
Approvisionnement en eau potable : Des chantiers en bonne voie à Toussiana et NiangolokoDans le cadre du suivi et du contrôle des chantiers d’approvisionnement en eau potable, le directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Flandion Idrissa Sourabié, poursuit sa tournée dans le Grand Ouest du Burkina Faso. Après des étapes à Houndé et Dandé, la délégation a mis le cap, le vendredi 24 avril 2026, sur les communes de Toussiana et de Niangoloko. Cette visite avait pour objectif de constater l’état d’avancement des travaux, d’apprécier leur qualité et de rappeler les orientations des plus hautes autorités en vue de garantir des infrastructures durables au bénéfice des populations. La première escale de cette journée a conduit la délégation à Toussiana, où un important projet d’adduction en eau potable est en cours de réalisation. Sur le terrain, le directeur général a salué les efforts consentis pour améliorer l’accès à l’eau potable, un enjeu majeur pour les populations locales. Il a rappelé ainsi que l’ONEA est au service du bien-être des populations à travers la fourniture de l’eau potable et des services d’assainissement. Face aux défis persistants liés à l’accès à l’eau potable, l’ONEA, sous l’impulsion des plus hautes autorités du pays et à travers le ministère en charge de l’Eau et de l’Assainissement, s’engage dans la réalisation d’infrastructures structurantes. À Toussiana, ce projet, financé par la coopération allemande à hauteur de 2,9 milliards de francs CFA, vise à renforcer de manière significative la desserte en eau potable. Concrètement, le projet comprend la réalisation de trois forages d’un débit cumulé de 73 m³ par heure, la construction d’un réseau d’adduction d’eau de 7,9 kilomètres et d’un réseau de distribution de 59,7 kilomètres en conduites PVC bio-orientées. À cela s’ajoute la construction d’un château d’eau en béton armé d’une capacité de 500 m³, ainsi que la réhabilitation de 11 bornes fontaines et la réalisation de 8 nouvelles bornes. Par ailleurs, 161 branchements privés sont prévus afin de faciliter l’accès direct à l’eau potable pour les ménages. Au moment de la visite, le taux d’exécution des travaux était estimé à 70 %. Une avancée jugée satisfaisante par le directeur général, qui s’est dit globalement satisfait de la qualité des réalisations. Toutefois, il a exhorté l’entreprise en charge des travaux à accélérer le rythme afin de respecter les délais. « Nous avons donné des orientations pour que les travaux puissent s’achever dans un délai maximum de trois mois », a-t-il insisté. L’engouement des populations pour ce projet est déjà perceptible. Plus de 250 demandes de branchements ont été enregistrées, preuve de l’attente et de l’importance de cette infrastructure pour les habitants. Selon le directeur général, des dispositions seront prises dans les jours à venir pour traiter rapidement ces demandes, afin que les populations puissent bénéficier pleinement du service dès la mise en service des installations. À Niangoloko, le constat est plutôt rassurant. Les travaux sont exécutés à hauteur de 98 %, ce qui laisse présager une mise en service imminente des infrastructures. Le directeur général a salué cette performance tout en appelant à un dernier effort pour finaliser les travaux dans les plus brefs délais. « Nous avons donné des instructions fermes afin que les travaux s’achèvent très rapidement », a-t-il déclaré. Le projet de Niangoloko, financé également par la coopération allemande à travers la KfW pour un montant de plus de 7 milliards de francs CFA, comprend le raccordement de 11 forages d’un débit cumulé de 210 m³/h, la réalisation d’un réseau de distribution de près de 70 kilomètres, la construction d’un château d’eau de 1 000 m³ et d’une bâche de stockage de 500 m³ avec une station de pompage d’une capacité de 200 m3 /h, refoulant vers le château d’eau de 1000 m3. Des bornes-fontaines sont également prévues pour assurer une meilleure accessibilité à l’eau potable. Au-delà de l’impact immédiat, ce projet s’inscrit dans une vision à long terme. Conçu pour couvrir les besoins en eau de la population sur un horizon de 15 ans, soit jusqu’en 2040, il traduit une volonté d’anticipation face à la croissance démographique et aux défis liés à l’insuffisance de la ressource en eau. « Nous sommes dans une logique d’anticipation, afin d’éviter les problèmes liés à l’insuffisance de l’eau », a souligné le directeur général. Il a exprimé son optimisme quant à la mise en service prochaine des ouvrages, estimant qu’elle pourrait intervenir dans un délai d’un mois. À travers cette tournée, l’ONEA réaffirme son engagement à garantir un accès équitable et durable à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national. Les avancées enregistrées à Toussiana et à Niangoloko témoignent des efforts consentis pour améliorer les conditions de vie des populations et soutenir le développement local. En attendant la finalisation des travaux, les populations de ces localités nourrissent de grands espoirs. L’accès à l’eau potable, longtemps considéré comme un défi, pourrait bientôt devenir une réalité quotidienne, grâce à ces investissements structurants portés par les autorités et leurs partenaires techniques et financiers. Romuald Dofini |