé.

Le risque d’émergence d’une milice

Ce constat suscite une nouvelle interrogation : existe-t-il un risque d’émergence d’une milice ? À ce stade de l’étude, Dr Rouamba observe que les "Wayignan", qui semblent être un groupe homogène, sont en réalité hétérogènes, avec des divergences internes. Il fait remarquer l’émergence d’une branche radicale qui divise les citoyens en deux catégories : les patriotes et les apatrides.

Dr Rouamba explique que selon la perspective de cette faction radicale, les patriotes sont ceux qui soutiennent le gouvernement actuel, tandis que les apatrides sont ceux qui critiquent l’exécutif. « Selon leur idée de la préservation du pouvoir, ils iraient même jusqu’à demander à l’État d’utiliser la violence pour neutraliser tous ceux qui s’opposent au pouvoir. Nous observons même récemment des mouvements qui déclarent ouvertement qu’ils vont rendre visite à des familles... », dévoile-t-il.

Face à ces circonstances, Dr Rouamba estime qu’à ce stade de leurs résultats préliminaires, il existe effectivement un risque de voir émerger une milice. « Ces mouvements pourraient être exploités par des individus dans l’ombre qui sont des entrepreneurs de la violence », présente-t-il.

Pour conclure, Dr Rouamba souligne que l’émergence des "Wayignan" a été marquée par l’expression "partagez, partagez", ce qui soulève un risque significatif. En effet, selon lui, cette expression suppose une culture numérique où les informations partagées, censées être stratégiques, peuvent contenir des vidéos avec des éléments menaçants et virulents envers certaines catégories de la population. Dr Rouamba en conclut qu’il existe donc un risque d’un usage non éthique des réseaux sociaux, conduisant à la diffusion d’informations dangereuses.

Alors que l’étude présentée est toujours en cours, l’anthropologue conclut en se demandant qui sont exactement les membres constitutifs des "Wayignan". Il estime qu’il y a des jeunes, des adultes et des personnes âgées au sein de ce mouvement, mais il continue de se questionner sur la véritable raison de son apparition.

Hamed Nanéma
Lefaso.net



Vos commentaires

  • Le 8 mai à 20:01, par OUEDRAOGO Amidou En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Félicitations à docteur ROUAMBA George, bonne suite !

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  • Le 8 mai à 21:18, par jeunedame seret En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Belle entreprise !
    Les causes et les facteurs sont la religion, le coloriage gouvernemental, l’illettrisme, l’argent sale, le complexe et l’orgueil.
    Les raisons sont l’affichage AES, certaines annonces de politiques de coopération, la corruption et les assistanats, les besoins extrémistes et l’esprit de gain facile.
    Courage docteur !

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    • Le 9 mai à 08:27, par kwiliga En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

      Bonjour jeunedame seret,...? hum, j’en doute...?
      Je doute, parce qu’une telle pertinence d’analyse, en remplacement de votre habituelle métaphorique poésie en forme de diatribe panafriputschiste, ne peut que me laisser dubitatif.
      Mais bon, qui que se soit, bravo pour votre message qui nous éclaire davantage en deux phrases, que "l’enquête exploratoire anthropologique" du Dr Rouamba, que j’aurais pu réaliser depuis mon salon...

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  • Le 9 mai à 10:13, par WAONGO Moussa En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Bonjour, merci à Docteur pour cette enquête exploratoire qui éclaire provisoirement l’opinion sur les Wayiyan d’une manière générale. Mais j’ai une question à Rouamba, quel lien peut-on établir entre les sentinelles de la transition actuelle et les CDR au temps de révolution de SANKARA ? Est-ce ces élites (les Wayiyan de la transition) sont capables d’impulser le changement dans l’arène politique burkinabè ? Merci bien et courage pour la suite.

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  • Le 9 mai à 10:50, par Negblanc En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Une des rares fois que je lis une démarche analytique correcte ! Une docteur qui ne m’effraie pas !

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  • Le 9 mai à 11:50, par HUG En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Qui vivra verra.Allons seulement. Pourquoi on n arrive plus à suivre le fasonet ? Le.monstre que l on dresse se retourne souvent contre soi.

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  • Le 9 mai à 13:05, par De Balzac En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Merci d’avoir essayé. Je constate seulement que c’est du gros français. Du titre à la conclusion, il n’y a eu que beaucoup de français qui n’amène nulle part si bien que je dirai que le chercheur a voulu faire du sensationnel mêlé à l’opportunisme. La dernière phrasre du reportage " il continue de questionner sur les vraies raisons " du mouvement me laisse dubitatif. Si la question de recherche devient le résultat ou la conclusion, je suis d’avis avec les appréhensions des wayiyans. Est-ce que l’étude n’est pas déjà biaisée pour aboutir à des résultats acceptables pour une certaine classe, les élites, sinon il y a quelque chose de fondamentalement positif chez les wayiyans dans la nouvelle trajectoire de l’émancipation des peuples à l’image des œuvres d’Amadou Kourouma " Le soleil des indépendances", de Wollé Soyinka ou Franz Fanon.

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    • Le 10 mai à 10:24, par kwiliga En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

      Bonjour De Balzac,
      A vouloir rapprocher les évènements actuels d’un ouvrage d’Amadou Kourouma, je vous conseille plutôt de relire "En attendant le vote des bêtes sauvages".
      On y retrouve, à travers les pérégrinations du "héros" chez quatre présidents/dictateurs africains, toute la rhétorique développée aujourd’hui par nos panafriputschistes.
      "sinon il y a quelque chose de fondamentalement positif chez les wayiyans...", surement, surement. Mais les aspects négatifs me semblent largement prégnants.

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      • Le 10 mai à 11:06, par Rodriguez En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

        @Kwiliga bonjour ! Bien Au contraire, l’ouvrage de Ahmadou Kourouma que vous citez va plutôt en défense des "wayiyans" qui ne souhaitent plus cette "mécanisation" de la "démocratie à l’africaine" qui n’est que pure arnaque. "En attendant le vote des bêtes" est un roman qui denonce à merveille le fait que des politiques (militaires ou pas) utilisent naïvement le peuple pour arriver au pouvoir d’Etat. Personnellement, moi je pense que nous devons revoir le système de gouvernance en Afrique et la voie pour accéder Au pouvoir ! Detrompez-vous ; aucun burkinabè souhaite le coup d’Etat comme mode d’accéssion au pouvoir ; ce que les africains veulent c’est une personne intègre qui va gerer leur quotidien afín qu’ils puissent vivre dignement de leur travail ! Que ce dernier soit civil ou militaire cela n’a aucune importance ni pour les wayiyans, ni pour moi, ni pour des millions d’intellectuels !

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        • Le 12 mai à 10:21, par kwiliga En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

          Bonjour Rodriguez,
          Décidément, nous n’avons pas la même lecture, ni des choses du quotidien, ni apparemment des œuvres littéraires.
          Ce que Kourouma met en exergue dans son ouvrage, c’est la facilité avec laquelle les dictateurs manipulent leurs peuples avec de propagandistes discours et en distribuant des miettes à leurs soutiens, ce qui m’apparait symptomatique du mouvement "wayiyans", qui, rappelons-le, est né d’un mensonge (et de décennies d’humiliation accumulée) et poursuit sa course dans la colère, la menace, en ne s’appuyant que sur du faux !
          Alors, je suis partiellement d’accord avec votre propos : "Personnellement, moi je pense que nous devons revoir le système de gouvernance en Afrique et la voie pour accéder Au pouvoir !"
          Personne ne doute de la nécessité de devoir réformer le système de gouvernance en Afrique, encore que l’Afrique soit grande et disparate (au delà des phantasmes panafricanistes) et que les systèmes de gouvernance, mais surtout l’honnêteté des dirigeants n’est pas la même en Namibie ou en Algérie, au Sénégal ou au Rwanda...
          Quant à la voie pour accéder au pouvoir, quel système proposez-vous, qui puisse permettre que les dirigeants choisis, désignés, élus,... soient réellement l’expression de la volonté du Peuple ?

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          • Le 16 mai à 13:26, par Rodriguez En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

            @Kwiliga, bonjour ! Je vais repondre à votre question ci-devant : "quel système proposez-vous, qui puisse permettre que les dirigeants choisis, désignés, élus,... soient réellement l’expression de la volonté du Peuple ?"
            1- limiter le nombre de partis politiques nationaux à 10. Le nombre pléthorique de partis politiques (le plus souvent de partis satellitaires) est le signal que ce ne sont ni les idéaux, ni les programmes politiques qui motivent des hommes et des femmes mais l’intention de marchander leur soutien au vainqueur contre un éventuel strapontin. C’est de l’escroquerie politique.
            2- Supprimer le financement des partis politiques par l’Etat. Le financement public des partis politiques est une des plus grosses bêtises dont seule l’Afrique a le secret. Vous ne pouvez pas prétendre aider le pays à se developper en même temps demander les moyens qui vous permettraient d’arriver au pouvoir. Ces moyens devraient provenir de vos militants et sympathisants mais pas de l’État. Cela augure d’avance une mauvaise gouvernance.
            3- Rendre le vote obligatoire pour les 18 à 60 ans. Dans bon nombre de pays à travers le monde, le vote est obligatoire sous peine de sanction ou d’amende à payer. Sauf en cas de force majeur (voyage, maladie provoquant une incapacité physique). Rendre le vote obligatoire permet de relever au quadruple le taux de participation aux votes ! Cela aussi à l’avantage de susciter l’intérêt pour la chose politique chez l’ensemble des citoyens.
            4- Tout candidat à l’élection présidentielle devrait au préalable avoir l’aval (nombre de voix à definir) de chacune des 13 régions que compte le Burkina. Gage d’éligibilité du candidat. Le candidat qui n’a reçu que l’aval de 12 régions est éliminé d’avance de la course au pouvoir.
            Voilà, Mon cher Kwiliga, j’ai proposé pêle-mêle ce qui serait bien pour nos pays qui cherchent désesperement leur voie... Bien évidemment, le Burkina a besoin de temps pour faire d’abord un travail en amont qui serait une mise à Jour de nos institutions et notre administration car pour y arriver il est necessaire de faire un recensement des plus de 18 ans afín de doter chaque burkinabè de carte d’identité et de carte d’électeur. Voyez-vous que nous ferions mieux de preparer le terrain afín de ne plus retomber dans les tares de la première transition ?

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  • Le 9 mai à 13:19, par jan jan En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Tous ça c’est trop long, Wayignan égales à CDR new-look, simple.

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  • Le 9 mai à 20:02, par Bagaman En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    The problem with our so-called interlectuals is, they think everything can be researched. These wayignans or the CDRs are not new to our African society. Before Europeans came to Africa, our society had something like that. They are what the Europeans called spies. They are the eyes and ears of the Naaba.

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  • Le 9 mai à 22:38, par Mister cool En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Je prefere ces Wayiyan que la pluspart de nous qui disons avoir fait l’école, rien qu’à ce faire formater, bourré de la tête au pieds par des theories democratique, et ne sachant plus pensée a d’autres formes de gouvernances qu’à ce qu ’on s’est habituer, tout en oubliant que meme la democratie est née d’un processus et que le processus continue, une forme de gouvernance pourrait naitre

    Au passage, ceux qui sont au niveau des rondpoints ne representent qu’une infime partie des Wayiyan les reserviste comme les nous autres sont a l maison. On est fatiguer des politiciens

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  • Le 10 mai à 08:25, par Rico En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Félicitations aux chercheurs pour ce travail qui mérite d’être approfondi.
    Ce qui m’intéresse vraiment c’est le questionnement tendancieux faisant référence à une possible évolution vers une milice (armée ou non)... On peut très clairement se questionner quand des individus-citoyens se permettent se fouiller les véhicules d’autres citoyens, de proférer des menaces de mort, dressent anarchiquement des ronds points sur des voies déjà étroites sans respect des caractéristiques techniques en la matière, etc...
    Soyons tous responsables dans ce pays afin que le pire n’arrive pas !

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  • Le 10 mai à 10:08, par walaye En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Les "WAYIGNANS" peuvent être traités de tout mais tous ceux qui ont géré ou qui ont participé à la gestion du pays (les politiciens) depuis les indépendances en respectant les fameux accords coloniaux signés avec la France n’ont plus droit au respect. Qu’un seul d’entre eux sort nous expliquer en quoi ces accords apportaient à notre pays. Ils ont été complices de nos malheurs, ils se sont enrichis et se sont protégés en s’emparant de la direction de nos pays. Si j’ai un peu d’indulgence pour nos "pères de l’indépendance" c’est parce qu’ils ont signé ces accords comme conditions pour accéder à l’indépendance, c’est à dire une indépendance dans la dépendance. Je préfère les wayignans aux politiciens.

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  • Le 10 mai à 12:16, par LE FORGERON En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Bonjour,

    Nous pensons que notre Dr ROUAMBA se fatigue en voulant faire une enquête sur les Wayignan surtout en se posant la question ci-dessous :
    Les sentinelles du pouvoir
    Une autre question qui émerge dans la réflexion du Dr Rouamba est de savoir si les "Wayignan" sont des sentinelles du pouvoir

    Nous pensons que ces Wayignan sont des gens de tout âge qui ont pris conscience que nos présidents ont besoin d’être soutenus pour combattre l’impérialisme et ses valets locaux. Ils sont révoltés contre l’impérialisme et ses valets locaux qui empêchent notre développement depuis plusieurs décennies. C’est pourquoi ces Wayignan lancent cet appel Wayignan, en mooré qui veut dire sortez parce qu’il y a un danger ,un problème dont on a besoin de tout le monde pour le résoudre. Nous pourrons le comparer au cri de détresse Nombiiga dans les villages mossis, dans les temps passés en attendant que le tam-tam sacré,ou le Borgo ne résonne pour alerter les gens, car il n’ y avait pas de téléphones.
    Les Wayignan estiment que le pouvoir actuel promet ce combat contre l’impérialisme et ses valets locaux donc ils doivent tout faire pour alerter s’il y a une petite remeure de danger dans l’espace. Donc ceux qui veillent aujourd’hui ne sont pas forcément ceux qui vont veiller demain et ainsi de suite. Et ceux qui vont sortir aujourd’hui pour une alerte ne sont pas forcément ceux qui vont sortir demain pour une autre alerte.
    C’est un acte spontané donc faire une enquête sur les Wayignan c’est une perte de temps car vous ne verrez jamais les vrais Wayignan. Ce sont les faux Wayignan que vous allez voir car beaucoup de gens sont révoltés contre l’impérialisme et ils sont en alerte. C’est comme l’insurrection d’octobre 2014 au Burkina Faso, personne ne pouvait prédire l’ampleur de la sortie de la population.
    Ensemble nous allons vaincre l’impérialisme et ses valets locaux mais nous avons besoin de l’union sacrée de tous les filles et fils du pays.

    La Patrie ou la mort, nous vaincrons !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 10 mai à 14:26, par LE PAYS NOUS APPARTIENT TOUS En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Félicitation à vous docteur pour avoir suscité le débat sur ce groupe. Tu te feras insulter sévèrement.
    En attendant je pense qu’il faudrait mener une analyse rigoureuse sur les sources de financement de ce groupe. C’est très important au risque de nous faire surprendre amèrement. La veille patriotique est noble mais je dis surveillons les sources de financement de certains mouvements.
    L’Etat va au delà de l’individu

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  • Le 10 mai à 16:31, par Rodriguez En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Et hop ! Aux yeux de certains, les wayiyans deviennent une tribu primitive qui nécessite une exploration et une mise sous étude anthropologique...pour enfin décider s’ils sont des êtres pensants ou pas ! Les plus ignorants ce ne sont pas ceux qu’on croit...

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  • Le 10 mai à 16:55, par Cekisa En réponse à : Burkina Faso : Dr George Rouamba réalise une enquête exploratoire sur les "Wayignan"

    Une étude pareille sur les fondements du terrorisme en Afrique et particulièrement au Burkina Faso serait la bienvenue. Une des raisons pour lesquelles on critique les intellectuels c’est cela. La ou il faut mener des réflexions approfondies de façons récurrentes on les voient pas mais quand il s’agit de mener des réflexions parfois opportunistes et téléguidées ils sont au rendez-vous.

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