
Infrastructures sanitaires à Ouagadougou : Un deuxième centre hospitalier universitaire dans deux ansL’Etat burkinabè, avec l’appui de la République de Chine (Taïwan), a entrepris la construction d’un nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) à Ouagadougou. Le président du Faso Blaise Compaoré et le ministre des Affaires étrangères taïwanais James C.F. Hung ont procédé, mardi 10 juillet 2007 à la pose de la première pierre de l’infrastructure à Tingango. Le nouveau centre hospitalier national dont la construction a été lancée hier, 10 juillet 2007 à Ouagadougou, comportera tous les services spécialisés et un département de formation et de recherche universitaire. Il aura une capacité d’hospitalisation de 600 lits avec un pool administratif, médico-technique et des services généraux. Le CHU occupera une superficie de 101 hectares. Le style architectural adopté est semi pavillonnaire avec un ou deux niveaux au plus. 39 bâtiments vont pousser d’ici à deux ans, délai des travaux. “Et les trois CHU à savoir Yalgado-Ouédraogo, Sanou-Sourou et Charles-De-Gaulle sont dépassés. Yalgado n’arrive plus à faire face aux multiples demandes d’une population urbaine en pleine croissance et à des malades de plus en plus nombreux référés par les formations sanitaires régionales”, a expliqué M. Yoda. De ses propos, il ressort que le nouvel hôpital sera le centre névralgique du réseau des CHU de Ouagadougou et s’intégrera par sa modernité et ses formes architecturales au vaste ensemble en plein essor que constitue Ouaga 2000. Séraphine SOME Un deuxième CHU pour Ouagadougou, 50 ans après "Les infrastructures du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO) construites depuis 1958 sont aujourd’hui dépassées". Ces propos du ministre de la Santé, Alain Yoda à la cérémonie de lancement des travaux du nouveau CHU de Ouagadougou, le 10 juillet 2007, indiquent toute l’importance que revêt la construction de cette infrastructure sanitaire moderne de 600 lits dont la population du pays des Hommes intègres sera bénéficiaire dans 25 mois. L’on pourrait ainsi s’aligner sur l’adage qui dit qu’il "n’est jamais trop tard pour bien faire". Ainsi, le Burkina Faso aura un hôpital hyper moderne dans deux ans et le trop plein de l’hôpital Yalgado et autres centres de santé ne sera qu’un vieux souvenir. Mais pour ne pas être dépassé et vu la modernité de cette nouvelle infrastructure, il serait mieux de songer pendant qu’il est temps, à former un personnel compétent à la hauteur de la gestion du matériel de ce joyau, fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Chine. Ali TRAORE Le président du Faso, Blaise Compaoré s’exprime sur le projet “Le nouveau Centre hospitalier universitaire de Ouagadougou vient traiter d’une question qui est une préoccupation fondamentale pour nous, à savoir la promotion de la santé, la valorisation du capital humain à travers une meilleure santé pour les burkinabè. Nous savons aussi que c’est une infrastructure qui apportera dans le domaine de la formation, des techniciens en matière de santé. Nous ne pouvons que nous réjouir de ces instants et nous attendons, bien sûr, la finalisation de ce projet afin de nous sentir comme les autres burkinabè, que cela apportera à notre santé, ce qui est essentiel pour nous amener à nous mettre davantage au travail pour mieux agir au profit du Burkina Faso. Je pense que le Burkina est un Etat souverain qui entretient des relations avec tous les pays du monde de façon égalitaire sur le plan des respects mutuels et de celui du partage de ce que nous avons à donner l’un à l’autre. Les années de coopération que nous avons vécues avec la Chine Taïwan sont des années exemplaires et de relations sincères que nous saluons et entendons maintenir. La République de la Chine s’intéresse à tout ce qui est essentiel au Burkina Faso, comme la santé, l’agriculture, etc. Il y a un volet important de cette coopération qui sera incessamment lancé, à savoir la formation professionnelle car il y a au moins 17 centres d’enseignements techniques qui seront réalisés par la République de Chine. Tout cela, pour consolider la formation technique des jeunes au Burkina Faso. C’est dire que l’éventail de la coopération entre nos deux Etats est très large”. Propos recueillis par Ali TRAORE Sidwaya |