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Burkina : Sita Tarbagdo dédicace l’ouvrage « Ce que Me Pacéré m’a dit de sa vie »

lundi 27 juillet 2026.

 

‎Le journaliste à la retraite Sita Tarbagdo a dédicacé, ce lundi 27 juillet 2026, son ouvrage intitulé « Ce que Me Pacéré m’a dit de sa vie ». La cérémonie de dédicace qui s’est tenue à la maison de l’avocat s’inscrit dans le cadre de la Semaine de l’avocat. C’était en présence de plusieurs membres du barreau et de diverses personnalités qui ont connu Me Pacéré. Il y décrit Me Pacéré comme un homme « atypique », « énigmatique » et « multidimensionnel », dont la personnalité ne pouvait être appréhendée qu’au-delà des apparences.

L’auteur Sita Tarbagdo a confié avoir côtoyé Me Pacéré pendant 41 ans, avant que ce dernier n’accepte, à l’âge de 81 ans, de se confier à lui pour la rédaction de ses mémoires. Pour écrire ce livre de 583 pages, Sita Tarbagdo a réalisé, de février à octobre 2024, en tout 73 interviews avec Me Frédéric Titinga Pacéré, premier bâtonnier du Burkina Faso, décédé le 8 novembre 2024. Ces entretiens lui ont permis de retracer le parcours, les convictions, la vision culturelle et spirituelle de l’homme. Il a souligné que l’ancien bâtonnier avait donné son accord pour la publication de l’ouvrage deux semaines avant son décès. Pour Sita Tarbagdo, Me Pacéré demeure une personnalité irremplaçable dont l’héritage intellectuel, culturel et spirituel continuera d’inspirer les générations futures.

Dans l’ouvrage “Ce que Me Pacéré m’a dit de sa vie”, Sita Tarbagdo revient sur plusieurs pans importants de la vie de l’homme

Il soutient que l’essentiel de l’ouvrage se ramène à une phrase : “À chaque instant de la vie de l’homme, la mort côtoie la vie.” Ce qui est selon lui une leçon de vie et de sagesse, qui appelle à un comportement responsable de tout un chacun, parce que la vie n’est pas éternelle. « J’ai voulu ancrer à travers cette œuvre, Maître Pacéré dans la postérité, afin que les jeunes du présent, comme les jeunes du futur, se remémorent cet homme qui a été singulier, qui a été un brillant avocat, qui a été le premier bâtonnier du Burkina Faso et qui a été le Naba Panantougri du Manéga », a ajouté Sita Tarbagdo.

Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence la cérémonie de dédicace

Il retient de Me Pacéré un homme qui l’a façonné et initié à avoir “un troisième œil” pour mieux appréhender les humains, aussi bien les femmes que les hommes. “Et ce troisième œil, il n’est pas donné à n’importe qui de l’avoir. Il faut être en connexion intime, profonde avec celui que vous avez en face pour pouvoir avoir ce troisième œil qui vous permet un troisième degré de lecture de l’homme. Et c’est ainsi que vous arrivez à appréhender l’homme dans toute sa dimension. J’ai également hérité de Me Pacéré sa sagesse, une sagesse qui ne peut pas être héritée ni transférée », a-t-il fait savoir. Brillant avocat, premier bâtonnier du Burkina Faso, poète, homme de culture, chef coutumier, sociologue, Me Pacéré aura marqué l’Afrique toute entière durant son existence. Et pour Sita Tarbagdo, son témoignage de vie mérite d’être transmis à la jeune génération afin qu’elle puisse s’en inspirer.

Dr Tibiri, préfacier de l’œuvre, indique que l’auteur a sauvé de l’oubli l’héritage de Me Pacéré

Pour le préfacier de l’œuvre, Dr Tibiri, Sita Tarbagdo a sauvé de l’oubli un héritage intellectuel, culturel, juridique et spirituel destiné aux générations présentes et futures. “Amadou Hampaté Ba disait qu’en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Aujourd’hui, grâce au patient travail de Sita Tarbagdo, cette bibliothèque n’a pas brûlé. Elle a été ouverte. Elle a été classée. Elle a été confiée à la postérité. Le lecteur découvre alors un homme profondément enraciné dans Manéga, convaincu que la sauvegarde des traditions constitue une condition essentielle de la dignité du peuple. Les récits consacrés à l’histoire ancienne de Manéga, aux rites, aux lignées et aux objets patrimoniaux traduisent cette volonté de faire de la mémoire culturelle un véritable objet de reconnaissance et de connaissance », a-t-il affirmé. Il est convaincu que Me Pacéré est de cette grande tradition des intellectuels africains qui n’ont jamais opposé les valeurs modernes aux valeurs endogènes et pour qui l’avenir appartient à celui qui saura conjuguer la connaissance de la culture africaine avec celle de l’école moderne.

Le bâtonnier, Me Batibié Benao, s’est réjoui de la publication de cet ouvrage

Le bâtonnier Me Batibié Benao s’est réjoui de la publication de cet ouvrage, car, dit-il, il n’est pas courant que l’on écrive sur la vie des avocats. « L’œuvre de Sita Tarbagdo parle beaucoup de Me Pacéré en tant qu’avocat, de ses combats en tant qu’avocat, il lui a même ouvert certaines archives de son cabinet par rapport à certaines affaires sensibles et de ce point de vue nous pensons que cet ouvrage est une torche qui va illuminer l’avenir pour les plus jeunes générations. »

La maison d’édition, Les éditions IKS, a remis une attestation de distinction à l’auteur pour la qualité de son ouvrage, qualifié de magistral.

La cérémonie de dédicace a été marquée par des témoignages de diverses personnalités ayant connu et côtoyé Me Pacéré. La maison d’édition, Les éditions IKS, a remis une attestation de distinction à l’auteur pour la qualité de son ouvrage, qualifié de magistral. L’œuvre est disponible dans les différentes librairies au prix de 30 000 FCFA.

Auteur de plusieurs œuvres déjà, Sita Tarbagdo ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a annoncé la parution prochaine d’un livre intitulé “IB, le cauchemar de l’Occident”.

Armelle Ouédraogo/Anita Zongo
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