
Vous avez dit électricité ? Aidez-moi donc à comprendreLe Burkina Faso, pays sahélien a du mal à produire suffisamment d’électricité pour sa population estimée à plus de 17 millions d’habitants. La période mars, avril et mai est redoutée par la population car en plus de la canicule qui s’y vit, la nationale de l’électricité n’arrive pas à satisfaire la demande d’où les programmes de délestage. Comme j’ai fait le bantaré, il y a des choses que je ne comprends pas et je me pose des questions. 1. L’alternateur C’est un type de générateur électrique constitué d’un rotor et d’un stator. Le rotor, comme son nom l’indique est une partie tournante (car associé au mouvement). C’est un aimant. Le stator, lui est constitué d’un enroulement de fil, c’est-à-dire d’un circuit dans lequel va apparaitre le courant électrique. On l’appelle alternateur car il produit un courant alternatif. Les électrons se déplacent dans les deux sens (+,-) selon les pôles des aimants qui se trouvent dans la bobine. 2. La turbine
Pour mettre en mouvement l’aimant de l’alternateur, il faut le relier à une turbine. Celle-ci ressemble à une roue de moulin avec des aubes. C’est sur ces parties en formes de cuillère ou de pale qu’un fluide (air, gaz, vapeur ou eau) va pousser. En activant les aubes, le fluide entraine la rotation de la turbine. La liaison avec le générateur se fait par l’axe de rotation : on parle d’arbre et on dit qu’ils sont « couplés ». Donc pour qu’il ait de l’électricité, il faut trouver un fluide qui aura suffisamment de force pour pousser les aubes de façon efficace. Pour pouvoir avoir une bonne puissance, les Egyptiens ont construit le barrage d’Assouan sur une hauteur de 111 m. A cette hauteur, le débit maximal est de 11 000 m3/s. Le barrage a12 générateurs de 175 mégawatts chacun soit une puissance de 2100 MW. La puissance de l’eau en appliquant la formule P= gravité (g) x hauteur (h) x débit (q) on obtient une puissance de 11 978 010 kilo watts. Pour faire face à ces besoins électriques, le Burkina Faso importe de l’énergie vers d’autres pays et expérimente aussi l’énergie solaire. Alors questions :
L’énergie fournit pas les centrales solaires ne peuvent-elles pas servir de « force motrice » pour faire tourner de grandes turbines et donc de gros alternateurs ? A quoi nous ont servi ces cours sur les montages intégrateurs et montages dérivateurs ? Si avec une puissance d’eau d’environ 12 gigawatts, les Egyptiens parviennent à régler leur problème d’électricité, n’ya-t-il pas lieu que nos chercheurs réfléchissent à un système pour l’accroissement de la production de l’énergie dans notre pays ? Dans nos villages, les producteurs utilisent parfois leurs motos ou leurs tracteurs comme des générateurs électriques. Si aujourd’hui on a pu avoir des voitures électriques (donc moteurs électriques), pourquoi ne pas envisager l’utilisation de l’énergie solaire comme une « force motrice » pour faire tourner des turbines ? Aidez-moi à comprendre Dimathème. Vos réactions (25) |