
Augmentation du prix du pain : Veut-on nous rouler dans la farine ?Hier, la population du Burkina notamment dans les grandes villes a constaté une hausse du prix du pain sur le territoire national. Afin de mieux comprendre ce qu’il en est, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a rencontré les boulangers et pâtissiers notamment leur patronat ce jeudi 2 mars 2017, en présence du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Stéphane Sanou. En présence du ministre du commerce, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a rencontré la fédération des patrons des boulangeries et pâtisseries du Burkina, pour mieux comprendre la hausse des prix du pain. Au sortir de cette rencontre, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Stéphane Sanou a laissé entendre que le pain n’a pas connu une hausse de son prix. En effet, il explique que depuis le 02 décembre 2011, un arrêté donnait la faculté aux boulangers de produire les pains de 100, 180, 200 et de 400 grammes. Chacun ayant son prix arrêté de façon règlementaire. Le pain de 180 grammes vendu à 130 francs, beaucoup consommé, a simplement connu un arrêt de production et a été remplacé par celui de 200 grammes, qui lui est vendu au prix de 150 francs. Cependant d’un constat commun, on ne remarque aucune augmentation du poids du pain à moins qu’il ait été produit un autre pain de 200 grammes différent de celui qu’on nous servait avant cette hausse. Monsieur Oumar Yogo, président de la fédération des patrons des boulangeries et pâtisseries du Burkina pétrissant ces arguments dans sa farine de boulanger pour donner des explications, laisse entendre que l’arrêt de la production du pain de 180 grammes, est lié à l’application de la convention collective datant du 10 février 2017.
Le premier ministre Paul Kaba Thiéba en compagnie de la fédération des patrons des boulangeries et pâtisseries du Burkina
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Leur secteur connait une hausse de salaire de près de 50%. Et pour faire face à cette hausse de salaire, il fallait pour eux que le pain de 200 grammes puisse être mieux commercialisé afin de leur permettre de réaliser une meilleure marge à même de pouvoir faire face à leurs charges. Le choix de ce pain de 200 grammes a été fait par les petites boulangeries nationales en convention avec celle de Ouagadougou et de Bobo. Produire alors le pain de 200 grammes en quantité en lieu et place de celui de 180 grammes leur procure plus de bénéfices. Ce qui leur permettra de faire face à leurs charges selon ses explications. Il ajoute qu’aucun pain au Burkina n’a connu de hausse de prix. Il poursuit en disant avoir communiqué ce changement aux travailleurs des boulangeries et à ceux exerçant dans le domaine. Après ces discussions, le premier ministre et le ministre du commerce souhaitent le retour du pain de 180 grammes le lundi prochain. Youmali Koanari Vos réactions (18) |