Burkina/Santé : Le projet Integrated Health Services dresse le bilan après cinq années de mise en œuvre
lundi 3 août 2026.
Débuté en août 2021, le projet Integrated Health Services (IHS) est arrivé à son terme ce 3 aout 2026. Pour marquer la clôture du projet, un atelier bilan présidé par le ministre de la santé a été organisé ce jour. Il a réuni les acteurs de mise en œuvre ainsi que les différents partenaires. Porté par JHPIEGO en consortium avec d’autres organisations et financé par le gouvernement des États-unis, le projet IHS a été implanté dans les régions du Nando, du Nakambé et du Djôrô. Ses activités ont touché environ 4,8 millions de personnes.
Le projet IHS avait pour principal objectif d’accompagner le gouvernement dans l’amélioration de l’équité d’accès et de l’utilisation de services intégrés de qualité pour la lutte contre le paludisme ainsi que pour la santé maternelle, néonatale, infantile et la nutrition. Il a été déployé dans 600 formations sanitaires de 19 districts.
Dr Ousmane Badolo, coordonnateur du projet IHS a présenté les acquis engrangés
À l’heure du bilan, c’est une satisfaction générale qui se dégage de part et d’autres, au regard des acquis engrangés. Selon le coordonnateur du projet, Dr Ousmane Badolo, IHS a permis d’éviter plus de 8 526 496 événements sanitaires graves ou potentiellement mortels chez les femmes, les nouveaux nés et les enfants. Il ajoute qu’en ce qui concerne la lutte contre le paludisme, l’initiative a contribué à réduire de 27% l’incidence du paludisme dans la population générale entre 2022 et 2025, de 45% l’incidence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans et de 34% les cas graves de paludisme.
Pour ce qui est de la santé maternelle, le projet a permis de déployer dans 200 formations sanitaires l’approche innovante de soins prénatals de groupe à travers lequel 20 506 femmes ont été accompagnées et d’instaurer des outils numériques pour le suivi des femmes enceintes. 190 000 accouchements ont été assistés chaque année par le projet durant sa mise en œuvre.
Des certificats de reconnaissance ont été attribués aux partenaires de mise en œuvre
Les agents de santé ont aussi vu leurs capacités renforcées par IHS. En effet, 3 193 prestataires de santé ont été renforcés dans la lutte contre le paludisme, plus de 4 800 agents de santé à base communautaire renforcés (formation, équipement, supervision, paiement), 558 prestataires formés aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence et plus de 1100 coachings cliniques réalisés directement sur les sites de prestation.
Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou s’est réjoui du fait que le projet IHS était en parfaite adéquation avec les priorités du Burkina Faso en matière de santé. " A travers son approche intégrée, il a contribué à renforcer la lutte contre le paludisme, à améliorer la santé maternelle et infantile, à développer les capacités des acteurs de santé et à rapprocher davantage les services des populations", a-t-il salué.
Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou a indiqué que le projet IHS était en adéquation avec les priorités sanitaires du Burkina
Aux acteurs de mise en œuvre, il a fait comprendre que la fin du projet marque le début d’une nouvelle phase : celle de la préservation des acquis, de la transmission des bonnes pratiques et de la poursuite de l’effort engagé. " Notre ambition demeure claire : bâtir un système de santé plus résilient, plus performant et plus proche des populations, un système capable de répondre efficacement aux besoins des femmes, des enfants, des jeunes et de toutes les communautés, y compris dans les zones les plus difficiles d’accès", a-t-il indiqué.
Un panel sur la pérennisation des acquis du projet a aussi eu lieu
Le directeur pays de JHPIEGO, Dr Jérémie Zoungrana, a exprimé sa reconnaissance aux gouvernement burkinabè et américain, dont l’accompagnement a permis d’atteindre les résultats présentés ce jour. Il a affirmé que mis à part ces résultats, c’est le système de santé d’une manière générale qui s’est amélioré grâce au projet. " Nous manifestons une satisfaction générale, non seulement pour la confiance qui nous a été accordée pour réaliser ce programme, mais également pour les résultats obtenus ", a-t-il indiqué.
Dr Jérémie Zoungrana, directeur pays de JHPIEGO, a affirmé que le projet a permis d’améliorer le système de santé de manière générale
Le projet a été financé à environ 39 millions de dollars US par le gouvernement américain. Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d’Amérique, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans le domaine de la santé, tout en s’alignant sur les priorités gouvernementales.
Au cours de l’atelier, la réflexion a aussi été menée à travers un panel avec pour thème "Les acquis de IHS : quelles perspectives pour la pérennisation et la mise à l’échelle". Il a été animé par des acteurs et partenaires du projet. Des certificats de reconnaissance ont aussi été décernés aux partenaires qui ont soutenu le déploiement du projet. Des véhicules ont aussi été remis à des districts sanitaires.
Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d’Amérique, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina Faso
En rappel, JHPIEGO est une organisation internationale de santé, affiliée à l’université Johns Hopkins basée aux États-Unis, qui œuvre depuis plus de cinquante ans à travers le monde pour améliorer la santé des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des familles. Au Burkina Faso, l’année 2026 marque ses 30 ans de présence continue aux côtés du gouvernement et des populations burkinabè.
Merci pour ce reportage de haute qualité.
Je voudrais néanmoins rectifier en disant que des véhicules ont été remis a des Associations et ONG partenaires pas aux districts sanitaires.