Burkina : Le 7ᵉ cérémonial d’hommage à Thomas Sankara sous le signe de la fidélité aux idéaux révolutionnaires
jeudi 7 mai 2026.
Le Burkina Faso a rendu hommage, ce jeudi 7 mai 2026 à Ouagadougou, au capitaine Thomas Sankara et à ses douze compagnons à l’occasion du 7ᵉ cérémonial militaire organisé en leur mémoire. Présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, la cérémonie a été marquée par des appels à préserver les idéaux de souveraineté, de justice sociale et de probité incarnés par le père de la Révolution burkinabè.
Le septième cérémonial militaire d’hommage au capitaine Thomas Sankara et à ses douze compagnons s’est tenu ce jeudi 7 mai 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo. Prenant la parole au cours de la cérémonie, le ministre en charge de l’Administration territoriale a salué l’héritage laissé par le père de la Révolution burkinabè. « En honorant la mémoire du camarade président, le capitaine Thomas Sankara, au-delà de sa personnalité emblématique, nous célébrons une vision audacieuse portée par un engagement sans compromis pour la dignité des peuples, l’indépendance véritable et la justice sociale », a-t-il déclaré.
Selon Émile Zerbo, ce cérémonial va bien au-delà du simple devoir de mémoire. Il constitue également une affirmation de continuité historique et une expression de fidélité aux idéaux de souveraineté, de justice sociale et de probité qui fondent la conscience nationale.
Le cérémonial a été suivi d’une visite guidée du mémorial Thomas Sankara.
Le ministre a, par ailleurs, invité les Burkinabè à faire vivre les valeurs prônées par Thomas Sankara. « Entretenir la mémoire de Thomas Sankara est un devoir de responsabilité qui nous engage individuellement et collectivement. Aussi, engageons-nous à faire vivre les valeurs que nous célébrons aujourd’hui. Engageons-nous à bâtir une nation plus forte, plus juste et souveraine », a souhaité le ministre Émile Zerbo.
Intervenant à son tour, le coordonnateur du projet de construction des infrastructures du mémorial Thomas Sankara a indiqué que ce cérémonial traduit la volonté des autorités burkinabè de renforcer la discipline, de magnifier les symboles de la République et de consolider l’esprit patriotique.
« Le cérémonial d’hommage militaire organisé autour du concept “Sankara vit toujours” a été institué le 17 mai 2025 par Son Excellence le camarade capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, afin d’honorer la mémoire du père de la révolution burkinabè et de ses compagnons tombés sur ces lieux mêmes le 15 octobre 1987 », a rappelé Étienne Lompo.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a appelé à un engagement collectif pour bâtir une nation plus forte, plus juste et souveraine.
Il a également invité les populations à participer à la campagne de collecte de fonds dénommée « Ma brique pour Sankara », afin de permettre à chaque citoyen de contribuer à l’édification du mémorial Thomas Sankara.
Le cérémonial a été assuré par le Groupement d’escorte et d’honneur de la gendarmerie nationale. Il s’est déroulé en deux séquences.
La première a consisté en la grande relève de la garde du mémorial Thomas Sankara, un moment solennel marqué par le remplacement d’une garde par une autre. Cette tradition militaire vise à assurer la continuité de la sécurité tout en témoignant du respect des traditions militaires et nationales.
Le coordonnateur du projet de construction des infrastructures du mémorial Thomas Sankara, Étienne Lompo, a invité les populations à participer à la campagne de collecte de fonds « Ma brique pour Sankara ».
La seconde séquence a été marquée par la sortie des chevaux, apportant une dimension encore plus majestueuse et symbolique à la cérémonie.
Le cérémonial s’est achevé par une visite guidée du mémorial. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, ainsi que les différentes personnalités présentes sur le site, ont pu découvrir davantage les lieux.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Vos réactions (5)
par Sacksida, 8 mai 10:15
Ecoutez nous reiterons que Thomas Sankara de la ou il est Actuellement n’a nullement besoins de cette facon vacarmique ou tumutieuse d’honnorer sa memoire. Donc pour cela l’on peut choisir des dates pour ces ceremonial : 26 mars 1er jour de son entree officielle dans les combats Revolutionnaires, 17 mai jour de son arrestation en tant que 1er Ministre, 4 aout jour de la proclamation de la Revolution Democratique et Populaire d’Aout 1983, 15 octobre jour de son assassinat, 23 decembre jour de sa naissance. Au total 5 ceremoniales dans l ’Annee est bien suffisant pour la ceremonie Militaire. Toutefois le plus important c’est de mettre en place des organes techniques et Judiciaire pour continuer son oeuvre :
1) Creation des Tribunaux Speciaux de Repression des Crimes economiques et contre la Corruption endemique ;
2).Creation d’Une Commission de Prevention contre Corruption et des mauvaises pratiques au Burkina Faso ;
3).Traduction devant une Justice Populaire equitable des personnes Civils et Militaires detenues arbitairement depuis longtemps ;
4) Judiciarisation de tous les Dossiers Criminels economiques de l’ASCE/LC et du RENLAC ;
5) Arrets de toutes les pratiques decriee de mauvais gouvernance publique Calamiteuse etc.
En tout etat de cause, Thomas Sankara disait que : Les Pratiques Concretes diligentes sont les seuls Criteres de la Verite Incontournable et de respect due a notre Peuple Burkinabe et Africain. Salut
Aperçu IA +2 Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè, est né le 21 décembre 1949 à Yako, en Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Il est décédé le 15 octobre 1987
Ces cérémonies mensuelles énervent bien sûr les esclavagistes car elles leur rappellent à tout moment leur forfaiture tout en permettant à des milliers de personnes notamment les enfants et les jeunes de mieux s’imprégner des idées du Père de la Révolution Démocratique et Populaire. Ce que certains qualifient de "Populisme" est un ingrédient pour alimenter le processus de transformation de la société burkinabè. L’engouement des enfants pour participer à cette cérémonie mensuelle est la preuve que ça commence à avoir les effets escomptés. Par ailleurs, le fait de permettre à plusieurs chefs de départements ministériels de se relayer et de passer des messages spécifiques est une idée pertinente. Bon courage au Gouvernement !
Quand vous parles "d’esclavagistes", n’oubliez jamais que les royaumes sahéliens étaient de grands pourvoyeurs d’esclaves pour la traite arabo-musulmane. C’est un fait non discutable.
Je suis perplexe parfois sur la façon que certains récupèrent le présidence de Monsieur Sankara à leur fin et leurs seuls intérêts.
Rappelons son parcours mémorable.
Honorons le grand homme qu’il fut sans tomber dans l’idolâtrie qui fait l’affaire des populistes de tout acabit. Lui-même Sankara n’aurait pas apprécié d’être idolâtré. Il avait trop le sens du devoir et de l’honneur pour ça.