
Musique : Pascal KABORE « Silmandé » revient avec « Talato »Le paysage musical burkinabè vient de s’enrichir d’une nouvelle œuvre. Si l’œuvre est nouvelle, son géniteur lui est un ancien. Et pour cause Pascal KABORE l’homme du « Silmandé » tourbillon en langue nationale mooré, a fait danser le Burkina Faso en 2001. L’homme avant son eldorado au pays de l’oncle Sam avait signé un deuxième opus « Goudwongo », dont le succès a été mitigé. Après 5 ans d’absence, le chanteur qui n’a pas pu faire nourrir sa passion de la musique malgré ses occupations aux Etats-Unis nous revient avec son 3e Opus « Talato ». L’œuvre a été présentée à la presse vendredi 19 février dernier à la maison de la presse. Pascal KABORELe 3e album de Pascal KABORE comporte 10 titres. 10 titres chantés en mooré, en anglais, en san et en français. 10 titres dans lesquels l’artiste fait un clin d’œil à ses esclaves les san, chante son terroir, Cet album, intitulé « Talato », du nom d’une jeune fille dont l’histoire est liée à un mariage forcé, a été enregistré au « Studio spiritual sound » dans le quartier Harlem, à New York. Une œuvre que l’artiste a auto produite et qui malheureusement vient trouver un marché du disque en pleine déconfiture. En effet, à l’heure actuelle, dans le milieu du show-biz, tout est chamboulé. Plus de maison de production, de duplication, n’en parlons pas de celle de distribution. Si fait que les artistes sont laissés à eux-mêmes et pour que le produit arrive sur le marché, c’est vers la Côte d’Ivoire ou le Ghana qu’il faut s’en remettre. C’est dire que pour s’imposer dans le milieu, il faut avoir les reins solides. En clair la promotion d’une œuvre musicale n’est plus chose aisée. Un double pain sur la planche donc pour Pascal KABORE car il faut le reconnaître, son troisième opus n’a pas la même qualité que l’album « Silmandé » qui a fait le top des hits parades ici au Faso. Mais selon le staff chargé de la promotion de l’album, piloté par notre confrère Cyr P. OUEDRAOGO il n’y a pas d’inquiétude à se faire car une stratégie a été mise sur pied pour que l’œuvre trouve son marché dans l’espace musical burkinabè. « Ce qui est important pour un artiste comme Pascal KABORE, c’est d’exister d’abord en tant qu’artiste de savoir qu’il fait un travail … », a ajouté Cyr. Depuis 2005, qu’il vit au pays de l’oncle Sam, l’homme de « Silmandé » n’a jamais, malgré les occupations, oublié sa passion, encore moins la culture de son, pays qu’il n’hésite pas à promouvoir. L’avenir nous dira si « Talato » pourra se frayer son chemin dans le monde du show-biz burkinabè de plus en plus difficile. Surtout que l’artiste ne sera pas au pays.o Frédéric ILBOUDO L’Opinion Vos réactions (18) |