Autonomisation des femmes : Les hommes et femmes de médias outillés pour une meilleure promotion
jeudi 29 janvier 2026.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet régional pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), une formation de renforcement de capacités a été organisée au profit des hommes et femmes de médias, conformément à la composante 1.1 du projet dédiée à la Communication pour le changement social et comportemental (CCSC).
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’opérationnalisation de la stratégie nationale de communication pour le changement social et comportemental, élaborée afin d’accompagner efficacement les actions du projet SWEDD+. Conscients du rôle stratégique des médias dans la sensibilisation et la mobilisation des populations, les responsables du projet ont jugé nécessaire de renforcer les capacités des professionnels de l’information sur les thématiques clés du SWEDD+.
L’objectif général de cette formation était donc de doter les hommes et femmes de médias des compétences nécessaires pour produire et diffuser des contenus journalistiques de qualité en lien avec le projet SWEDD+. De façon spécifique, il s’est agi de fournir des informations précises sur le projet SWEDD+ ; d’approfondir les connaissances des participants sur ses différentes thématiques ; et de poser les bases d’une production médiatique cohérente et engagée en faveur de l’autonomisation des femmes.
Une vingtaine de journalistes ont pris part à cette formation
Au terme de ces deux jours de travaux, le bilan est jugé très satisfaisant par les organisateurs.
Selon Aminata Gigma, psychologue de formation et communicante en santé, point focal du projet SWEDD+ à la Direction de l’hygiène publique et de l’éducation pour la santé du ministère de la Santé, les attentes ont été largement comblées.
« Nous sommes satisfaits à plus d’un titre. La cible que nous attendions a répondu présente. Les radios, les télévisions et les personnes ressources identifiées ont effectivement participé et ont montré un réel engagement », a-t-elle déclaré.
Elle a également salué la qualité des travaux et des productions réalisées par les participants au cours de la formation, estimant qu’ils sont désormais mieux outillés pour accompagner les prochaines campagnes du projet, notamment la campagne Compugli-Korongo sur la scolarisation et le maintien des filles à l’école prévue en mars, ainsi qu’une seconde campagne sur l’entrepreneuriat féminin annoncée pour le troisième trimestre de l’année 2026.
L’objectif de la formation était de doter les hommes et femmes de médias des compétences nécessaires pour produire et diffuser des contenus journalistiques de qualité en lien avec le projet SWEDD+
Du côté des participants, la formation est perçue comme un renforcement utile et nécessaire. Pour le directeur de la radio Notre-Dame de Kaya, Alexis Ouédraogo, cette session a permis d’affiner les approches journalistiques.
« Même si les thématiques ne sont pas nouvelles pour nous, l’approche a fait la différence. Ces 48 heures nous rappellent que les médias ont un rôle important à jouer dans cette lutte, notamment contre les inégalités persistantes liées au genre », a-t-il souligné.
Il estime que cette formation ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement médiatique des thématiques du SWEDD+ au sein des organes de presse.
Après les séries de communications sur l’autonomisation de la femme, la planification familiale, le mariage forcé des enfants, l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, la scolarisation des filles et les violences basées sur le genre, les responsables du projet attendent un engagement durable des médias.
« Nous attendons qu’ils nous accompagnent pendant les campagnes en relayant une information juste et fiable. Mais surtout que cet engagement se poursuive après les campagnes, à travers des productions régulières qui renforceront la visibilité du projet et de ses thématiques », a conclu Aminata Gigma.