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Vers une limitation de l’âge des véhicules importés

lundi 1er août 2016.

 

Environ 35 000 véhicules entrent au Burkina chaque année. Certains sont quasiment des poubelles ambulantes provoquant pollution et accidents de la circulation. A l’Assemblée nationale, on veut réglementer davantage l’importation de ces véhicules d’occasion. A l’occasion de la clôture de la session extraordinaire du parlement, le 25 juillet 2016, le Président Salifou Diallo a invité les députés à réfléchir à une proposition de loi allant dans ce sens.

Le commerce des véhicules ‘’France au revoir’’ prend de l’ampleur au Burkina. On voit stationnés un peu partout dans la ville de Ouagadougou, souvent aux abords des voies, des véhicules d’occasion de toutes les marques et de tous les modèles. Inutile de demander leur âge, certains sont même rongés par la rouille. « Dans la sous-région, la plupart des pays ont limité l’importation de véhicules à huit, dix ans d’âge. Aujourd’hui, notre pays est devenu un cimetière. Toutes les vieilles carcasses qu’on importe d’Europe sont balancées des ports des pays côtiers vers l’intérieur, vers le Burkina », a lancé Salifou Diallo, le président de l’Assemblée nationale. Puis, d’ajouter : « il nous faudrait, à la reprise, proposer une loi pour interdire l’importation des véhicules de plus de dix ans d’âge ».

Car, ces véhicules contribuent à polluer fortement l’environnement. Aussi, plusieurs accidents de la circulation seraient liés à l’état peu recommandable des véhicules. Le président du parlement burkinabè a donc émis la nécessité pour les élus nationaux, d’établir des débats avec les organisations syndicales, en vue de légiférer au mieux sur la question. Il a également invité le gouvernement à prendre des dispositions pour permettre le renouvellement du parc automobile.

Plusieurs pays africains se sont déjà inscrits dans cette logique, refusant ainsi d’être des poubelles des pays développés. Par exemple, le Sénégal a interdit l’importation des véhicules de plus de cinq ans depuis 2003.

La session extraordinaire de juillet 2016 a permis d’adopter la seconde loi de finances rectificative dans laquelle il est institué des taxes sur les véhicules d’au moins treize chevaux. Plusieurs députés dont Laurent Bado ont estimé qu’il faut élargir ladite taxe à des véhicules moins luxueux. Il a proposé d’aller jusqu’au véhicules de six chevaux. Et visiblement, sa position semblait partagée par plusieurs autres élus, dont le président du parlement.

Mais, en attendant de revenir éventuellement sur cette taxation, la prochaine session parlementaire de septembre permettra sans doute de mieux réglementer le commerce des véhicules d’occasion, notamment en ce qui concerne l’âge.

Moussa Diallo
Lefaso.net



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