
Encadrement juridique de la chefferie : Les chefs du canton de Toma mis à niveauLe mardi 7 avril 2026, le palais du chef de canton de Toma a servi de cadre pour une importante sensibilisation à l’endroit des chefs coutumiers et traditionnels du canton. Au cœur des échanges : la vulgarisation de la loi nᵒ 002-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle et celle nᵒ 003-2026/ALT du 14 janvier 2026 relative au Faso Bu-Kaoore. Initié par le chef de canton de Toma, Sa Majesté Emile Paré, la rencontre visait à mieux faire comprendre ces nouveaux instruments juridiques adoptés par les autorités nationales, en vue d’une application harmonieuse au sein des communautés. Dans son mot d’ouverture, le chef de canton a insisté sur l’importance de cette session d’information. « Des textes ont été élaborés, adoptés et promulgués. Il est important que nous vous expliquions ces nouvelles mesures afin que nous nous conformions à cela pour le bonheur de tous », a-t-il déclaré, invitant les participants à une écoute attentive pour une meilleure appropriation. Même son de cloche du côté du haut-commissaire de la province du Nayala, Honoré Frédéric Paré, qui a salué l’initiative et souligné le rôle stratégique des autorités coutumières et traditionnelles dans la consolidation de la paix sociale et du vivre-ensemble. Pour lui, cette rencontre constitue un cadre privilégié pour renforcer la culture juridique au sein des communautés et prévenir les conflits. Dans son exposé, il a d’abord établi une distinction claire entre chefs coutumiers et chefs traditionnels, permettant ainsi de lever certaines ambiguïtés souvent sources de confusion dans l’exercice de leurs fonctions. En outre, l’orateur a insisté sur le principe de la neutralité politique. Les chefs coutumiers et traditionnels sont tenus de s’abstenir de toute activité politique ou syndicale, sauf renonciation préalable à leur statut. L’orateur a par ailleurs insisté sur les relations entre le Faso Bu-Kaoore et les institutions de l’État, lesquelles doivent s’inscrire dans le strict respect des lois et règlements en vigueur, gage d’une collaboration efficace et d’un renforcement de l’État de droit. Au-delà des communications, cette journée s’est voulu un cadre d’échanges francs entre acteurs coutumiers et traditionnels, autour des défis liés à la mise en œuvre des nouvelles dispositions légales. Les participants ont été invités à partager leurs expériences et à proposer des pistes de solutions pour une meilleure gestion des conflits et la consolidation de la paix sociale. Dans cette dynamique, le message du Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a été délivré, rappelant l’importance de l’unité, de la responsabilité et du respect des textes. L’un des moments forts de la cérémonie a été la remise officielle des attributs des chefs traditionnels de son ressort, conformément aux nouvelles dispositions. Composés notamment du chapeau et de la canne, ces insignes symbolisent l’autorité, la légitimité et la responsabilité conférées aux détenteurs de ces fonctions. YIKZ Vos réactions (4) |