Burkina : Djénébou Banao entame son marathon culinaire pour un record mondial
mardi 2 décembre 2025.
La Maison du peuple de Ouagadougou a accueilli, le mardi 2 décembre 2025, le lancement officiel du marathon culinaire de la cheffe burkinabè Djénébou Banao, engagée dans une tentative de record Guinness. Du 2 au 14 décembre 2025, elle ambitionne de réaliser le plus long marathon culinaire du monde, avec plus de 1 000 plats préparés chaque jour au profit des personnes vulnérables et des structures d’action sociale.
Le président du comité d’organisation, Abdoulaye Ouédraogo, a salué l’ampleur de ce projet inédit et la mobilisation autour de la jeune cheffe. S’adressant aux autorités gouvernementales, coutumières, religieuses, aux partenaires et aux nombreux Burkinabè présents, il a rappelé que ce marathon culinaire constitue plus qu’un simple exploit personnel : « Nous sommes tous mobilisés derrière notre compatriote Djénébou Banao pour inscrire le nom du Burkina Faso sur la scène gastronomique mondiale ».
Pour lui, l’engagement de la cuisinière symbolise la détermination de la jeunesse burkinabè, en droite ligne des valeurs prônées par le président du Faso. Il a appelé l’ensemble de la population, des partenaires et des sponsors à maintenir leur soutien jusqu’au 14 décembre, date prévue de la fin du marathon.
Abdoulaye Ouédraogo, président du comité d’organisation, appelle à la mobilisation nationale pour soutenir ce défi historique
Face à un public venu massivement l’encourager, Djénébou Banao a livré un témoignage empreint de patriotisme et de courage.
Elle affirme vouloir démontrer que « la femme burkinabè peut être une héroïne » et prouver la résilience des Burkinabè à travers ce marathon où elle ne disposera que de cinq minutes de repos par heure.
Interrogée sur la faisabilité de préparer plus de 1 000 plats par jour, elle n’a montré aucun doute : « Oui, c’est possible. Je suis très confiante ».
« Les 12 jours, c’est ce qui est officiel. Mais je compte même aller au-delà », Djénébou Banao
Elle a notamment rappelé que le soutien populaire demeure sa principale force : « Les chances que je mets à mes côtés, c’est le peuple burkinabè ».
Consciente du caractère « colossal » des charges financières et logistiques, elle a lancé un appel pressant aux sponsors et bonnes volontés afin d’assurer le bon déroulement du challenge. Malgré la concurrence d’une autre candidate déjà engagée au Bénin, Djénébou Banao a assuré vouloir aller « au-delà » de son objectif initial.
La marraine de l’événement, Mariam Doumbia, a exprimé une joie immense d’associer son image à ce défi historique : « C’est notre étalon du Burkina. Je me sens honorée d’être à ses côtés ».
Mariam Doumbia a exprimé sa fierté de pouvoir accompagner la cheffe
Elle a invité les Burkinabè à faire preuve de solidarité, soulignant que l’initiative profite directement au pays. Elle a annoncé avoir remis une contribution d’un million de francs CFA pour accompagner la cheffe dans la réalisation de ce marathon culinaire dont les plats seront entièrement redistribués aux personnes démunies et aux structures sociales.
Elle a également adressé un mot spécial aux médias, dont elle a salué le rôle déterminant dans la visibilité du projet.
Un appel à la mobilisation continue
Présent à la cérémonie, le "père spirituel" de la cheffe, Ismaël Bolaly, a exhorté les Burkinabè à rester massivement présents durant les 12 jours de cuisson : « Elle aura besoin de voir toujours des gens pour ne pas dormir. La foule, c’est ce qui va la galvaniser ».
Ismaël Bolaly encourage le public à rester mobilisé tout au long des douze jours pour galvaniser la cheffe
Convaincu que la challenger ira au-delà des 12 jours officiels, il a encouragé le public à se mobiliser « matin, midi, soir » pour soutenir la candidate jusqu’au bout.
Hommes, femmes et jeunes s’unissent pour accompagner Djénébou Banao dans son défi historique et montrer l’unité du peuple burkinabè
En se lançant dans ce marathon culinaire historique, Djénébou Banao ne poursuit pas seulement un record, mais porte l’espoir et la fierté d’un pays tout entier. Soutenue par une mobilisation exceptionnelle, elle entame douze jours d’effort qui célèbrent la résilience burkinabè et l’engagement citoyen. Le défi est immense, mais la détermination de la cheffe et l’unité du peuple laissent entrevoir une victoire qui serait, avant tout, celle du Burkina Faso.