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Burkina/Don de sang : À Bank of Africa la solidarité se conjugue au présent pour sauver des vies

lundi 3 août 2026.

 

À Bank of Africa (BOA), la solidarité n’est pas qu’un principe affiché. Elle s’exprime par des actions concrètes, durables et profondément humaines. À l’occasion de la 8ᵉ édition de la collecte de sang organisée par l’Amicale des femmes de BOA au Burkina Faso (AFBOA-BF), collaborateurs, bénévoles et donneurs, se sont une nouvelle fois mobilisés ce lundi 3 août 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte d’hivernage marqué par des cas de paludisme fréquents, les réserves de sang ont tendance à s’épuiser face à une demande persistante. L’objectif de cette collecte de sang initiée par l’AFBOA-BF, en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), est de répondre à un besoin vital, celui d’offrir une chance de vivre à des personnes qu’ils ne rencontreront peut-être jamais.
La présidente par intérim de l’Amicale des femmes de BOA, Aminata Tarnaguida, a rappelé toute la portée de cet engagement collectif.

« Il y a des rendez-vous qu’on honore par habitude, et il y a des rendez-vous qu’on honore par conviction. Le nôtre, depuis huit éditions, appartient à la seconde catégorie », Aminata Tarnaguida, présidente par intérim de l’AFBOA-BF

Pour la médecin hémobiologiste du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Safiatou Neya/Sango, cette initiative de collecte de sang arrive à point nommé dans un contexte où les besoins restent particulièrement élevés. Elle indique que le centre enregistre quotidiennement au moins 300 demandes de produits sanguins, une pression accentuée en cette période de forte prévalence du paludisme, qui entraîne de nombreux cas d’anémie sévère nécessitant des transfusions. À cela s’ajoutent les besoins des femmes victimes d’hémorragies lors des accouchements, dont la survie dépend souvent d’une prise en charge rapide en produits sanguins. « Cette collecte de sang est la bienvenue, parce qu’elle va nous permettre d’avoir des poches pour sauver des vies », souligne-t-elle.

« Venus avec un objectif de 80 poches de sang, notre équipe espère le dépasser grâce à la mobilisation des donneurs volontaires », Safiatou Neya/Sango, médecin hémobiologiste du CNTS

Membre de l’AFBOA-BF, Aguerata Touré/Ouédraogo, estime que le don de sang est avant tout un acte de solidarité et de compassion envers les personnes en détresse. Consciente de l’importance des besoins en produits sanguins, particulièrement en cette période où les demandes ne cessent d’augmenter, elle n’a pas hésité à répondre à l’appel de la collecte. Son engagement est d’autant plus personnel qu’elle est elle-même confrontée à cette réalité, ayant un proche actuellement dans le besoin de sang. « Dès que j’ai entendu l’initiative, je me suis même précipitée pour venir donner mon sang », confie-t-elle, convaincue que chaque poche collectée peut contribuer à sauver une vie.

Habituée à donner son sang depuis son intégration à la BOA, Aguerata Touré/Ouédraogo lance un appel à l’ensemble des Burkinabè à emboîter le pas aux donneurs volontaires. Elle invite chacun à dépasser ses appréhensions et à faire de ce geste un réflexe citoyen, rappelant que nul n’est à l’abri de voir un proche avoir un jour besoin d’une transfusion sanguine.

« J’exhorte mes frères et sœurs burkinabè à se mobiliser massivement afin de contribuer chacun à sa manière, à préserver des vies humaines », Aguerata Touré/Ouédraogo, membre de l’AFBOA-BF

Au-delà d’un simple événement annuel, cette campagne de don de sang incarne la volonté de l’Amicale de faire de la solidarité une valeur vivante. Créée pour renforcer les liens entre ses membres, l’association a progressivement élargi son action vers la communauté, convaincue que la véritable fraternité se mesure aussi à la capacité d’aider ceux que l’on ne connaît pas.

« Nous avons voulu que notre amicale ne soit pas seulement un espace de convivialité entre nous, mais aussi un lieu où cette solidarité s’ouvre vers autrui. Vers ces inconnus dont le visage nous échappe, mais dont la vie, un jour peut-être, tiendra grâce à notre geste », a souligné la présidente par intérim.

« Chaque fois qu’il y a un incident, je viens donner mon sang pour sauver des vies », Abdoulaye Dionou, agent de sécurité à BOA Burkina

Selon la directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina et membre de l’Amicale des femmes, Aïssata Sondo/Ouédraogo, cette opération de collecte entend contribuer à la prise en charge des malades, des accidentés et des blessés. Elle souligne également les besoins des forces engagées sur le front, dont certains reviennent blessés et nécessitent des transfusions pour être sauvés. Rappelant que le sang ne s’achète pas, quelle que soit la capacité financière d’une personne, elle insiste sur le fait que seule la générosité des donneurs volontaires permet de constituer des réserves suffisantes.

Après huit éditions, cette initiative est devenue un véritable symbole de continuité. Elle témoigne d’un engagement qui s’inscrit dans la durée et qui refuse de céder à l’essoufflement. « La générosité, pour être utile, doit être constante. Les besoins des hôpitaux ne prennent jamais de pause ; alors notre réponse non plus », a insisté la responsable de l’Amicale.

Saluant l’initiative, Aïssata Sondo/Ouédraogo, directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina, membre de l’AFBOA-BF, adresse également ses félicitations à toutes celles et ceux qui par leurs dons réguliers, contribuent chaque jour à sauver des vies

La réussite de cette mobilisation repose également sur l’implication discrète mais essentielle des nombreux bénévoles et donneurs qui répondent présents année après année. À leur endroit, la présidente par intérim a exprimé toute sa reconnaissance, rappelant que chaque poche de sang collectée représente bien plus qu’un geste médical : elle peut devenir l’espoir et la survie d’un patient. « C’est votre bras tendu aujourd’hui qui écrira peut-être demain l’histoire de quelqu’un d’autre », a-t-elle lancé avec émotion.

Par cette huitième édition, l’Amicale des femmes de Bank of Africa confirme que la responsabilité sociale se construit avant tout par des actes. En faisant du don de sang un rendez-vous de conviction, elle rappelle qu’un simple geste, accompli librement et avec générosité, peut sauver des vies et renforcer les valeurs de solidarité qui unissent une communauté. Une belle démonstration qu’être ensemble est une force, mais qu’être utiles ensemble est une mission qui donne tout son sens à l’engagement citoyen.

Hamed Nanéma
Dalilha Ky (stagiaire)
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