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Le Faso Digital 2026 : Déjà 95 candidatures et des institutions s’engagent à récompenser les meilleures innovations

dimanche 20 septembre 2026.

 

La deuxième édition de Le Faso Digital, la Foire virtuelle des solutions digitales, se tiendra du 17 au 24 octobre 2026 autour du thème « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous ». Lors de la conférence de presse de lancement, organisée le 17 septembre 2026 à Ouagadougou, le président du comité d’organisation, Dr Cyriaque Paré, a annoncé que 95 candidatures avaient déjà été enregistrées, à la date du 16 septembre, pour le Concours national d’innovation digitale. Plusieurs partenaires, dont l’ARCEP, Moov Africa Burkina Faso et l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), se sont engagés à récompenser des lauréats. Autre nouveauté de cette deuxième édition : le Rwanda sera le premier pays invité d’honneur de Le Faso Digital. Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration liminaire du président du comité d’organisation.

Camarades hommes et femmes des médias,
Camarades partenaires de Le Faso Digital,
Chers invités,

Au nom du Comité d’organisation de Le Faso Digital 2026, je voudrais tout d’abord vous remercier très sincèrement d’avoir répondu à notre invitation à cette conférence de presse consacrée à la présentation de la deuxième édition de la Foire virtuelle des solutions digitales.
Votre présence traduit l’intérêt que vous portez aux questions de transformation numérique, d’innovation et, plus largement, au développement de notre pays.

Je voudrais adresser une reconnaissance particulière aux personnes, institutions et organisations qui ont déjà accepté d’accompagner cette édition :
–  Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques dont la première responsable est la présidente de l’événement ;
–  Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme dont le chef est le co-président ;
–  Le camarade Issifou SORGHO, président de SOBATIC SAS, parrain de cette édition ;
–  la FED Numérique (la faîtière des associations professionnelles du secteur du numérique), qui s’est activement engagée dans l’organisation de cette édition et qui est représentée à cette conférence de presse par la camarade Yassine Traoré ;
–  l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) ;
–  Wave Burkina ;
–  Moov Africa Burkina Faso ;
–  l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) ;
–  l’association Digitales Solidaires, partenaire de l’organisation et ici représentée par la camarade Sossou ADJOVI ;
–  Sopatel Silmandé qui nous accueille ce matin et accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture ;
–  l’Association des éditeurs et professionnels des médias en lligne (AEPML) ;
–  les médias partenaires officiels et tous les médias nationaux
–  tous les différents partenaires qui se mobilisent progressivement autour de l’événement.
À toutes et à tous, nous disons merci.

Cette conférence de presse est pour nous un moment important. Elle marque une nouvelle étape dans la préparation de Le Faso Digital 2026, qui se déroulera du 17 au 24 octobre prochain, entièrement en ligne, en dehors bien entendu des cérémonies d’ouverture et de clôture qui auront lieu ici à l’hôtel Sopatel Silmandé.
Mais avant de vous présenter cette édition, permettez-moi de revenir quelques instants sur l’esprit qui a donné naissance à cette initiative.

Il y a vingt-trois ans, en octobre 2003, naissait Lefaso.net.
À l’époque, l’Internet n’occupait évidemment pas encore dans notre quotidien la place qu’il occupe aujourd’hui. Les réseaux sociaux n’avaient pas encore bouleversé nos habitudes. Le smartphone n’était pas devenu cet outil presque indispensable de communication, d’information, de travail, de paiement, de commerce ou d’accès aux services.
Faire le choix d’un média en ligne au Burkina Faso, en 2003, c’était donc déjà faire un pari sur le numérique.

Vingt-trois ans plus tard, nous avons souhaité que cet anniversaire ne soit pas seulement l’occasion de regarder le chemin parcouru par Lefaso.net. Nous voulons qu’il soit aussi une occasion de regarder vers l’avenir.
Car la question qui nous intéresse désormais est celle-ci : que pouvons-nous faire collectivement du numérique pour notre pays ?

C’est de cette interrogation qu’est née l’idée de Le Faso Digital, dont la première édition, tenue du 18 au 25 octobre 2025, nous a confortés dans une conviction : il existe au Burkina Faso une formidable énergie numérique. Il existe des développeurs, des startups, des entreprises, des chercheurs, des étudiants, des administrations, des institutions et des innovateurs qui inventent, expérimentent et construisent des solutions.

Mais ces solutions ne sont pas toujours suffisamment connues.
Les acteurs ne se connaissent pas toujours entre eux.
Les entreprises qui ont des besoins ne savent pas nécessairement quelles solutions existent localement.
Les innovateurs ne rencontrent pas toujours les décideurs, les investisseurs, les administrations ou les partenaires dont ils ont besoin pour franchir une nouvelle étape.

Le Faso Digital veut contribuer à créer ces passerelles.
Notre ambition n’est donc pas simplement d’organiser une foire technologique de plus. Notre ambition est de construire progressivement une plateforme de visibilité, de rencontres, d’opportunités et de réflexion autour du numérique burkinabè.
Et cette deuxième édition doit nous permettre d’aller plus loin.

Camarades journalistes,

Le Faso Digital 2026 est placé sous le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous ». Ce thème est pour nous une invitation à regarder le numérique non pas comme une fin en soi, mais comme un outil au service des problèmes réels de notre société.
Innover, ce n’est pas nécessairement inventer la technologie la plus spectaculaire.
Innover, c’est aussi trouver une solution simple à un problème concret.
C’est permettre à un producteur agricole de mieux accéder à l’information, aux marchés ou aux services financiers.
C’est permettre à une femme entrepreneure de développer son activité grâce aux outils numériques.
C’est permettre à un jeune, où qu’il se trouve, d’accéder à la formation, à l’emploi ou à de nouvelles opportunités.
C’est améliorer l’accès aux services publics.
C’est renforcer la sécurité de nos systèmes d’information.
C’est rendre nos entreprises plus productives et plus compétitives.
C’est permettre aux personnes vivant avec un handicap d’accéder pleinement aux opportunités offertes par la transformation numérique.
C’est enfin nous interroger sur notre capacité à maîtriser davantage les technologies que nous utilisons, nos données, nos infrastructures et les compétences dont dépend notre avenir numérique.

Voilà pourquoi, au cœur de cette édition, nous voulons porter trois ambitions qui structurent notamment notre concours national d’innovation digitale : l’Inclusion, la Souveraineté et l’Innovation.

L’inclusion, d’abord.
Parce qu’un Burkina digital ne peut pas être un Burkina à deux vitesses. Nous devons nous demander, chaque fois que nous créons un nouveau service : qui peut l’utiliser ? Qui ne le peut pas ? Qui risquons-nous de laisser derrière nous ?
La transformation numérique doit réduire les distances et les inégalités, pas en créer de nouvelles.

La souveraineté, ensuite.
Elle nous invite à nous interroger sur notre capacité à développer des compétences, des entreprises et des solutions locales ; à mieux maîtriser nos données et nos infrastructures ; à sécuriser nos systèmes ; et à faire du numérique un instrument de notre autonomie économique et technologique.
La souveraineté numérique ne signifie pas se fermer au monde. Elle signifie être capable d’entrer dans les coopérations avec davantage de capacités, de compétences et de maîtrise.

Et enfin, l’innovation.
Une innovation qui ne doit pas seulement être technologique. Elle doit être utile, accessible, adaptée à nos réalités et capable de produire un impact.
Nous voulons donc poser une question très simple à tous les innovateurs qui participeront à cette édition : quel problème du Burkina votre solution permet-elle de résoudre ?
C’est peut-être, finalement, l’une des questions essentielles de Le Faso Digital 2026.

Ensuite, concrètement, que trouvera-t-on au Faso Digital du 17 au 24 octobre 2026 ?

D’abord, des stands virtuels interactifs.
Une entreprise, une institution, une startup ou une organisation pourra disposer de son espace numérique pour présenter ses activités, ses produits, ses services, ses vidéos, ses documents et ses innovations.
Le visiteur, lui, n’aura pas besoin de se déplacer.
Depuis Toma, Tougan, Bobo-Dioulasso, Matiacoali, Dédougou, Falagountou, Banfora, ou depuis toute autre localité du Burkina, ou même depuis l’étranger, Montréal, Paris, Oulan Bator, Kigali, il pourra entrer dans la Foire à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone connecté.
C’est tout le sens du choix d’une foire 100 % en ligne : repousser les frontières physiques de l’événement.

Nous aurons ensuite des conférences, des panels thématiques et des masterclasses.
Nous voulons y poser les questions qui comptent : comment le numérique peut-il améliorer les services publics ? Comment renforcer notre cybersécurité ? Comment accompagner la digitalisation des entreprises ? Comment développer la finance digitale tout en renforçant l’inclusion financière ? Comment tirer parti de l’intelligence artificielle ? Comment favoriser l’accessibilité numérique ? Comment valoriser les innovations locales ? Comment former les compétences dont notre économie a besoin ?

Ces espaces ne doivent pas être des lieux où l’on vient seulement prononcer des discours. Nous souhaitons qu’ils permettent de confronter les expériences, d’identifier des solutions et de créer des collaborations.

Le Faso Digital 2026 proposera également des rencontres B2B.
C’est une dimension à laquelle nous accordons une importance particulière.
Nous voulons que l’entreprise qui cherche une solution puisse rencontrer celle qui la propose.
Que la startup qui cherche un partenaire puisse le trouver.
Que l’innovateur puisse rencontrer un décideur.
Que les entreprises numériques burkinabè puissent présenter leurs savoir-faire à des clients potentiels.
Autrement dit, nous voulons que la visite d’un stand puisse se transformer en contact, que le contact puisse devenir une opportunité, et que l’opportunité puisse, demain, devenir un contrat, un partenariat ou un projet.

Une autre activité majeure sera le Concours d’innovation digitale.
Les candidatures sont ouvertes depuis le 18 août et le resteront jusqu’au 30 septembre 2026, sur www.lefasodigital.net/prix.

À travers ce concours, nous voulons identifier et mettre en lumière des solutions numériques capables de répondre concrètement aux besoins du Burkina Faso.
Nous lançons donc un appel à nos développeurs, chercheurs, étudiants, startups, entrepreneurs et inventeurs : montrez-nous ce que vous construisez.
Nous ne cherchons pas seulement des idées. Nous cherchons des solutions utiles.
Des solutions qui rendent un service accessible.
Des solutions qui améliorent une activité économique.
Des solutions qui protègent.
Des solutions qui rapprochent.
Des solutions qui permettent de produire mieux, d’apprendre mieux, de soigner mieux, d’administrer mieux, de commercer mieux.

A la date d’hier, 16 septembre, nous enregistrons déjà 95 candidatures, s’intéressant à tous les domaines d’activité. Et des institutions comme l’ARCEP, Moov Africa Burkina, l’Agence nationale de promotion de l’inclusion financière, se sont engagées à recompenser les lauréats.

Cette année, nous voulons également mettre un visage sur cette transformation digitale.
C’est le sens de l’initiative « Les 100 Visages du Burkina Digital ».
À travers cette série, nous rendons hommage aux femmes et aux hommes qui, souvent depuis de nombreuses années, contribuent à bâtir notre environnement numérique : pionniers, entrepreneurs, chercheurs, innovateurs, responsables publics, enseignants, spécialistes de la cybersécurité, promoteurs de l’inclusion, jeunes talents et acteurs de la diaspora, etc.
Car derrière chaque transformation technologique, il y a d’abord des femmes et des hommes qui pensent, prennent des risques, transmettent et construisent.
Le Faso Digital veut montrer les technologies. Mais Le Faso Digital veut aussi raconter celles et ceux qui les rendent possibles.

Camarades hommes des médias,
Chers invités,

Cette deuxième édition sera également marquée par une nouveauté importante.
Pour la première fois, Le Faso Digital accueillera un pays invité d’honneur : le Rwanda.
Pourquoi le Rwanda ?
Nous avons souhaité ouvrir davantage Le Faso Digital à l’Afrique et aux expériences africaines.
Le Rwanda a fait du numérique et de l’innovation des composantes explicites de ses politiques de transformation.
Son expérience en matière de transformation digitale nous intéresse.

Mais je voudrais être très clair sur l’esprit de notre invitation.
Nous n’invitons pas le Rwanda : « copions ce qui a été fait ailleurs ». Les réalités sont différentes. Les histoires sont différentes. Les contraintes sont différentes.
Nous invitons le Rwanda pour dire : regardons ce qui se fait ailleurs en Afrique, discutons-en, apprenons les uns des autres et construisons des coopérations adaptées à nos propres réalités.
C’est cela, pour nous, la coopération Sud-Sud.
Elle consiste à reconnaître que l’Afrique dispose elle-même d’expériences, de compétences, d’innovations et de savoir-faire qui méritent de circuler davantage entre les pays du continent.
Nous voulons donc que cette présence soit une occasion de dialogue entre acteurs burkinabè et rwandais.

Nous avons des réalités qui obligent nos innovateurs à inventer autrement.
Le Faso Digital peut donc devenir une fenêtre du Burkina numérique sur l’Afrique, mais également une fenêtre permettant aux expériences africaines de venir à la rencontre de notre écosystème.
Mais cette dimension internationale ne change rien à notre priorité : mettre en valeur les acteurs burkinabè.
Nous voulons également qu’un entrepreneur, un investisseur ou un innovateur venu d’ailleurs regarde vers Ouagadougou et se dise : « Il se passe ici des choses que je dois découvrir. »
C’est cette Afrique qui échange ses solutions, ses expériences et ses talents que nous voulons modestement contribuer à rapprocher.

Camarades journalistes,
Chers confrères

À quelques semaines de l’ouverture de Le Faso Digital 2026, notre message est désormais un message de mobilisation.
Aux innovateurs, nous disons : candidatez au concours d’innovation digitale avant le 30 septembre. Votre solution mérite peut-être d’être découverte.
Aux startups et entreprises du numérique, nous disons : venez exposer. Montrez vos solutions. Le marché burkinabè doit mieux connaître ce que vous êtes capables de faire.
Aux entreprises de tous les autres secteurs, nous disons également : Le Faso Digital est votre foire. La transformation numérique ne concerne pas seulement les informaticiens. Elle concerne l’agriculture, l’industrie, le commerce, les banques, les assurances, les transports, la santé, l’éducation, les médias, l’hôtellerie et les services.
Venez découvrir les solutions susceptibles de transformer vos métiers.

Aux institutions publiques, nous disons : venez présenter les services numériques qui changent la relation avec le citoyen et venez découvrir les innovations qui peuvent accompagner la modernisation de l’action publique.

Aux universités, centres de recherche, enseignants et étudiants, nous disons : faites sortir l’innovation des laboratoires et des salles de classe. Montrez ce que la recherche burkinabè peut apporter à la société.

Aux investisseurs et partenaires au développement, nous disons : venez regarder ce qui se construit. Derrière certaines solutions encore jeunes aujourd’hui se trouvent peut-être les entreprises qui compteront demain.

Aux Burkinabè de la diaspora, nous disons : la Foire est virtuelle. Où que vous soyez, vous pouvez entrer, découvrir, contribuer, partager une expertise, créer un contact.

Aux médias, enfin, nous disons : nous avons besoin de vous.
Nous avons besoin de vous non seulement pour couvrir Le Faso Digital, mais pour raconter l’innovation burkinabè. Pour interroger ses acteurs. Pour montrer ses réussites, mais aussi ses défis. Pour faire connaître les solutions qui méritent de l’être.

Et à nos partenaires déjà engagés, nous renouvelons nos remerciements.
À ceux qui réfléchissent encore à nous rejoindre, nos portes restent ouvertes.
Nous voulons construire une édition qui appartienne à l’ensemble de l’écosystème.
Parce que notre conviction est simple : la transformation numérique du Burkina Faso ne sera l’œuvre ni d’une institution, ni d’une entreprise, ni d’un événement. Elle sera le résultat d’un effort collectif.

Le rendez-vous est donc pris du 17 au 24 octobre 2026.
Pendant huit jours, nous voulons montrer un Burkina qui imagine, qui développe, qui expérimente, qui apprend des autres et qui partage aussi ce qu’il sait faire.
Un Burkina qui ne veut pas seulement consommer la révolution numérique, mais qui veut y prendre toute sa place.
C’est l’ambition de Le Faso Digital 2026.

Et vingt-trois ans après la naissance de Lefaso.net, c’est aussi une manière pour notre média de rester fidèle à ce qui l’a fait naître : croire que le numérique peut ouvrir de nouveaux espaces d’information, de liberté, de création, de rencontre et de développement.
Nous vous invitons donc à entrer dans cette dynamique. À la raconter. À l’interroger.
Et surtout, à contribuer avec nous à faire connaître celles et ceux qui construisent, chaque jour, le Burkina numérique.

Je vous remercie pour votre aimable attention.
Je suis maintenant, avec les membres du Comité d’organisation, à votre disposition pour répondre à vos questions.



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