
Burkina Faso : Lancement officiel de Banque Finance Magazine, un trimestriel de référence sur le plan de l’information financièreBanque Finance Magazine (BFM), un trimestriel dédié à l’actualité économique et financière, a été officiellement lancé à Ouagadougou, le vendredi 5 juin 2026. Porté par l’ambition de démocratiser l’information financière et d’accompagner les mutations du secteur, le magazine entend s’imposer comme un outil de référence pour les décideurs, les institutions et le grand public. Présidée par le président du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo, la cérémonie s’est déroulée sous le parrainage du ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, représenté par son chargé de mission, Dr Jean Noël Bonkoungou, économiste et expert en inclusion financière. Une nouvelle voix s’élève dans l’univers de la presse économique au Burkina Faso. À l’occasion de la cérémonie officielle de lancement de Banque Finance Magazine (BFM), son promoteur, Mathieu Kaboré, a présenté les contours d’un projet éditorial qui se veut à la fois ambitieux, rigoureux et résolument orienté vers l’avenir. Devant un parterre composé de responsables d’institutions, de dirigeants de banques, de partenaires et d’acteurs du monde des médias, il a rappelé la vocation première de cette nouvelle publication. Celle de rendre l’information financière plus accessible, mieux analysée et davantage utile au développement économique. « L’information économique et financière est aujourd’hui un levier stratégique de développement, mais elle reste encore insuffisamment structurée, analysée et vulgarisée dans notre espace », a-t-il expliqué. De ce constat est née l’idée de créer un média spécialisé capable de décrypter les grandes tendances du secteur financier tout en offrant une information fiable, indépendante et accessible à tous.
« C’est le premier média spécialisé en banque, assurance, microfinance, institution financière et fintech », Mathieu Kaboré, promoteur de Banque Finance Magazine
Un magazine au service de la compréhension économique Banque Finance Magazine entend couvrir un large éventail de thématiques liées aux banques, aux assurances, aux fintech, à la mésofinance, à la microfinance ainsi qu’aux institutions financières publiques. Mais au-delà du traitement de l’actualité, le magazine affiche une ambition plus large. Celle de produire des enquêtes approfondies, d’analyser les mutations du secteur financier, de recouper et de vérifier les informations, tout en proposant des classements et des indicateurs susceptibles d’éclairer les prises de décision. Pour Mathieu Kaboré, BFM doit être plus qu’un simple support d’information. Il aspire à devenir un véritable outil d’analyse économique et un instrument d’aide à la décision au service des acteurs publics comme privés. Selon monsieur Kaboré, dans un environnement marqué par des transformations rapides des économies africaines, notamment dans l’espace UEMOA, la qualité de l’information financière apparaît en effet comme un facteur essentiel pour renforcer la confiance, stimuler l’investissement et soutenir la croissance.
« Les éléments que ce magazine nous propose, c’est justement d’avoir une projection sur le futur », Arnaud Yengou Mambou, cofondateur et directeur général du cabinet Afrique Intelligence Plus, et directeur de publication d’Afrique Narratif
Un premier numéro consacré à l’inclusion financière Le premier numéro de Banque Finance Magazine compte 88 pages et est proposé au prix de 10 000 francs CFA. Il accorde une place importante aux enjeux de l’inclusion financière ainsi qu’aux politiques financières mises en œuvre au Burkina Faso. Un choix éditorial qui reflète les préoccupations actuelles des acteurs économiques et financiers du pays. Conscient des exigences liées à la presse spécialisée, le promoteur du magazine a insisté sur les valeurs qui guideront la ligne éditoriale de BFM, à savoir la rigueur, la vérification des faits, la neutralité et la constance dans le traitement de l’information. Des principes qui constituent, selon lui, le socle indispensable pour bâtir un média crédible et durable. Le président du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo, a salué le lancement de Banque Finance Magazine (BFM), estimant que ce nouveau média spécialisé vient enrichir le paysage médiatique burkinabè. Remerciant les promoteurs pour avoir associé l’instance de régulation à cet événement, il a rappelé le rôle essentiel des médias dans le développement des nations. Selon lui, au-delà de leur mission d’information, les médias contribuent à la formation de l’opinion publique, à la promotion de la transparence et à la valorisation des initiatives porteuses de croissance et de progrès. Dans cette dynamique, il a souligné l’importance des publications spécialisées qui, aux côtés des médias généralistes, apportent un éclairage approfondi sur des secteurs stratégiques de la vie nationale.
« J’invite BFM à être constant dans ses publications, car l’un des éléments de la réglementation, c’est la régularité dans la publication », Louis Modeste Ouédraogo, président du CSC
Le président du CSC a aussi exhorté BFM au respect du principe du pluralisme, qui représente une exigence pour l’instance de régulation. Selon Louis Modeste Ouédraogo, la spécialisation des journalistes constitue aujourd’hui une nécessité face à la complexité croissante des enjeux économiques, sociaux, politiques et sanitaires. Tout en félicitant les professionnels des médias pour le travail remarquable accompli au quotidien, qui fait de la presse burkinabè l’une des plus professionnelles de la sous-région, il a plaidé pour le développement de médias capables d’informer, d’analyser et d’éclairer les débats avec davantage de rigueur et d’expertise. À ses yeux, Banque Finance Magazine s’inscrit pleinement dans cette ambition en se consacrant à la compréhension des questions économiques et financières, devenues déterminantes pour le développement des États et des entreprises. S’adressant au promoteur du magazine et à son équipe, Louis Modeste Ouédraogo les a exhortés à faire de l’éthique, de la déontologie, de la responsabilité sociale et de la crédibilité les piliers de leur action éditoriale. Il a exprimé le vœu que cette nouvelle publication devienne une tribune de référence au service des acteurs économiques, des investisseurs, des décideurs et du grand public. Il a également souhaité que BFM contribue durablement à une meilleure gouvernance du secteur financier au Burkina Faso et dans l’espace AES, tout en favorisant l’émergence d’une culture économique plus forte auprès des citoyens.
Des exemplaires du premier numéro de BFM offerts à des participants à la cérémonie de lancement
Une vision qui dépasse les frontières nationales Si le Burkina Faso constitue naturellement le premier terrain d’expression du magazine, les ambitions de ses promoteurs dépassent largement le cadre national. Mathieu Kaboré a annoncé une extension progressive de la couverture éditoriale vers les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’espace UEMOA et plus largement l’Afrique de l’Ouest. Dans cette perspective, l’ouverture prochaine de représentations dans plusieurs pays de la sous-région est envisagée afin de renforcer la proximité avec les acteurs économiques et financiers locaux. Cette stratégie régionale vise à faire de BFM un acteur majeur de l’information économique sous-régionale et à favoriser une meilleure circulation de l’information entre les différents marchés financiers ouest-africains. Pour son promoteur, le succès de Banque Finance Magazine dépendra également de l’implication de l’ensemble des acteurs du secteur financier.
Des participants à la cérémonie de lancement de Banque Finance Magazine à Ouagadougou
« BFM est conçu comme un outil collectif. Cet instrument vous appartient également », a indiqué son promoteur à l’endroit des partenaires présents. Le magazine se veut ainsi une plateforme de dialogue et de valorisation des initiatives portées par les institutions financières publiques et privées. Cette logique de co-construction devrait permettre de consolider la crédibilité du média tout en garantissant sa pérennité dans un environnement médiatique de plus en plus concurrentiel. Conscient de l’évolution des habitudes de consommation de l’information, BFM adopte une stratégie multicanale combinant support papier et diffusion numérique. Le magazine est disponible en version imprimée pour répondre aux besoins des lecteurs institutionnels et des professionnels, mais également en format numérique afin de favoriser un accès rapide et élargi à son contenu. Cette présence digitale s’appuie notamment sur le site internet du magazine ainsi que sur les réseaux sociaux, où seront diffusés analyses, décryptages et contenus éditoriaux réguliers.
Des prestations artistiques ont rythmé la cérémonie de lancement du magazine burkinabè BFM
À travers cette approche, Banque Finance Magazine ambitionne de contribuer activement à l’éducation financière des populations, en complément des actions menées par les institutions financières et les acteurs économiques. Parmi les perspectives annoncées figure également la conclusion d’un partenariat stratégique avec le ministère des Affaires étrangères pour assurer la diffusion du magazine au sein des ambassades du Burkina Faso à travers le monde. Cette initiative vise à renforcer la visibilité du pays, à promouvoir son environnement économique et financier et à offrir aux investisseurs internationaux une meilleure compréhension des dynamiques en cours. Avec ce lancement officiel, Banque Finance Magazine affiche clairement ses ambitions : devenir un média de référence capable d’éclairer les enjeux économiques, de renforcer la culture financière et d’accompagner les transformations du secteur financier au Burkina Faso et dans la sous-région. Dans un contexte où l’information économique joue un rôle déterminant dans le développement, le nouveau trimestriel entend occuper une place de choix dans le paysage médiatique spécialisé. Hamed Nanéma |