Burkina/ Culture : L’institut burkinabè renaitra de ses cendres, foi de Georges KaboréDifficile, au Burkina Faso, de parler initiative culturelle privée sans penser à L’institut burkinabè (autrefois Centre culturel burkinabè). Les acteurs culturels le savent mieux. Après son lancement le samedi 30 janvier 2010, cette maison de la culture du pays des hommes intègres, portee par Georges Kaboré, a apporté à sa manière, sa terre à la construction du burkina culturel. C’est du moins la conviction de son promoteur. Dans l’entretien qui suit, Harmattan, comme on le surnomme, revient sur le parcours jonché de difficultés qui a été le sien, et annonce une renaissance du centre sur des bases bien plus solides. Lefaso.net : Georges Kabore, bonjour. Que devient L’institut burkinabè, anciennement Centre culturel burkinabè ? Georges Kaboré : Bonjour, je m’appelle Georges Kaboré. Je suis le fondateur du Centre culturel burkinabè, qui est devenu par la suite l’Institut burkinabe. Lefaso.net : Quels étaient vos objectifs à la création de ce centre ? Georges Kaboré : L’Institut burkinabè est né d’une conviction profonde : celle que la culture ne doit pas être considérée comme un luxe, mais comme une force essentielle pour construire une société, transmettre nos valeurs et permettre à notre jeunesse de rêver, de créer. Notre objectif était de créer un espace de culture, de transmission, de création, de lecture, de rencontre et de réflexion, ouvert à tous et particulièrement à la jeunesse. Lefaso.net : Le centre a été inauguré le 30 janvier 2010. Plus de 15 ans après, a-t-il joué le rôle que vous attendiez de lui ? Georges Kaboré : Pour ma part, je pense que le Centre culturel burkinabè, devenu l’Institut burkinabè, a bien joué le rôle que j’en attendais. Il a contribué au rayonnement de la culture burkinabè, à la promotion de la lecture, des arts, de la création et de notre identité culturelle. Lefaso.net : Quelles ont été ses forces et ses faiblesses ? Georges Kaboré : Sa principale force a été de contribuer à promouvoir la culture burkinabè, la lecture, les arts, la création et notre identité culturelle. Lefaso.net : Quelles perspectives pour cet espace de la culture burkinabè ? Lefaso.net : Un dernier mot ? Georges Kaboré : La culture n’est pas un luxe, mais une force essentielle pour construire une nation. Elle nous permet de savoir qui nous sommes, de transmettre notre histoire, de faire naître l’espoir et de préparer l’avenir. Je souhaite que les générations futures prennent le relais, qu’elles croient en leur créativité et qu’elles comprennent que chaque œuvre, chaque parole et chaque initiative culturelle peut contribuer à rapprocher les Burkinabè. L’Institut burkinabè pourra connaître des pauses, mais l’idéal qui l’a fait naître ne doit jamais s’éteindre. Lefaso.net Vos réactions (1) |