Burkina : Des journalistes outillés sur la désinformation, le fact checking et à la cohésion sociale
vendredi 7 août 2026.
Une trentaine de journalistes ont pris part, les 4 et 5 août 2026 à Ouagadougou, à une formation consacrée à la désinformation, à la cohésion sociale et à la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Organisée sur deux jours, l’initiative qui est de l’ONG Acra, a également permis aux participants de mieux comprendre le cadre réglementaire relatif aux discours de haine et le rôle du Conseil supérieur de la communication (CSC). À travers des échanges et des exercices pratiques, les journalistes ont renforcé leurs connaissances et leurs outils pour mieux vérifier l’information et contribuer à la promotion de la paix au Burkina Faso.
La première journée a débuté par une formation sur la désinformation, animée par Jordan Meda, directeur éditorial du média Faso Check. Qu’entend-on par désinformation ? Qui désinforme ? Pourquoi désinforme-t-on ? Quelles peuvent être les répercussions de la désinformation ? Comment vérifier une information ? Pourquoi faut-il la vérifier ? Comment reconnaître une photo sortie de son contexte ? Autant de questions qui ont été abordées au cours de cette session, à laquelle les journalistes ont activement pris part.
La formation a été sanctionnée par une remise d’attestation à chaque participant. En image, François Yogo de Canal 3 recevant la sienne
La deuxième journée, quant à elle, était consacrée à une formation des médias sur la cohésion sociale, la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Il a également été question de présenter le Secrétariat technique de la promotion de la paix et du vivre-ensemble (ST-PPViE). Les journalistes ont été édifiés sur les différents concepts qui fondent le vivre-ensemble en société. Ils ont par ailleurs été entretenus sur les différentes productions qu’ils peuvent réaliser afin de contribuer à la promotion de la paix au Burkina Faso.
« Le CSC, conformément à ses missions, demeure fortement engagé dans la promotion d’un paysage médiatique libre, responsable et professionnel », Louis Modeste Ouédraogo
Toujours dans la même veine, le Conseil supérieur de la communication (CSC), à travers sa Direction générale de la publicité et de l’observation des contenus, représentée par son premier responsable, Abdoulaye Dao, a échangé avec les participants sur le cadre réglementaire et légal du CSC en matière de discours de haine. Ce moment d’échanges a été l’occasion pour les journalistes de soulever de nombreuses préoccupations liées à la pratique de leur métier et pour le CSC de clarifier et de lever certaines incompréhensions.
« Nous travaillons avec les assistants techniques des différents ministères », Madiné Poingar
Notons qu’avant et après chaque session, un test était administré afin d’apprécier le niveau des participants au cours de ces deux jours de formation. Après évaluation, une nette progression a été constatée. « Les objectifs fixés au départ sont atteints », selon Richard Thiombiano, inspecteur d’éducation spécialisée, par ailleurs spécialiste en cohésion sociale et en prévention de la radicalisation/lutte contre l’extrémisme violent. Une appréciation confirmée par les journalistes, qui disent avoir tiré profit de ces 48 heures d’échanges.
"On a eu des séances interactives", Richard Thiombiano
« Globalement, on ressort satisfait car, de tous les modules abordés, on a obtenu des éléments de réponse », a affirmé Aristide Ouangré, journaliste à Impact TV. De son côté, Abdoulaye Ouédraogo, journaliste à Queen Mafa, dit avoir particulièrement apprécié les échanges sur le fact-checking. « D’ordinaire, on vérifie les informations, mais ce qu’il y a à savoir, c’est que c’est une science. J’ai beaucoup appris de ce qui nous a été transmis », a-t-il confié. « Nous avons appris à identifier les bonnes et les fausses informations à travers des applications », a renchéri Nadège Kinda de Minute.bf.
"Merci à Acra pour cette initiative", Abdoulaye Ouédraogo
Le souhait de la plupart des participants, au terme des échanges, était d’etendre les formations sur pluies jours, (une semaine environ) car il y avait trop à dire, mais peu de temps pour le dire.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Vos réactions (1)
par Bernard Luther King ou le Prophete Impie, 7 août 17:56
Du courage pour ces formations, chers JOURNALISTES. LEs paradigmes sont en train de changer. Meme nos personnes physiques seront clones pour des vols d’identites.
Par ailleurs, javais beaucoup aime la conference tenue par Dr Cyriaque et le resume qui en avait ete fait.
Autre Chose, chers journalistes, est-ce que vos pratiques TYPOGRAPHIQUES ne contribuent pas au desordre informationnel ? Moi je dis que oui. De quoi s’agit-il ? le probleme des HORODATAGES des articles.
J’ai HORREUR de lire un articles dont on ne connait pas la date de publication. J’ai aussi HORREUR de devoir fouiller du regard tout le format A4 d’une publication pour retrouver la DATE de publication. J’ai toujours HORREUR de lire un article ou la date de Publication se confond à la DATE du JOUR. RETENONS ceci que la date de PUBLICATION doit etre information visible, pregnante, qui s’impose à la cinetique d’une LECTURE. LA date de publication doit figurer au debut et à la fin de toute publication. Ces defaillances contribuent enormement au phenomene des FAKE-NEWS.