
Burkina/8 mars 2025 : « Faisons de la promotion des droits humains une réalité tangible pour toutes les femmes », ambitionnent les femmes de l’Inter syndicaleÀ travers cette déclaration parvenue ce samedi 8 mars 2025 à Lefaso.net, les femmes de l’Inter syndicale aspirent à faire de la promotion des droits humains, une réalité tangible pour toutes les femmes, et en particulier celles qui souffrent en silence. L’intégralité de la déclaration ci-sessous LES FEMMES DE L’INTER SYNDICALE : DECLARATION DU 08 MARS 2025 Le Burkina Faso à l’instar des autres pays du monde marque un arrêt en ce 08 mars pour rendre hommage aux femmes. Cette journée symbolise les nombreuses victoires engrangées par les femmes et aussi par les hommes pour l’égalité, la justice, la paix et le développement dans le monde. Elle offre l’opportunité aux femmes de faire un diagnostic de leur situation et de soumettre des revendications aux pouvoirs publics. C’est un moment pour les femmes, composante majoritaire de la population mondiale, de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru pour la reconnaissance de leurs droits humains fondamentaux. Cette année, le 08 mars se tient au plan international, dans un contexte où les conséquences des guerres font supporter aux peuples les pires conditions de vie. En Afrique les répercussions des conflits armés engendrent des situations effroyables. Les peuples subissent les pires affres d’une guerre imposée par les groupes terroristes et leurs maitres. Les victimes se comptent en milliers de morts, en millions de déplacés et en millions d’enfants déscolarisés. Depuis 2015, le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire sans précédent. Cette situation difficile vient accentuer les violations des droits humains, notamment ceux des femmes et des jeunes se manifestant entre autres par des pertes en vies humaines, des déplacements massifs des populations (personnes déplacées internes), des dislocations des familles, des fermetures d’écoles et de services de santé, etc. ce qui accentue les inégalités des droits humains et met en branle la paix, la cohésion sociale, et la stabilité globale du pays. Les droits les plus élémentaires sont quotidiennement bafoués. Ces femmes subissent les pires formes de violences dans les zones occupées comme dans les camps de déplacés. Celles qui sont en zone non occupée font face à l’exacerbation de la crise avec la cherté de la vie, l’insuffisance d’accès aux services sociaux de bases (eau, santé, assainissement, éducation etc.) et pire aux pesanteurs sociales qui ne leur permettent pas de libérer leur potentiel pour contribuer aux luttes. Parlant de violences faites aux femmes, nous avons reçu une formation le 1er mars 2025 avec Maitre OUATTARA Anna du réseau international des femmes avocats (RIFAV) sur le thème : « droits humains, procédures nationales et internationales en matière de violences basées sur le genre. » Il nous revient en tant que organisations de faire un lobbying auprès de l’ETAT pour permettre d’appliquer les résolutions des tribunaux internationaux en interne afin de juger les cas de crimes et de sensibiliser les femmes tout comme les hommes. Après la formation, nous avons manifesté notre solidarité aux personnes déplacées internes du site de Nioko2 par un don composé d’une (01) tonne de riz, de vingt (20) cartons de savons et des vêtements. Il est important de relever que le nombre de Personnes Déplacées Internes (PDI) reste toujours élevé malgré la reconquête de certaines parties du territoire. Selon les statistiques du CONASUR et de l’UNHCR, on dénombre 2 062 534 PDI avec une hausse de 3,17% au 31 mars 2023. 82% des PDI sont des femmes et enfants (24% de femmes et 58% d’enfants). En dépit d’importants efforts fournis par le gouvernement, de fortes préoccupations demeurent. C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits de la femme, les organisations suscitées se proposent de réfléchir sur le thème : Cette thématique doit nous permettre de renforcer notre capacité en droits humains et aussi de dégager des perspectives d’actions communes pour soutenir les personnes déplacées internes en vue contribuer à l’avènement d’une paix durable. Faisons de la promotion des droits humains une réalité tangible pour toutes les femmes, en particulier celles qui souffrent en silence. Que ce 08 mars soit un appel à l’action pour un Burkina Faso ou les droits des femmes sont pleinement respectés et protégés même en temps de crise. Mobilisons-nous donc pour faire de cette journée, une journée de réflexions et d’actions. Vive le 08 mars ; Ouagadougou, le 08 mars 2025 La présidente du comité d’organisation Adèle G. ZERBO/ZONGO |