
Centre médical communal de Belle-Ville : Face au retard des travaux, l’autorité met en garde l’entreprise de constructionL’initiative présidentielle pour la santé, qui prévoit la construction de 25 centres médicaux communaux à travers le pays, marque une volonté du chef de l’État de renforcer le système sanitaire. Mais à Belle-Ville, dans la ville de Bobo-Dioulasso, le retard dans l’exécution des travaux inquiète et la coordination nationale de l’initiative présidentielle pour la santé hausse le ton. Lancée en 2025, l’initiative présidentielle pour la santé prévoit entre autres la création de cinq services d’anesthésie-réanimation, la mise en place d’un institut du cœur, la disponibilité du diagnostic moléculaire du cancer du sein et la construction de 25 centres médicaux communaux (CMC) à travers le pays. « Aujourd’hui, pour une simple appendicite ou une césarienne, il faut faire des kilomètres. Ces déplacements sont risqués, coûteux. C’est pour résoudre cela que le président Ibrahim a initié ce vaste programme », rappelle Drissa Traoré. « C’est un chantier de patriotisme » Selon le coordonnateur national, l’entreprise chargée des travaux peine à convaincre. « Ce chantier, c’est un chantier de patriotisme… À la fin du délai qui leur a été accordé, nous, nous ne viendrons pas pour constater l’état d’avancement des travaux, mais pour réceptionner nos infrastructures au bonheur de la population. Qu’ils se débrouillent, qu’ils trouvent un planning pour rattraper ce retard. Il faut que les gens comprennent l’enjeu du projet. », a laissé entendre le coordonnateur national de l’initiative présidentielle pour la santé. 25 chantiers lancés à travers le pays Malgré les retards enregistrés sur certains sites, le programme garde le cap et, selon Drissa Traoré, les 25 centres sont désormais tous en construction, avec des niveaux d’avancement variables. Pour Drissa Traoré, l’enjeu est grand et il a d’ores et déjà salué l’engagement « patriotique » de certaines entreprises sur le terrain. HFB |