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Burkina/« Initiative Voix de Paix » : « Notre ambition, c’est former le maximum de jeunes scolaires et universitaires à une prise de parole responsable dans l’espace public » (Inoussa Kirakoya)

jeudi 28 mai 2026.

 

Cette année également, l’association Actions citoyennes pour un monde idéal (ACiMI), qui s’est donné pour mission principale d’œuvrer à la promotion de la paix, à une société de non-violence et à la cohésion sociale, tient son grand rendez-vous appelé « Initiative Voix de la paix » ; une journée consacrée à une série d’activités en lien avec les objectifs sus-évoqués L’édition de 2026 connaîtra son épilogue le samedi 30 mai 2026 à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga, sous le patronage du président de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel (AES), Bassolma Bazié, et connaîtra la présence et le soutien de nombreuses autres personnalités. À quelques jours de la date, le premier responsable de ACiMI, Inoussa Kirakoya, donne plus de détails sur l’évènement.

Lefaso.net : C’est devenu une tradition dans la région du Yaadga, depuis plusieurs années maintenant, l’« Initiative Voix de paix » est un évènement de portée majeure attendue notamment par la jeunesse, et cette année également, l’association promotrice, ACiMI, dont vous êtes le premier responsable, ne déroge pas au rendez-vous. D’abord, présentez-nous « Initiative Voix de Paix » et dites à quel stade se trouvent les préparatifs de l’édition de 2026 ?

Inoussa kirakoya : Avant tout, je voudrais remercier Lefaso.net pour le grand intérêt qu’il accorde à notre action communautaire en faveur de la promotion de la paix. « L’initiative Voix de Paix » est l’activité culminante de l’association Actions citoyennes pour un monde idéal (ACiMI). C’est une initiative née d’une forte volonté de contribuer à renforcer les capacités et aptitudes oratoires des élèves et étudiants sur les valeurs de paix, de tolérance et de dialogues constructifs. Son processus de mise en œuvre se fait principalement à travers une révolution de la notion de l’art oratoire, afin d’en faire un tremplin de paix et de non-violence en milieu jeune. Pour l’édition 2026, je peux dire que nous sommes à quelques jours seulement de la grande finale, prévue le 30 mai 2026 à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga (ancienne région du Nord : Ndlr).

Quels seront les contenus et particularités de cette édition ?

Le contenu principal de cette édition est, tout comme les éditions précédentes, le championnat des débats oratoires sur la paix et la non-violence en milieu scolaire et estudiantin. La particularité de cette édition est que nous avons canalisé le thème principal sous l’angle de l’utilisation des technologies au service de la paix : « Jeunesse et TIC pour une promotion de la paix et la non-violence au Sahel ». Pour dire que nous avons organisé les duels oratoires de cette édition, exclusivement sous l’angle de la responsabilité des jeunes dans la promotion de la paix et la non-violence dans l’espace sahélien à l’ère des TIC.

En plus de la grande finale de débat, deux sous-activités feront aussi la particularité de cette édition. Il s’agit d’une séance d’immersion chez le trésor humain vivant, Lassané Sawadogo, en vue d’un B to B inter-générationnel sur la tolérance et le dialogue communautaire.

La seconde grande articulation est constituée de la conférence inaugurale sur le thème principal de l’édition qui sera livrée par M. Adama Amadé Siguiré, vice-président en charge des questions de développement de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Quelles sont les personnes et structures qui vous accompagnent dans cette édition et à quel niveau se situe leur implication ?

Les personnes qui nous accompagnent dans notre aventure de donner la voix pour la paix sont nombreuses et chacune fait tout ce qu’elle peut pour le succès de cet évènement dont le but est de contribuer à une société de paix, de tolérance, de vivre-ensemble, de cohésion sociale. J’ai autour de moi des jeunes acteurs citoyens comme membres du comité et bien d’autres bénévoles qui font bouger positivement les choses à travers des cotisations que nous faisons à l’interne, depuis la première édition.

Il y a aussi l’appui inestimable de chefs d’établissement ainsi que les encadreurs qui se sont engagés à suivre de près nos équipes de débats dans les lycées comme à l’université. L’autre catégorie de personnes qui nous accompagnent est constituée de l’ensemble de celles qui sont dans les structures administratives déconcentrées de la région (du Yaadga) et celles qui sont naturellement attentionnées, sans condition, vis-à-vis de tout ce qui est lutte contre l’extrémisme violent au niveau local comme au niveau national.

Quant aux structures, je pense très vite à toutes les associations et mouvements partenaires qui agissent presque dans le même domaine, à l’image de la Journée promotionnelle de la paix de Ouahigouya, du Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie et bien d’autres.

Je tiens aussi à mentionner que l’édition est placée sous le patronage du président de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel (AES) M. Bassolma Bazié et le co-parrainage du conseiller spécial à la présidence de Faso, Samuel Kalkoumdo, et du directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la communication, Fousséni Kindo.
Nous avons également quatre invités d’honneur, à savoir des honorables Youssouf Ouédraogo et Mahamadi Ouédraogo ainsi que le chargé de mission à la présidence Marcel Sawadogo et l’entrepreneur Saidou Koanda.

L’activité est annuelle, que fait ACiMI entre deux éditions, dans le sens de l’idéal qu’elle poursuit ?

Dans la même logique de tendre vers notre idéal, nous faisons à chaque hivernage ce que nous appelons les « ateliers d’hivernage », qui sont une occasion d’introspection, d’évaluation et de projection pour la « conquête d’un monde idéal ». Ces ateliers constituent un moment de recyclage des jeunes bénévoles engagés dans l’aventure. Et ce recyclage concerne essentiellement les modules comme la prise de parole en public, la communication non-violente et bien d’autres modules à enjeu certain et en lien avec les objectifs poursuivis.

Plusieurs éditions se sont succédé, quel bilan en dressez-vous et quel est l’impact par rapport aux objectifs que vous vous êtes fixés ?

Après les éditions écoulées, nous disons, sans exagération, que l’Initiative voix de paix est déjà sur l’escalier de la maturité. En voyant le grand engouement des orateurs, des bénévoles, des établissements, des autorités, je ne peux que dire que le bilan est positif. Si je me tourne aussi vers l’impact de l’initiative au sein de la jeunesse, je me contenterai de dire que les lignes ont commencé à bouger chez les acteurs citoyens et chez les orateurs, sans oublier les publics présents à chaque confrontation oratoire. Donc, je dirai que ce n’est que le début, car l’évaluation de l’impact tangible de ce type d’initiative est un processus de longue haleine.

Quelles sont les ambitions à court et moyen termes avec « Initiative Voix de Paix » et quels sont les défis qui restent à relever ?

Notre ambition à court terme est de former le maximum possible de jeunes scolaires et universitaires à la prise de parole responsable en public. À moyen terme, nous entendons mettre en place des clubs vivants et animés de « Voix de Paix » dans chaque établissement d’enseignement et dans chaque localité du pays. C’est à ce prix que je pense que l’initiative Voix de paix répondra comme label générationnel de promotion de paix et de non-violence.

Y a-t-il d’autres messages que vous souhaiteriez partager, pour clore ?

Le message particulier qui me tient à cœur reste le même que celui des éditions précédentes : c’est de plaider également auprès de toutes les personnalités physiques et morales sensibles à la question de la promotion de la paix et de la non-violence pour un accompagnement de l’« Initiative Voix de Paix ». C’est important au regard de l’engouement au fil des éditions, de l’impact sur le terrain et également des perspectives d’étendre l’initiative à plusieurs localités (car la demande sur ce plan également est grande). Je profite de cet instant pour témoigner notre reconnaissance à toutes les personnes, physiques et morales, qui, depuis la première édition, nous accompagnent, d’une manière ou d’une autre.

Enfin, pour le clou de l’édition de 2026, ce samedi 30 mai 2026 à Ouahigouya, je rappelle que ça se tiendra dans la salle des fêtes de la mairie à partir de 13h. Sur place, chacun pourrait être témoin oculaire et auditif de ce que nous faisons pour le compte de la promotion de la paix et de la non-violence à travers l’« Initiative Voix de Paix » avec les jeunes scolaires et étudiants.

Interview réalisée par O.L
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