
Secrétariat général de l’ONU : Le candidat Macky Sall déroule sa feuille de routeCandidat à la succession de Antonio Guterres à la tête du secrétariat général de l’ONU, l’ex président du Sénégal Macky Sall a passé son grand oral mercredi 22 avril 2026, devant les pays membres de l’Assemblée générale de l’organisation. L’ancien président du Sénégal a fait part de sa stratégie pour donner un nouveau souffle à cette organisation. « Si j’ai l’honneur de servir comme secrétaire général, ma première priorité sera de contribuer à restaurer la confiance, apaiser les tensions, réduire les fractures et redonner espoir dans notre action collective », a déclaré Sall lors de son allocution inaugurale. « La confiance est bâtie grâce à la cohérence, à la justice et à l’équité », a-t-il assuré. Il a affirmé pouvoir compter sur son expérience de 40 ans de responsabilité publique, l’ayant conduit de fonctionnaire junior à président de la république en passant par président de l’assemblée nationale et premier ministre, pour instaurer le dialogue, l’écoute et la consultation avec tous les membres pour que l’organisation puisse à nouveau se mettre au service de tout le monde. « Il faut que l’inclusion soit une réalité, que l’équité soit une réalité », a-t-il insisté, estimant que ceci doit passer par une mobilisation de tous les États membres pour y arriver. « Ce que je souhaite apporter à l’organisation, c’est une tradition d’échange de plusieurs années avec la plupart des dirigeants ici représentés par vous, les dirigeants en Afrique, au G20 et dans d’autres cadres bilatéraux et multilatéraux », a-t-il brandi, se voulant un secrétaire général « bâtisseur de pont entre les nations, entre les cultures et les civilisations ». L’ancien président sénégalais s’est aussi engagé « avec les États membres » à une réflexion approfondie sur l’efficacité des opérations de maintien de la paix. « Je travaillerai également à maintenir les droits humains au cœur de l’agenda des Nations Unies. Nous le savons tous, les droits humains sont universels », a noté Sall, assurant que l’heure des décisions audacieuses était arrivée pour l’organisation. Portée par le Burundi, la candidature de Macky Sall au poste de SG de l’ONU n’a pas bénéficié du soutien de l’Union africaine qui n’a pas validé le projet d’adoption introduit en ce sens par le Burundi. Le Sénégal ne s’est pas prononcé sur cette candidature. Le président Sall est le dernier à passer devant l’assemblée générale dans le cadre des dialogues informels avec les candidats. La costaricienne Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de l’agence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), Michelle Bachelet, ancienne présidente de Chili et l’argentin Rafael Grossi directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont passés avant lui. Après cette étape, le conseil de sécurité va, au mois de juillet, examiner les candidatures à huis clos avant de formuler une recommandation à l’Assemblée générale. La nomination officielle du nouveau SG devrait ainsi intervenir à l’automne pour une prise de fonction à partir du 1er janvier 2027. Rama Diallo Lefaso.net Source : Agence Anadolu Vos réactions (17) |