
Bama : Le PNUD remet une chambre froide de plus de 96 millions de FCFA pour soutenir la conservation des fruits et légumesDans le cadre du Programme de relèvement et de renforcement de la résilience (3PR), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a doté la commune de Bama d’une chambre froide destinée à la conservation des fruits et légumes. D’un coût global de plus de 96 millions de FCFA, l’infrastructure a été officiellement remise aux bénéficiaires le mardi 16 juin 2026, en présence des autorités administratives, coutumières et des acteurs locaux. Elle vise à réduire les pertes post-récoltes et à améliorer les revenus des producteurs et commerçants de la localité. Dans le cadre du Programme de relèvement et de renforcement de la résilience (3PR), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a réalisé au profit de la commune de Bama une chambre froide destinée à la conservation des fruits et légumes. La cérémonie de remise des clés de l’infrastructure, présidée par la gouverneure de la région du Guiriko, représentée par son secrétaire général, s’est tenue le mardi 16 juin 2026.
Un aperçu du joyau.
L’infrastructure est composée d’une chambre froide d’une capacité de 76 m³, d’une boutique et d’un magasin. Ces réalisations ont été effectuées dans le cadre du Programme de relèvement et de renforcement de la résilience (P3R) du PNUD, à travers la mise en œuvre du Projet d’autonomisation des femmes dans le commerce pour la résilience économique (E-WITER). Selon le représentant résident par intérim du PNUD, Dominique Kabeya, ces infrastructures visent à renforcer les capacités des coopératives de femmes et de jeunes producteurs et commerçants, notamment en matière de conservation des fruits et légumes, afin de contribuer à la réduction des pertes post-récoltes et à l’amélioration des revenus.
Le représentant résident par intérim du PNUD Dominique Kabeya.
D’un coût global de 96 392 662 FCFA, elles ont été réalisées par plusieurs entreprises, dont New Cold System. À travers ces actions d’accompagnement, Dominique Kabeya a indiqué que le PNUD réaffirme son engagement constant aux côtés du gouvernement et des communautés afin de promouvoir l’autosuffisance alimentaire ainsi que l’autonomisation économique des femmes et des jeunes.
Signature du protocole de transfert de la chambre de commerce.
S’adressant aux bénéficiaires, il a souligné que ces infrastructures constituent désormais un patrimoine commun dont ils sont les premiers responsables. À ce titre, il les a invités à en faire un usage judicieux, à en assurer une gestion rigoureuse ainsi qu’un entretien régulier afin de garantir leur durabilité et leur rentabilité. « Nous formulons le vœu que ces équipements contribuent à améliorer l’approvisionnement des populations en produits de qualité, disponibles en quantité suffisante, et qu’ils participent au dynamisme économique local », a-t-il souhaité. « Actuellement, beaucoup d’énergie est focalisée sur la reconquête du territoire. Mais le PNUD a bien voulu nous accompagner dans le développement, et c’est la seule manière de nous autosuffire, de pouvoir en tout cas préparer notre avenir, mais aussi celui de nos enfants. Et la construction de ce joyau y contribue beaucoup », a-t-il souligné. Souleymane Nakanabo a invité les bénéficiaires à faire en sorte que cette infrastructure ne soit pas perçue comme un investissement de plus ou un investissement de trop, et qu’au bout de cinq ans, elle ne soit pas retrouvée à l’état de délabrement. Le représentant de la gouverneure a souhaité que les bénéficiaires entretiennent l’infrastructure comme il se doit afin qu’elle leur soit profitable, ainsi qu’aux générations futures. Il a toutefois relevé certaines insuffisances, notamment l’absence de toilettes, précisant que celles-ci seront réalisées prochainement. Selon lui, d’autres améliorations seront apportées progressivement au site.
La photo de famille pour la postérité.
Au nom des bénéficiaires, Karim Bihoun a salué l’initiative. Il a rappelé les difficultés rencontrées auparavant en matière de conservation des productions agricoles. À noter que le lundi 15 juin 2026, le PNUD a procédé au transfert d’un forage équipé d’une pompe à motricité humaine (PMH), d’un débit de 36 mètres cubes par heure, au secteur 32 de Bobo-Dioulasso. Djaryigo Diarra Vos réactions (1) |