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Éducation : 77 358 candidats composent au CEP 2026 dans la région du Kadiogo

mardi 2 juin 2026.

 

Les épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), session 2026, ont débuté ce mardi 2 juin sur toute l’étendue du territoire burkinabè. Dans la région du Kadiogo, le lancement officiel a été effectué par le gouverneur Abdoulaye Bassinga au centre Gounghin Nord A et D. À cette occasion, les autorités ont salué les efforts des acteurs de la communauté éducative et rassuré sur les mesures prises en faveur des candidats vivant avec un handicap.

Ce mardi 2 juin marque le début des épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), session 2026, sur l’ensemble du territoire burkinabè. Au centre Gounghin Nord A et D, c’est Abdoulaye Bassinga, gouverneur de la région du Kadiogo, qui a procédé au lancement officiel des épreuves écrites, en présence du président de la délégation spéciale, Maurice Konaté, ainsi que des autorités coutumières et religieuses.

Dès les premières heures de la matinée, candidats, surveillants et responsables de centres ont pris place pour cette étape importante du calendrier scolaire. À l’occasion de la cérémonie officielle, les autorités ont procédé à l’ouverture symbolique de la première enveloppe contenant les sujets d’examen, conformément aux procédures en vigueur.

Abdoulaye Bassinga salue l’engagement et la détermination de l’ensemble des acteurs.

Le centre Gounghin Nord A totalise 184 candidats, dont 93 filles et 91 garçons. Celui de Gounghin Nord D enregistre 141 candidats, dont 81 filles et 60 garçons.

Venu au nom du gouvernement, le gouverneur a adressé ses encouragements aux candidats et les a invités à composer dans la discipline et la confiance. Il a également salué les efforts des encadreurs pédagogiques et des parents d’élèves qui ont contribué à la préparation des candidats tout au long de l’année scolaire.

« Je pense que la composition se déroule dans de très bonnes conditions parce qu’aucun incident n’a été signalé. Nous traduisons nos remerciements à toute la communauté éducative, à travers les enseignants qui ont, depuis l’année scolaire, consenti des efforts surhumains pour encadrer les enfants. Mes remerciements vont également aux parents qui, par leur accompagnement, ont permis aux enfants d’être au rendez-vous de ces examens », s’est-il exprimé.

Le gouverneur du Kadiogo échange avec des candidats vivant avec un handicap.

Il n’a pas manqué de féliciter les Forces de défense et de sécurité (FDS), qui n’ont ménagé aucun effort pour assurer le bon déroulement de l’examen, lequel se tient jusque-là dans de bonnes conditions.

Dans les salles de composition, les candidats se disent prêts à affronter les premières épreuves de la journée. Même si le stress se lit sur le visage de certains, qui ne savent pas encore à quoi ressemblera le premier sujet, d’autres, à l’image de Jude Traoré, élève de l’école « Les Grâces », affichent leur confiance. « Je suis relaxe et je suis prêt pour tout. Je n’ai pas peur », confie-t-il.

Pour ces candidats, le CEP représente une étape majeure de leur parcours scolaire, puisqu’il constitue la clé d’accès à la classe de 6e.

Jude Traoré, candidat au CEP, se dit prêt pour la composition.

Des dispositions adaptées pour les candidats vivant avec un handicap

La région du Kadiogo compte à elle seule 77 358 candidats, dont 41 548 filles et 35 810 garçons. On y dénombre également 1 068 élèves déplacés internes, 2 880 candidats libres, 283 candidats vivant avec un handicap et 204 candidats inscrits en langue.

S’agissant des candidats vivant avec un handicap, Adjarata Sawadogo, directrice régionale de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, assure que toutes les dispositions sont mises en œuvre pour une meilleure prise en compte de ces candidats. Elle reconnaît toutefois que chaque situation de handicap est particulière et nécessite un accompagnement approprié afin de garantir l’égalité des chances.

Adjarata Sawadogo, directrice régionale de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, souligne que tout est mis en œuvre pour garantir l’égalité des chances.

Ainsi, les candidats autistes peuvent bénéficier de dispenses dans certaines disciplines en fonction de leurs besoins. Les élèves non-voyants composent les mêmes épreuves que les autres candidats, mais celles-ci sont transcrites en braille avant d’être traduites pour la correction. Quant aux candidats malvoyants, les sujets sont adaptés grâce à l’utilisation de caractères agrandis, selon le niveau de confort visuel requis.

« Nous nous adaptons à chaque type de handicap afin que chaque candidat puisse composer dans des conditions équitables et avoir les mêmes chances de réussite que les autres », a-t-elle fait savoir.

Par ailleurs, ces candidats bénéficient d’un temps supplémentaire, appelé « tiers-temps », et composent généralement dans des salles distinctes. Cette organisation vise à leur permettre de travailler dans des conditions adaptées tout en évitant que les différences de durée de composition n’influencent ou ne perturbent les autres candidats.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net