
Burkina/Mobilité : La mine d’or de Bouboulou soulage des populations de la province du Passoré par la réalisation d’infrastructures routièresC’est un véritable ouf de soulagement pour les populations de plusieurs villages de la province du Passoré, dans la région du Yaadga, et localités environnantes, grâce à la réalisation de deux axes routiers par SOPAMIB Bouboulou S.A., filiale de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). La cérémonie de remise officielle de ces infrastructures aux populations impactées par la mine a eu lieu le vendredi 17 juillet 2026, dans une ambiance de bénéficiaires heureux et nourris d’espoir de constater que ce geste intervient avant même le premier lingot d’or de la société. Ce sont deux axes routiers qui ont été remis aux populations des villages impactés par la mine, à savoir Pelegtenga, Rawèma, Sabou, Ouedkiengho, Ragounda, Taonsgho, Gonsin, Sassa, Koala et Bouboulou. Ces routes, faites de terre battue, sont longues de 5,8 kilomètres pour une largeur de 7 mètres. Le premier axe relie le village de Pelegtenga à Sabou et est distant de 3,6 kilomètres, tandis que le second axe, Pelegtenga à la mine de Bouboulou, est distant de 2,2 kilomètres. « Les sections inondables de ces deux axes ont été dotées d’ouvrages de franchissement ; cela signifie que même au plus fort de la saison des pluies, ces routes resteront praticables. Ceci représente une première phase du développement des infrastructures routières dans les villages impactés par notre projet industriel de grande mine d’or », a déroulé le directeur général de SOPAMIB Bouboulou S.A., Zezouma Yannick Clovis Sanou, révélant que la réalisation représente un investissement de plus de 200 millions FCFA, entièrement financé par la société. Cette action s’inscrit, poursuit-il, dans la vision générale du président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, de construire une souveraineté totale et assumée, bâtie sur l’engagement soutenu des masses populaires conscientes et combattantes. « L’atteinte de cette vision portée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, passe nécessairement par le développement d’initiatives endogènes de libération économique, pour ne pas rester soumis aux désidératas de ceux qui ont intérêt à nous voir toujours dépendants. C’est pour faire face à cette réalité que les plus hautes autorités du pays ont fait le pari d’une exploitation des ressources minérales du Burkina Faso par les filles et fils du Faso. En un mot, l’or du Burkina doit briller d’abord pour les Burkinabè ; et c’est cela qui a valu la création de la SOPAMIB. La SOPAMIB Bouboulou n’est pas une enclave industrielle coupée du monde. En tant que société appartenant à 100 % à l’État, notre responsabilité est double : nous devons être performants sur le plan économique, mais également être exemplaires sur le plan social et humain. C’est d’ailleurs le sens de la cérémonie de ce jour, qui intervient avant même l’extraction de la première once d’or de la mine », soutient M. Sanou.
Le directeur général de SOPAMIB Bouboulou SA, M. Sanou, exhorte les populations à faire bon usage des infrastructures.
Selon le premier responsable de la mine, cette remise de routes n’est pas une fin en soi ; c’est le premier jalon d’une « longue série d’actions prévues » dans le plan de gestion environnemental et social et dans le plan de développement communautaire « élaboré de façon participative, pour tenir compte des aspirations des populations impactées ». Selon le directeur général de SOPAMIB Bouboulou S.A., Zezouma Yannick Clovis Sanou, ces plans toucheront à la santé, l’éducation, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la création d’entreprises génératrices de revenus, la reconversion d’orpailleurs en sous-traitants de la mine, etc. Il invite donc les populations à prendre soin de ces réalisations, à les préserver et à en faire des outils de brassage, de cohésion et de développement. « Comme le dit souvent notre camarade le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso : le développement passe d’abord par la route », a déclaré le directeur général de Bouboulou S.A., appelant les usagers, en particulier les jeunes conducteurs, à la prudence, à faire en sorte que ces routes restent des vecteurs de vie et non de drame.
Les hôtes ont pu visiter quelques pans de la mine en construction, dont ici, le dispositif de fabrication des briques en terre compressée.
Pour le haut-commissaire de la province du Passoré, Daouda Sangaré, président de cette cérémonie, ces infrastructures routières faciliteront désormais la mobilité des personnes et des biens, l’accès aux services sociaux de base et l’écoulement des productions locales, contribuant ainsi au désenclavement et au dynamisme économique de la province. « En sa qualité de société d’État, la SOPAMIB Bouboulou concilie de manière exemplaire sa mission de créer de la richesse pour la Nation et son devoir d’impacter directement et positivement le quotidien des communautés riveraines. En honorant ses engagements avant même d’entrer en phase de production, la SOPAMIB Bouboulou pose les bases d’un partenariat sain, transparent et durable. Ce geste fort traduit en actes la volonté du chef de l’État de veiller à ce que les retombées de l’exploitation minière profitent d’abord et réellement à notre peuple. Ce type de réalisation renforce le climat de paix sociale, de confiance mutuelle et de collaboration tripartite entre la mine, l’administration et les populations. C’est cette sérénité qui garantit à la mine la pérennité de sa licence sociale et permettra d’attirer d’autres investissements structurants dans notre province », a accueilli le premier responsable administratif du Passoré, Daouda Sangaré.
Le président de la cérémonie, Daouda Sangaré (à droite), avec à sa gauche, le directeur général de SOPAMIB Bouboulou S.A, Zezouma Yannick Clovis Sanou.
Fort de la portée donc de ces actions, il exhorte la SOPAMIB Bouboulou S.A. à poursuivre et à intensifier cette dynamique, notamment à travers la priorité à l’emploi local, le recours aux fournisseurs et prestataires de la province, et la réalisation d’autres œuvres sociales au profit des communautés riveraines, dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’accès à l’eau potable. « Quant aux populations bénéficiaires, je fais mienne l’exhortation du camarade président de la Délégation spéciale de la commune de Yako : ‘Ces infrastructures sont désormais votre patrimoine ; faites-en un usage responsable, entretenez-les et protégez-les, afin qu’elles servent durablement les générations présentes et futures.’ », a traduit le président de la cérémonie, le haut-commissaire Daouda Sangaré. Le président de la Délégation spéciale de la commune de Yako, localité d’implantation de la SOPAMIB Bouboulou S.A., Boukaré Zomodo, a, lui également, insisté sur l’enjeu des infrastructures routières pour le développement socio-économique. « Ces routes ne sont pas seulement de la latérite compactée ; elles vont grandement faciliter la mobilité des personnes, sécuriser le transport de nos marchandises, améliorer l’accès aux centres de santé et aux écoles ; et redynamiser notre économie locale. Je tiens à exprimer la gratitude de notre commune à la direction de la SOPAMIB Bouboulou. En devançant l’ouverture de votre mine par des actes aussi forts, vous prouvez que vous êtes un partenaire sincère et à l’écoute. En tant qu’entreprise citoyenne, vous démontrez que l’exploitation de nos ressources minières peut et doit aller de pair avec le développement durable de nos communautés. Ce projet est la preuve tangible de votre responsabilité sociétale et de votre écoute face aux besoins réels des populations. Merci pour ce partenariat, qui ouvre la voie à de belles perspectives pour l’avenir de notre commune », se réjouit M. Zomodo, félicitant au passage l’esprit d’ouverture et la patience des populations de Bouboulou et des localités environnantes, ainsi que la sagesse des autorités coutumières et religieuses qui ont accompagné ce projet à toutes les étapes. Le premier magistrat de la commune a par ailleurs invité les populations bénéficiaires au sens de la responsabilité, afin d’en assurer un bon usage et dans le strict respect du code de la route. La cérémonie officielle de remise a été suivie d’une visite desdites infrastructures. Sur le périmètre minier, une grande place est d’ores et déjà faite à l’expertise locale pour des travaux et services, conformément aux exigences requises en la matière. « Vous avez vu également ce matin une fabrique de briques en terre compressée (BTC), faite par une association locale. Il y a environ un million de BTC à fabriquer, et c’est le même type de matériau qui a servi à construire le Mémorial Thomas Sankara. Ces briques vont être utilisées pour construire des infrastructures à l’intérieur du site et celles des populations qui seront amenées à être relocalisées en dehors du site. Les populations nous accompagnent dans différents travaux, dont la fourniture de cailloux sauvages qui servent également à construire les digues filtrantes de nos barrages. Tout cela, pour dire que nous travaillons beaucoup avec les populations impactées. C’est un projet de l’État, c’est un projet des populations, et nous invitons vraiment les populations à accompagner cette vision de faire de ce projet un projet endogène (à travers l’utilisation des matériaux locaux, les populations locales… pour développer ce projet et aider à la construction de notre patrie) », a, à l’issue du périple, commenté le directeur général de SOPAMIB Bouboulou S.A., Zezouma Yannick Clovis Sanou. Pour mémoire, SOPAMIB Bouboulou SA, située dans la commune de Yako, est une filiale de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). SOPAMIB est une société à capitaux publics, rendue opérationnelle en juillet 2024, dans le cadre de la volonté des hautes autorités de renforcer la participation de l’État dans l’industrie minière nationale. Premier projet de grande mine d’or industrielle dont le développement, depuis la phase d’exploration jusqu’à la délivrance du permis d’exploitation en Conseil des ministres, le jeudi 9 juillet 2026, a été piloté par l’État à travers la SOPAMIB. O.L. Vos réactions (1) |