
La corruption au Burkina Faso : Un phénomène inquiétantLe Réseau national de lutte anti- corruption (REN-LAC) en publiant son rapport veut lancer un cri d’alarme sur la situation de la corruption qui va de mal en pis au Burkina Faso. Même si des évolutions ont été enregistrées dans certains secteurs il n’en demeure pas moins que des efforts inlassables restent à fournir pour venir à bout de ce fléau. Le rapport de 2014 montre clairement que la corruption a la peau dure au Burkina Faso. Sur 91% des 2000 enquêtés, la corruption est très fréquente ou fréquente dans le pays et 42,4% des enquêtés ont expérimenté personnellement la corruption ou ont été témoins d’actes de corruption. Si dans le rapport de 2013, il est fait cas que 23 528 925 FCFA ont été injectés dans les transactions financières des pratiques corruptrices celui de 2014 par contre montre que le montant cumulé des sommes offertes, reçues par des enquêtés ainsi que le montant des transactions déclarées par des enquêtés témoins s’élèvent à 37 900 350 FCF. Ce montant cumulé donne une idée du niveau des ressources financières dissipées ou des coûts supplémentaires des services publics du fait de la corruption. Les marchés publics, 1er sur la liste en 2014 Sur l’état de la corruption dans le rapport 2014, la douane cède sa première place aux marchés publics qui étaient 4e dans le classement de 2013. On est tenté de dire que le domaine de la douane a connu un début de changement, 2e, même si le chemin reste encore long. La douane est suivie de la Police municipale qui conserve sa 3e place et ce pour ces deux dernières années consécutives. De même, la Direction Générale des Transports Terrestres et Maritimes (DGTTM) a amélioré son score en passant de la 2e place à la 4e. L’administration judiciaire, par contre a reculé en passant de la 7ème à la 6e place. Dans la même lancée, le trésor public est passé de la 12ème place à la 9ème. Aïssata Laure G. Sidibé (Stagiaire) Vos réactions (4) |