Burkina/Forces armées nationales : Une cohorte de 822 nouveaux soldats renforce les effectifs
dimanche 9 mars 2025.
La deuxième vague du contingent exceptionnel 2024 des militaires formés au Centre régional d’instruction (CRI) de la 5ᵉ région militaire a été présentée au drapeau le vendredi 7 mars 2025, à Dédougou. La cérémonie s’est déroulée au camp Nazi-Boni, en présence des premières autorités militaires et administratives de la région de la Boucle du Mouhoun.
Le soldat de deuxième classe Soumaïla Bationo et 821 autres militaires de la deuxième vague du contingent exceptionnel 2024 formés au métier des armes au Centre régional d’instruction (CRI) de la 5ᵉ région militaire, basé à Dédougou, sont aptes à défendre l’intégrité territoriale du Burkina Faso. La cohorte a été présentée au drapeau national au cours d’une cérémonie organisée au sein de la garnison du 51e Régiment d’infanterie commando (51e RIC) de Dédougou, tôt dans la matinée du vendredi 7 mars 2025.
Le soldat de deuxième classe Soumaïla Bationo s’est dit apte à défendre son pays.
Ces nouveaux soldats qui viennent d’intégrer les rangs des Forces armées nationales sont tous issus des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la région de la Boucle du Mouhoun. Ils auront passé environ deux mois de formation (du 4 janvier au 7 mars 2025) au CRI de la 5ᵉ région militaire. Ils se sont vu alors dispenser, entre autres, des modules relatifs au civisme, à l’éducation physique militaire et sportive, à la topographie, au sauvetage au combat ainsi qu’aux engins explosifs improvisés.
Des jeunes militaires en pleine démonstration de combat.
Selon le commandant du centre, le lieutenant Denis Ado Ganemtoré, la formation a permis aux jeunes soldats d’acquérir « un complément de savoir et savoir-être militaire conforme aux objectifs de la formation du soldat. » À l’en croire, ces anciens VDP étaient déjà opérationnels sur le terrain et « cette formation n’a fait que renforcer davantage leurs capacités d’adaptation et leur maîtrise militaire à travers des valeurs », d’où leur présentation au drapeau ; « symbole de ralliement et de l’unité des forces armées nationales. »
Le lieutenant Denis Ado Ganemtoré, commandant du CRI de la 5e région militaire.
La formation, précise le commandant, s’est déroulée en trois phases, à savoir l’adaptation qui a consisté en la formation militaire générale. La deuxième phase a été celle de l’aguerrissement, marquée par la formation aux missions opérationnelles. La troisième a permis la consolidation des acquis à travers l’entraînement militaire physique et sportif.
Le port des épaulettes a marqué l’intégration définitive dans les rangs des forces armées nationales.
Toute chose qui a permis aux nouveaux soldats de s’estimer aptes à être déployés sur n’importe quel front pour défendre le Burkina Faso. « Moralement et physiquement, nous sommes prêts à aller sur le terrain pour défendre les valeurs de notre patrie », a déclaré le porte-parole de la deuxième vague de contingent exceptionnel 2024, Soumaïla Bationo.
À noter que la cérémonie s’est refermée sur des notes de défilé, de démonstrations de techniques d’auto-défense et de combat, témoignant des aptitudes acquises par les soldats à l’occasion de leur passage au CRI de la 5ᵉ région militaire.
Yacouba Sama
Lefaso.net
Vos réactions (1)
par Samuel, 10 mars 2025 06:38
Nous saluons avec la plus grande ferveur le renforcement constant et continu des capacités de défense de notre pays. Dans un monde où les loups guettent de partout, où les plus gros mangent les plus petits, comme on le voit chaque jour que Dieu fait, nous n’avons d’autre choix que de bâtir une armée puissante non seulement en effectifs, mais aussi dotée des équipements les plus modernes qui obligeront tout agresseur potentiel à réfléchir à deux fois avant de tenter cette aventure périlleuse. Les pays de l’AES renferment des richesses incommensurables qui suscitent la convoitise de toutes sortes de prédateurs internationaux prêts à nous asservir pour extorquer nos biens comme cela a été le cas pendant plus de 5 siècles. Nous ne devons plus leur faciliter la tâche par naïveté et insouciance.
Qui veut la paix prépare la guerre, d’autant plus que la paix véritable n’a jamais existé nulle part. La paix est toujours relative.
Afin de justifier sa présence sur notre sol en arguant de notre incapacité à nous défende par nous-mêmes, la France a toujours tout fait pour maintenir nos armées dans le dénuement technologique, en faire des hommes en armes et non de véritables armées modernes dotées des équipements nécessaires à la défense de leur pays. En cas de conflits comme on l’a vu en Centrafrique ou en Côte d’Ivoire et maintenant avec les pays de l’AES, la France organise régulièrement des embargos sur les armes en intervenant à l’ONU et auprès des gouvernements fournisseurs, pour que l’armement dont nous avons besoin, même déjà acheté, ne nous soit pas délivré. Ce qui renforce indirectement nos ennemis terroristes ou ’’rebelles’’. Nous devons mettre fin à cette situation en renforçant notre autonomie technologique.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’acheter notre armement auprès de puissances étrangères et perpétuer notre dépendance envers elles. Nous devons désormais bâtir une industrie de l’armement puissante, former des scientifiques et des ingénieurs de l’armement en grande quantité et nous doter du savoir-faire nécessaire pour produire nous-mêmes et sur notre propre sol les moyens de notre défense. S’il est possible pour des terroristes semi-analphabetes de fabriquer des explosifs artisanaux, pourquoi ne serait-ce pas possible pour un État organisé ?
Nous ne sommes pas moins doués en sciences et en techniques que les autres peuples du monde. Il est de nombreux domaines dans lesquels nous pouvons parfaitement initier un processus d’autonomisation progressive de nos armées en matière technologique. De nos jours, cela est rendu possible par la relative ’’démocratisation’’ des savoirs scientifiques et technologiques qui ne sont plus concentrés ou monopolisés par quelques États à l’échelle mondiale. Même dans des domaines apparemment aussi sophistiqués que la technologie des drones, on voit de nombreuses réalisation civiles dans nos pays qui peuvent faire l’objet de transformation pour des objectifs militaires. En cybersécurité, en guerre informationnelle, en informatique et en communication militaires, il est relativement aisé de former des talents et même de fabriquer le matériel.
De même que nous sommes engagés dans une politique de transformation de nos matieres premières et de nos produits agricoles sur notre propre sol, nous devons l’être sur le plan de l’autonomisation technologique progressive en armement et dans divers autres domaines. Nous autres Burkinabès, nous sommes caractérisés par une stabilité émotionnelle, un esprit d’entrepreneuriat, une résilience et une intégrité qui permettent tous les espoirs.