
15ᵉ congrès du SYNTSHA : Un nouveau bureau prend les commandes sur fond de plaidoyer pour un système de santé plus performantRéunis les 26 et 27 juin 2026 à la Bourse du travail de Ouagadougou, les délégués du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) ont renouvelé les instances dirigeantes de leur organisation, à l’issue de leur 15ᵉ congrès ordinaire. Cette rencontre a été placée sous le thème du renforcement des capacités du syndicat pour une défense conséquente des intérêts des travailleurs et un meilleur accès des populations à des services de santé de qualité. Elle a également permis de dresser un diagnostic sans concession des secteurs de la santé humaine et animale au Burkina Faso, et de définir les priorités de la nouvelle équipe conduite par Bernard Sanon. Pendant deux jours, 93 délégués représentant 20 sections provinciales ont examiné la situation du syndicat, de ses militants ainsi que les défis auxquels font face les secteurs de la santé humaine et animale. Des représentants de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) et de plusieurs organisations syndicales partenaires ont également pris part aux travaux. Au terme des échanges, le congrès a procédé à l’élection d’un nouveau bureau national composé de neuf membres, désormais dirigé par Bernard Sanon. Les congressistes ont également adopté une résolution sur les finances syndicales, une recommandation portant sur la restructuration du SYNTSHA ainsi que deux motions, dont une de félicitations au bureau sortant et une de soutien au militant Moussa Diallo.
Des participants au 15e congrès du SYNTSHA.
Un diagnostic de la situation nationale Au-delà des questions internes, les congressistes ont consacré une large place à l’analyse du contexte national.
« Nous constatons une persistance des principales endémies comme la tuberculose, la méningite, la rougeole, le paludisme, la dengue, le VIH/Sida », Bernard Sanon, nouveau secrétaire général du bureau national du SYNTSHA.
Les défis de la santé humaine et animale Le congrès s’est particulièrement attardé sur l’état du système national de santé. Les responsables syndicaux estiment que le secteur souffre toujours d’un financement insuffisant, avec un budget inférieur au seuil de 15% recommandé pour la santé.
« Le 15e congrès ordinaire du SYNTSHA prend la résolution de mettre tout en œuvre pour organiser une collecte régulière des cotisations annuelles », Bernadine Kaboré/Ouédraogo, membre du SYNTSHA.
Le SYNTSHA regrette le « faible niveau des investissements publics dans le secteur de la santé animale qui concerne pourtant une grande partie de la population burkinabè ». Les délégués évoquent notamment le manque d’infrastructures, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles, ainsi que les difficultés logistiques rencontrées lors des campagnes de vaccination animale. Faire du SYNTSHA un outil de mobilisation plus efficace Face à ces constats, la nouvelle direction entend renforcer davantage l’organisation syndicale. Parmi les principales orientations retenues figurent le renforcement de la formation politique et syndicale des militants, la restructuration du SYNTSHA en fédération des syndicats de la santé humaine et animale, ainsi que l’organisation des travailleurs du secteur privé. Le congrès préconise également une amélioration du fonctionnement interne à travers une meilleure planification des activités, une participation accrue des sections dans l’élaboration des programmes d’action et une mobilisation plus forte des militants malgré un contexte jugé difficile. Un appel à l’engagement des travailleurs
« Le 15e congrès ordinaire du SYNTSHA invite les sections à mener avec détermination et sacrifice un travail d’animation des structures du syndicat », Karim Toussakoé, secrétaire général adjoint, cumulativement chargé de la communication de la CGT-B.
En clôturant les travaux, les congressistes ont lancé un appel à l’ensemble des travailleurs de la santé humaine et animale afin qu’ils renforcent leur engagement syndical pour défendre leurs intérêts matériels et moraux, mais également pour contribuer à l’amélioration durable des systèmes de santé au profit des populations. Hamed Nanéma Vos réactions (1) |