Mémorial Thomas Sankara : Les Burkinabè invités à poursuivre son combat et ses idéaux
jeudi 4 juin 2026.
Le mémorial Thomas Sankara a accueilli, ce jeudi 4 juin 2026 à Ouagadougou, le 8ᵉ cérémonial militaire d’hommage au capitaine Thomas Sankara et à ses douze compagnons tombés lors des événements du 15 octobre 1987. Cette cérémonie a été l’occasion pour les autorités burkinabè de réaffirmer leur attachement aux idéaux du père de la Révolution et leur volonté de poursuivre la valorisation de son héritage.
Placée sous le signe du devoir de mémoire et de la transmission des idéaux révolutionnaires, cette cérémonie a réuni membres du gouvernement, corps diplomatique, représentants d’organisations internationales, responsables du Comité international mémorial Thomas Sankara et de nombreux citoyens venus honorer la mémoire de celui qui demeure une figure emblématique du Burkina Faso, de l’Afrique et du monde.
Institué sur instruction du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ce cérémonial est désormais un rendez-vous annuel consacré à la célébration de l’héritage politique, social et panafricain de Thomas Sankara. Ce 8ᵉ cérémonial, placé sous le thème « Thomas Sankara vit toujours », a été l’occasion pour les autorités de rappeler l’actualité de sa pensée et la nécessité de préserver sa mémoire pour les générations futures.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’exprimant également au nom du Comité international mémorial Thomas Sankara, a souligné la portée universelle de l’ancien chef de la Révolution démocratique et populaire.
Les autorités gouvernementales, le corps diplomatique et les invités ont rendu hommage au capitaine Thomas Sankara et à ses compagnons.
« Thomas Sankara est un fils du Burkina Faso, certes, mais Thomas Sankara appartient désormais à l’humanité », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que cet hommage est dédié non seulement au capitaine Thomas Sankara, mais également à tous ses compagnons tombés lors des événements d’octobre 1987. Selon lui, ce devoir de mémoire constitue une responsabilité collective qui transcende les générations.
Pour Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, les idéaux défendus par Thomas Sankara demeurent d’une grande actualité. Il a notamment cité la dignité humaine, la justice sociale, l’émancipation des peuples, la solidarité entre les nations et le panafricanisme comme des valeurs universelles qui continuent d’inspirer les peuples du monde entier.
Revenant sur le parcours international de l’ancien président burkinabè, il a rappelé que Thomas Sankara avait effectué de nombreuses visites à travers le monde entre 1983 et 1987, portant partout un message d’unité africaine, de souveraineté des peuples et de coopération entre les nations.
« Aujourd’hui, nous sommes tous des héritiers de Sankara. Nous devons défendre ses idéaux et perpétuer sa mémoire », a-t-il affirmé.
L’un des temps forts de son intervention a concerné le projet de construction du mémorial Thomas Sankara. Le ministre a invité les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, ainsi que les partenaires internationaux, à accompagner l’initiative de mobilisation de ressources destinée à achever les infrastructures du site.
Le ministre en charge de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé à la préservation et à la valorisation de l’héritage sankariste.
Selon lui, les réalisations actuellement visibles ne représentent qu’une infime partie du projet global envisagé pour faire du mémorial un espace de référence dédié à la conservation et à la valorisation de l’héritage sankariste.
Dans cette dynamique, il a également lancé un appel à la collecte d’archives, de documents historiques et d’objets ayant appartenu à Thomas Sankara ou liés à son parcours. Ces éléments viendront enrichir les collections de la future bibliothèque et des espaces muséographiques du mémorial.
S’adressant particulièrement au corps diplomatique présent à la cérémonie, il a sollicité son appui pour identifier et récupérer les archives conservées dans les différents pays visités par Thomas Sankara au cours de son mandat.
Présidant la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a livré un message empreint d’émotion et de reconnaissance envers celui qu’il considère comme l’une des plus grandes figures de l’histoire contemporaine africaine. Selon lui, la prophétie de Thomas Sankara annonçant la naissance de « milliers de Sankara » est aujourd’hui une réalité. « Nous pouvons dire que les milliers de Sankara qu’il avait annoncés vivent déjà et que d’autres milliers naîtront encore pour poursuivre son combat », a-t-il déclaré.
Pour le chef de la diplomatie burkinabè, faire vivre Sankara ne consiste pas uniquement à commémorer son souvenir, mais surtout à incarner au quotidien les valeurs qu’il a défendues tout au long de sa vie.
Karamoko Jean-Marie Traoré a invité les Burkinabè à faire vivre les idéaux de Thomas Sankara au quotidien
Il a cité notamment la dignité humaine, la liberté, l’égalité, la justice sociale, l’émancipation des peuples et la souveraineté des nations africaines comme autant de principes qui doivent continuer à guider l’action des Burkinabè.
« Sankara vivant, c’est Sankara dans chacun de nos actes, dans nos pensées et dans nos comportements quotidiens », a-t-il soutenu.
Le président de la cérémonie a également salué le travail accompli par le Comité international mémorial Thomas Sankara, dont les efforts ont permis la concrétisation progressive du projet mémoriel.
Il a rendu hommage à l’ensemble des militants et sympathisants sankaristes à travers le monde qui contribuent à maintenir vivante la mémoire du capitaine Thomas Sankara. Une pensée particulière a été adressée à une militante sankariste récemment décédée lors d’un séjour au Burkina Faso.
Karamoko Jean-Marie Traoré a par ailleurs remercié le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme pour son accompagnement constant dans la mise en œuvre des initiatives de préservation de l’héritage sankariste.
Le chef de la diplomatie burkinabè a également exprimé sa gratitude au corps diplomatique pour sa présence et son soutien aux actions entreprises autour du mémorial Thomas Sankara et du rayonnement de ses idéaux.
Au-delà de la commémoration, cette 8ᵉ édition du cérémonial militaire d’hommage a réaffirmé la volonté des autorités burkinabè de faire du mémorial Thomas Sankara un lieu de mémoire, de recherche, d’éducation et de transmission.
Le cérémonial s’est achevé par une visite du mémorial dédiée à la mémoire du capitaine Thomas Sankara et de ses compagnons.
Trente-neuf ans après sa disparition, le capitaine Thomas Sankara continue de susciter admiration et inspiration bien au-delà des frontières du Burkina Faso.
La cérémonie s’est achevée par une visite du mémorial Thomas Sankara, symbole de la volonté des autorités de faire de ce site un espace de mémoire, d’éducation et de transmission pour les générations futures.
À travers cette cérémonie, les autorités ont renouvelé leur engagement à préserver son héritage et à transmettre aux générations futures les valeurs de dignité, de justice, de patriotisme et de souveraineté qu’il a incarnées tout au long de son combat.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Vos réactions (4)
par Sacksida, 5 juin 09:47
La question des Combats Revolutionnaires consequents de Thomas Sankara ne se limitent pas a des ceremonies Militaires ou Civils politiques ; car le President Thomas Sankara Revolutionnaire et Panafricaniste disait : La seule Verite en Revolution c’est des pratiques concretes :
Quelques exemples. Reduction des trains de Vie de l’Etat Burkinabe en roulant dans des Voitures Modestes pour tous les gouvernants, les Ministres et autres responsables d’institutions qui n’ont que des indemnites de fonctions et pas de salaires de fonction, la Transparence vertueuse et Totale dans la gestion publique de l’Etat ; des Tribunaux Populaires Revolutionnaires ou des Tribunaux Speciaux de Repression des Crimes Economiques et Financiers, une Commission de Prevention des Corruptions Endemiques et pour la bonne gestion publique, la declaration publique vertueuse des biens des responsables Publics, la Justice Revolutionnaire contre les Predations diverses et des Mauvaises Pratiques, et contre des Favoritisme et des Nepotismes., la Justice Sociale pour le Peuple Burkinabe, la reduction drastiques des Inegalites entre les Peuples ou des Citoyens honnetes et integres Burkinabe et des Dirigeants politiques etc.
En tout etat de cause ; toutes activites ou actions quotidiennes, hebdomadaires ou Mensuelles aux antipodes des pratiques ci dessus citees ne sont que des opportunismes, des situationismes et en derniere analyse contre Revolutionnaire. Salut
On comprend la misère morale de certaines personnes qui ont perdu leurs privilèges acquis 40 et qui ont aujourd’hui l’impression que le ciel leur est tombé sur la tête ! Non, malgré leur angoisse de perdre les avantages d’une vie facile sans efforts, ils doivent comprendre qu’il y a eu d’autres générations de la série qui ont vécu dans le beurre jusqu’au coup d’État qui a porté Sankara au pouvoir. Ils sont revenus en éliminant Sankara et sa Révolution mais les phénomènes ont la peau dure, la Révolution est de nouveau là. Cette Révolution comme toutes les autres aura ses victimes notamment parmi ceux qui la.combattront car on ne pactise pas avec l’ennemi. Le Président Paul Henri Sandaogo avait indiqué la voie à suivre quand il disait à peu près ceci dans une rencontre à Bobo : celui qui veut peut faire son coup d’État et prendre le pays pour ger. Malheureusement pour lui, certains comme le Capitaine Traoré et ses amis l’ont entendu et ils ont fait leur coup d’État et c’est eux qui gèrent le pays. Au lieu de passer le temps à gémir sur ce que le MPSR2 a fait ou n’a pas fait, ils doivent passer à l’action s’ils ont "quelque chose qui pend dans leur culotte" ! Leurs cris d’orfraie n’impressionnent personne. On sait que les cérémonies mensuelles au Mausolée de Thomas Sankara participent à un combat idéologique et les résultats acquis par ces cérémonies sur la conscience collective dérange beaucoup de gens de l’autre camp. Si cet autre camp a quelq’un vivant ou.mort qui peut servir de modèle de vie à proposer aux Burkinabè, qu’il lui construise un Mausolée et qu’il rédige un Guide ou un Manifeste quelconque qui peut contribuer à leur victoire idéologie et politique. En attendant les Burkinabè semblent être convaincus par la vie et l’œuvre de l’homme Thomas Sankara et l’autre camp risque d’en avoir pour longtemps. Nous leur exprimons notre compassion ! Ainsi va la vie des peuples et des hommes !
Mon cher ainsi donc va la Vie des Peuples partout dans le Monde. Il y’a des flux et des reflux dans la Vie Sociale, Economique et politique. Donc quand l’on veut prendre Thomas Sankara et la Revolution Democratique et Populaire d’Aout comme modele, il faut y aller sans louvoiement. La Revolution est une science politique dont la Theorie doit correspondre a la pratique concrete sinon c’est de l’opportunisme politique qui est loin des realites concretes sociaux economiques des Peuples. Donc la phraseologie Revolutionnaire seule ne peut constituer un processus Revolutionnaire. Comme on le dit la theorie sans la pratique concrete ne peut prosperer dans la Vie publique, sociale et economique Fondamental. Donc il n’est pas donne a n’importe qui d’etre un Revolutionnaire authentique car il s’agit d’un engagements et des sacrifices enormes a concentir. En tout etat de cause, prendre le Pouvoir politique seul ne peut constituer un objectif. De surcroit le Puschisme ne saurait etre une voie de la Revolution.
C’est pourquoi quand l’on est pas preparer il faut eviter les aventures. Car il n’y’a pas de demi Revolution et donc que chacun execute ce dont il est capable. Si aujourd’hui dans le Monde entier Thomas Sankara est devenu une ICONE planetaire c’est due a son engagement constent dans la defense des interets fondamentaux des Peuples Consernes. Tout le Monde n’est pas Sankara et Sankara n’est pas Tout le Monde. Sachez que la plupart des Grands et eminents Revolutionnaires dans le Monde n’etait pas de famille pauvre mais ils ont accepte le suicide politique de leur classe privilegie pour se fondre dans les Valeurs Positives et d’Ethique pour la Justice Sociale des Peuples. C’est cela la Verite Incontournable. Salut