
Statut valorisant du personnel de l’Education : Les « passerelles » ne sont pas du goût des intendantsLEFASO.NET | Par M.K
vendredi 7 juin 2019.Le Syndicat national des financiers de l’éducation et de la recherche (SYNAFER) était face à la presse ce jeudi 6 juin 2019, à la Bourse du travail de Ouagadougou. Au menu de cette conférence, le statut valorisant du personnel de l’Education. Le statut valorisant à peine concocté suite aux négociation entre le gouvernement et la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), n’est pas du goût du Syndicat national des financiers de l’éducation et de la recherche (SYNAFER). Ce syndicat qui défend la cause des Attachés d’intendance scolaire et universitaire (AISU) et des Conseillers d’intendance scolaire et universitaire (CISU) trouve que statut dit « valorisant » est loin de l’être en réalité. Tel que proposé, ce statut constitue un danger pour les finances publiques. Selon le Secrétaire général du SYNAFER, Eric Nanga et ses camarades, l’ouverture des « passerelles » pour accéder aux différentes fonctions dont ceux des AISU et CISU est une violation flagrante des textes en vigueur. Surtout la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant sur le statut général de la Fonction publique d’Etat, qui en son article 21 dispose que « l’accès aux emplois de fonctionnaires se fait soit par concours direct, professionnel ou par sélection sur dossier, soit par examen professionnelle sanctionné par un diplôme ou un titre exigé pour l’emploi postulé. La sélection sur dossier est une variante du concours direct… ». L’article 22 de la même loi renchérit en ces termes : « Les fonctionnaires exerçant le même emploi sont soumis aux mêmes conditions de recrutement ». Ce qui fait grincé les dents au syndicat des intendants scolaires et universitaire est que des gens qui ne sont pas de leur corps de métier, par le fait de ce statut, viendront jouer leur rôle. Selon les conférenciers ce statut offre la possibilité aux occupants des emplois de professeur des écoles, d’éducateur de la petite enfance, d’attachés d’éducation titulaires de la licence, d’évoluer par passerelle vers l’emploi de Conseillers d’intendance scolaire et universitaire ou celui de Conseiller d’administration scolaire et universitaire. Le sieur Nanga et ses camarades de lutte trouvent cela incompréhensible. Ne faisant pas partie de la CNSE, le SYNFER n’a pas été associé à ces négociations qui ont donné naissance à ce statut. Par cette conférence de presse, le syndicat souhaite interpeller le gouvernement car cette situation pourrait engendrer une dégradation du climat social au sein du corps des financiers de l’éducation et de la recherche. Les conférenciers ont insisté sur le fait que le ministère de l’Education nationale et de la promotion des langues nationale (MENAPLN) compte en son sein 26 syndicats. La CNSE avec qui le gouvernement a mené les négociations compte 15 syndicats. Les 11 autres n’ont donc pas été associés auxdites négociations. M.K Vos réactions (7) |