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Réunion semestrielle de concertation BCEAO – AP/SFD-BF : Le partenariat FINTECH-IMF au cœur des débats

mercredi 29 avril 2026.

 

La Direction Nationale de la BCEAO pour le Burkina et l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) ont tenu, le jeudi 23 avril 2026, leur première réunion semestrielle de concertation de l’année, dans les locaux de l’Agence Principale de la BCEAO à Ouagadougou.

Présidée par Monsieur Armand BADIEL, Directeur National de la BCEAO pour le Burkina Faso, en présence du Président du Conseil d’Administration Seydou Soungalo YAMEOGO et de la Directrice Exécutive de l’AP/SFD-BF, Madame Nomwendé Claire LOSSIANE, la rencontre a réuni, les Directeurs généraux des institutions de microfinance de grandes tailles, les représentants de la Direction de la Surveillance et du Contrôle des SFD et de l’Agence Nationale pour la Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI).

Un cadre de dialogue au service du secteur

Ouvrant les travaux au nom de l’AP/SFD-BF, le Président du Conseil d’Administration Seydou Soungalo YAMEOGO a d’emblée salué la qualité du partenariat entretenu entre la BCEAO et la faîtière des institutions de microfinance. Il a rappelé la vocation de ce cadre de concertation : « un espace privilégié d’échanges, de dialogue constructif et de co-construction de solutions adaptées aux défis de notre secteur ».
Il a notamment insisté sur la nécessité d’un exercice régulier de redevabilité, soulignant que l’appréciation de l’état de mise en œuvre des décisions issues des sessions précédentes constitue un préalable incontournable pour renforcer l’efficacité des actions collectives.

Un ordre du jour structuré autour d’enjeux prioritaires

La rencontre a été organisée autour de plusieurs points majeurs :

● Analyse de la conjoncture économique et financière. Dans un contexte marqué par des incertitudes et des pressions multiples, les participants ont échangé sur les évolutions en cours afin de disposer d’une lecture partagée et d’ajuster les orientations stratégiques des institutions.

● État de mise en conformité avec la nouvelle loi sur la microfinance. Un point spécifique a été consacré au suivi des diligences transitoires obligatoires pour les IMF dans le cadre de leur mise en conformité avec la nouvelle réglementation sectorielle. Ce chantier structurant, qui engage l’ensemble des acteurs, conditionne la solidité, la crédibilité et la pérennité du secteur de la microfinance au Burkina Faso.

● Suivi des décisions des sessions antérieures. Deux recommandations émanant de la réunion ont fait l’objet d’un examen approfondi : le mécanisme de refinancement inter - Institutions de Microfinance (IMF) et de l’état d’avancement de la mise en conformité des IMF avec la loi en vigueur au Burkina Faso depuis le 12 février 2026.

FINTECH et IMF : opportunités, défis et compétitivité

Le thème central de la rencontre « Partenariat FINTECH–IMF : opportunités, défis et impact sur la performance et la compétitivité des institutions de microfinance » a focalisé l’essentiel des débats. Ce thème, d’une grande pertinence, est au cœur de la transformation numérique qui modifie en profondeur l’écosystème de la finance inclusive en Afrique de l’Ouest.

Les participants ont reconnu que la digitalisation ouvre des perspectives prometteuses pour l’inclusion financière, l’innovation de produits et l’amélioration de la performance opérationnelle des IMF. En rapprochant les services financiers des populations les plus éloignées des circuits bancaires traditionnels, les FINTECH représentent un levier stratégique pour les institutions de microfinance.

Toutefois, les débats ont également mis en lumière les défis que soulève ce partenariat, notamment en matière de cadre réglementaire, de cybersécurité et d’adaptation des modèles économiques des IMF à l’environnement numérique. Les échanges ont permis de mieux cerner ces enjeux et d’explorer des approches mutuellement bénéfiques entre acteurs FINTECH et institutions de microfinance.

Questions diverses et perspectives

En marge des points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont pu aborder diverses préoccupations relatives au fonctionnement du secteur. Ces échanges ont permis de renforcer le dialogue entre les parties prenantes et de dégager des pistes d’action à soumettre aux prochaines instances de concertation.

En conclusion

Cette première réunion semestrielle de concertation de l’année 2026 a confirmé la vitalité et la pertinence du cadre de dialogue entre la BCEAO et l’AP/SFD-BF. Dans un contexte marqué par des mutations réglementaires et technologiques majeures, les échanges ont permis d’affermir une vision commune entre régulateurs, superviseurs et acteurs du secteur de la microfinance.

La prochaine session, conformément à la tradition établie, viendra clore ce cycle de concertation au titre de 2026, avec pour objectif, un secteur de la microfinance plus résilient, plus inclusif et plus compétitif.