
Incidence de la sous nutrition : Le Burkina perd 409 milliards CFA par anLa malnutrition infantile, au-delà du problème de santé qu’il pose fait perdre beaucoup au Burkina. En 2012 par exemple le pays a perdu 409 milliards FCFA à cause d’elle, sans compter les incidences sur l’éducation, la productivité. C’est la conclusion à laquelle est parvenue une étude lancée ce 23 juin à Ouagadougou par plusieurs organisations. « Le coût de la faim au Burkina Faso » c’est l’intitulé de l’étude qui vise à attirer des pouvoirs publics et des acteurs au développement sur la nécessité d’allouer plus de ressources dans la lutte contre la malnutrition. La malnutrition tue. Aussi bien les malnutris que l’économie des pays. Selon une étude menée sur le Burkina, en 2012 l’économie burkinabè a perdu près de 409 milliards FCFA, du fait des effets de la sous-nutrition infantile. « Le coût de la faim au Burkina Faso » montre que la prévalence de la malnutrition chronique s’est améliorée, mais qu’il existe aujourd’hui plus d’enfants qui souffrent de retard de croissance au Burkina qu’il y a 10 ans.
Cette étude montre comment l’impact social et économique de la sous-nutrition chez les enfants fait perdre au pays chaque année beaucoup d’argent en soin de santé, en charges supplémentaires au niveau du système éducatif, et en termes de productivité pour la main-d’œuvre. Le rapport estime que la sous-alimentation des enfants coute chaque année à l’économie du Burkina Faso, l’équivalent de 7,7% de son produit intérieur brut(PIB). Incidence sur la santé
Incidence sur l’économie – L’étude révèle aussi que 2 646 millions d’heures de travail ont été perdues en 2012 en raison de la réduction de la masse de main-d’œuvre, comme conséquence de la mortalité associée à la sous-nutrition. Cela représente 318 595 millions de F CFA, soit 6% du PIB du Burkina Faso Des recommandations pour changer la donne Il est recommandé au Burkina de se fixer des objectifs ambitieux pour réduire le retard de croissance qui va au-delà d’une réduction relative pour établir un objectif absolu de 10% tel que celui fixé pour la région Afrique. Ainsi, le pays devrait accroitre les investissements dans la lutte contre la sous nutrition pendant les mille premiers jours de la vie de l’enfant. Cela, y compris par la mise à disponibilité des aliments riches en nutriments pour les enfants âgés de 6 à 23 mois. Le gouvernement burkinabè prendra ses responsabilités « Le Burkina Faso accordera une attention particulière à l’ensemble des recommandations. Le gouvernement veillera à une appropriation conséquente des résultats de l’étude et mettra en place un dispositif de suivi de la mise en œuvre desdites recommandations » a dit le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire, Dr. François Lompo qui a procédé au lancement de l’étude. Tiga Cheick Sawadogo Vos réactions (1) |